à la Une

CHARTE des VigilantEs

Egalité, Emancipation, Laïcité 

 

Les droits et libertés des êtres humains, à fortiori des femmes, ne sont garantis que par des systèmes démocratiques.

Notre République laïque est certes imparfaite, mais elle est indéniablement porteuse de valeurs d’égalité et d’émancipation,  quand elle organise la séparation des affaires religieuses et citoyennes.

Les  religions, en cimentant le patriarcat, justifient la domination masculine et la répression des minorités sexuelles.  Elles ont évolué différemment à travers les siècles, mais, avec plus ou moins de détermination et de succès, elles induisent une soumission des femmes, leur instrumentalisation et plus encore,  le contrôle de leurs corps.

Il est impératif pour la démocratie, que les religions ne s’immiscent pas dans les affaires politiques et sociales de notre République, à fortiori sous leur forme radicale. Tous les intégrismes religieux sont des obscurantismes dangereux pour les femmes et la démocratie.

Les petites et grandes lâchetés, le clientélisme et les calculs électoralistes, le manque de courage et de rigueur intellectuelle n’ont fait que renforcer la montée de l’islamisme et de l’extrême droite.

Les crises économiques et environnementales ont engendré une crise des valeurs, instrumentalisée par des mouvements politico-religieux qui répondent qu’ils sont la solution. Ces mouvements idéologiques engendrent  des propagandes fondamentalistes qui font le lit du terrorisme partout dans le monde.

Qui peut encore minimiser les attaques du radicalisme religieux ?

Lorsqu’elles émanent des religions chrétiennes et juives, elles sont dénoncées et combattues par l’ensemble des forces démocratiques, de manière quasi unanime.

Lorsqu’elles émanent de courants musulmans, il se trouve des groupes, des politiques, pour les justifier au prétexte que l’Islam serait « la religion des opprimés de la colonisation ». Le salafisme s’est implanté depuis plus de vingt ans en France. Quiétiste ou pas, cet obscurantisme est dangereux pour les femmes et la démocratie.

L’affaire du Salon musulman de Pontoise, censé mettre « la femme musulmane à l’honneur »,  nous a aidé-es à mesurer la gravité de la situation. Une réunion publique où des prédicateurs, connus pour défendre le statut inférieur des femmes et appeler au viol conjugal, peuvent en toute impunité, tenir des discours moyenâgeux quant au rôle de la femme, n’est pas acceptable sur le territoire de la République. Les coups et menaces de viol et de mort proférés à l’encontre des FEMEN venues exprimer leur colère, révèlent le climat d’une extrême violence de ce type de réunion.

Après les attentats de Charlie Hebdo, de Tunisie, de Paris, Beyrouth, Tel Aviv, Bamako, Bruxelles, Ouagadougou et partout dans le monde, nous ne tolèrerons plus la moindre complaisance.

Nous, féministes laïques et nos alliés, décidons de nous organiser et de créer un réseau pour résister à la montée des intégrismes religieux obscurantistes et misogynes, d’où qu’ils viennent.

Nous refusons la domination masculine, les discriminations et violences de genre de toute nature, l’effacement, l’enfermement des femmes sous une tutelle. Nous revendiquons un féminisme universel et solidaire.

Nous réagirons et mobiliserons à chaque fois et tant que cela sera nécessaire.

Les fondatrices : Christine Le Doaré, Agnès Setton, Arlette Zilberg et toutEs les autres

Porte-parole :

Christine Le Doaré : christine.ledoare@sfr.fr

Arlette Zilberg : arlette20@orange.fr

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Voile islamique, la banalisation du sexisme n’a pas sa place à l’Assemblée Nationale

Le départ des député.es Philippe Dumont, Marianne Dubois, Frédéric Reiss et Christine Lang de l’audition de Maryam Pougetoux à l’Assemblée Nationale n’est pas tant affaire de laïcité que de sexisme et donc de féminisme. 

Rappelons tout d’abord que le voile islamique n’est pas interdit en France, si ce n’est aux femmes dans l’exercice d’une mission de service public et aux filles dans les établissements scolaires. Rappelons également que Myriam Pougetoux ne porte pas un simple foulard mais l’uniforme préconisé par un islam fondamentaliste. Rappelons enfin que Myriam Pougetoux n’est pas une femme ordinaire, mais la vice-présidente du syndicat UNEF et que sa fonction exige qu’elle soit au service des intérêts des étudiants et non d’une doctrine politique. 

Certains répètent à l’envie que sa tenue n’a pas d’importante, et que c’est son choix. C’est faux. C’est important, il ne s’agit pas d’une tenue comme une autre, les femmes sont incitées à porter cet uniforme qui est le marqueur de progression de l’islam politique. La preuve en est que les femmes qui refusent de revêtir cet uniforme en Iran, Arabie Saoudite et ailleurs risquent leur vie.   Cet uniforme signifie que les femmes seraient par nature impudiques et devraient se soustraire aux regards des hommes incapables d’être civilisés. Ni les féministes ni les progressistes ne doivent accepter une telle supercherie. C’est faux. Ce n’est pas un choix. C’est le fondamentalisme qui le leur impose. L’islam politique affirme à travers elles que la loi de dieu est supérieure à celle de la République. Le fondamentalisme islamique les instrumentalise pour instaurer un séparatisme visuel dans l’espace public. Et donc, porter ces tenues n’est pas une liberté mais un acte de soumission à l’islam politique et de prosélytisme.

Les féministes et les progressistes se défient du fondamentalisme religieux. Dans les années 70 elles et ils luttaient contre le catholicisme qui enfermaient les femmes comme les hommes dans des rôles de genre sexistes,  interdisaient aux femmes de disposer de leur corps librement dans la sexualité et la reproduction. L’islam comme toutes les religions est contestable quand il enferme les femmes dans des stéréotypes sexistes. 

En outre, il est temps de comprendre que l’emprise de l’islam politique est redoutable, il suffit de lire des ouvrages comme « Les territoires conquis de l’islamisme » sous la direction de Bernard Rougier pour s’en convaincre. L’islam politique infiltre tous les relais sociaux et politiques de la société, ses adeptes exercent rapidement des responsabilités et détournent à leur profit des outils de représentation et d’action politique. Quasiment toute la gauche, mais pas seulement, est touchée. Dans cette stratégie d’islamisation de la société, les femmes aussi tiennent un rôle actif, et pas seulement parce que le voile est le drapeau des islamistes. Les femmes qui se voilent et qui exercent des responsabilités dans les associations, syndicats et partis politiques infiltrés par les islamistes savent pertinemment en quoi consiste leur mission. Le prêcheur salafiste Nader Abou Anas n’a t’il pas clairement explicité la fonction du voile  : » Notre da’wa (prosélytisme et recrutement) est dans notre hijab. Pas besoin de parler. Le hijab le fait pour nous «. 

Gisèle Halimi disait en 1989 : » Le foulard  islamique est un signe religieux, un signe politique, un signe de mépris qui porte atteinte à la dignité de la femme et remet en question les lois et principes de la République. C’est un véritable drapeau. »

L’UNEF fut un syndicat laïque, universaliste et de gauche, il est désormais un syndicat revendiqué islamo-gauchiste, intersectionnel et indigéniste. Il est coutumier des coups médiatiques comme celui de l’audition de Myriam Pougetoux à l’Assemblée Nationale. Il a contribué à l’interdiction de la pièce Les Suppliantes à la Sorbonne. Il a cautionné le hijab Day à Sciences Po où sous couvert de diversité, les étudiantes sont incitées à essayer des hijabs et autres tenues islamiques, dans le but de banaliser ces accessoires politiques : « Ce n’est pas pas du prosélytisme, il s’agit de désacraliser le voile » Laura trésorière de l’UNEF et étudiante en 2è année. Myriam Pougetoux a déjà fait parler d’elle en 2018, elle continue. Il s’agit bel et bien d’un acte délibéré, d’une stratégie : elle cherche à se victimiser pour obtenir un soutien et banaliser ce drapeau islamiste. 

La meilleure attitude aurait probablement été pour des député.es de demander à la jeune femme de revenir dans une tenue plus neutre, et seulement en cas de refus, de quitter la salle d’audience. Mais dans tous les cas, si une militante s’autorise à une provocation prosélyte à l’Assemblée, les député.es sont aussi en droit de signifier leur désapprobation et rien dans le règlement ne les contraint non plus à poursuivre l’entretien. 

La République française est engagée pour l’égalité femmes-hommes, elle ne peut donc cautionner l’infériorisation ni l’effacement des femmes sous des tenues religieuses sexistes, ni la division de la société en communautés séparées. Les appartenances religieuses n’ont pas à être portées en étendard, et sûrement pas au sein de nos institutions politiques.

Aucune femme ne choisit de s’émanciper en se soumettant aux injections religieuses ni politiques d’où qu’elles viennent et sûrement pas des intégristes. Toutes les féministes universalistes, tous les progressistes le savent et le diront encore et encore et tant qu’il le faudra. Nous ne sommes pas dupes des manoeuvres de l’islam politique et nous résistons. Nous résisterons toujours. 

Les VigilantEs 

Alice Coffin n’est pas une VigilantE

Alice Coffin coche toutes les cases que les VigilantEs combattent : multiculturalisme à l’anglo-saxonne, communautarisme, essentialisme, intersectionnalité, indigénisme et racialisme.

– Case modèle contestataire US et théories controversées de certaines universités américaines :

En 2017 : elle obtient une bourse Fulbright, pour lui permettre de s’imprégner des théories américaines en vogue notamment celles concernant les questions LGBT et féministes. C’est ce qu’on appelle le «Soft Power» US, dont a d’ailleurs bénéficié Rokhaya Diallo. Lesbienne et journaliste militante, elle a travaillé sur l’impact négatif de la neutralité des médias envers les minorités. 

– Case « féminisme islamique « :

       En 2017 : elle signe une pétition de soutien à l’association Lallab aux côtés de toute la mouvance gauchiste et islamo-gauchiste de l’époque. Lallab, une association qui milite pour le port du voile, symbole on ne peut plus essentialiste et misogyne.

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=1071

https://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/stop-au-cyberharcelement-islamophobe-contre-l-association-lallab_1591443

– Case racialisme : 

       En 2017 : elle signe une pétition de soutien à Rokhaya Diallo lorsque celle-ci fut évincée du Conseil National du Numérique : en cause notamment, ses positions publiques dans lesquelles elle accuse la France de « racisme d’état ».

– Case indigénisme : 

      En 2020 : elle participe à la Marche pour Adama Traoré organisée à Beaumont-sur-Oise par les écologistes et le Comité Adama.

   – Case exotisme théoratie islamique, sexiste et homophobe

En 2019 : l’AJL créée par Alice Coffin and co a nominé aux Outs d’Or 2019 (qui récompense les médias qui donnent de la visibilité aux LGBT), AJ+ média appartenant au Qatar.  

Si Alice Coffin et autres prétendues féministes n’ont évidement pas complètement tort sur toute la ligne, confère l’article de Christine Le Doaré ci-dessous, les cases cochées et le type d’activisme, sont pour les féministes universalistes et laïques que nous sommes, rédhibitoires. 

« Rififi à Paris, Alice Coffin, EELV et féminisme »

https://christineld75.wordpress.com/2020/07/26/rififi-a-paris-alice-coffin-eelv-et-feminisme/

Les VigilantEs

Le féminisme a t’il perdu la tête? #8mars2020

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Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, mobilise les féministes avec des évènements et communications de toutes sortes. Nous, les VigilantEs, sommes perplexes devant la tournure prise par cette journée de solidarité mondiale pour les droits et libertés des femmes.

Oubliée l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah détenue en Iran ?

Oubliée la Pakistanaise Asia Bibi qui souhaite obtenir l’asile en France ?

Oubliée Nûdem Durak, la chanteuse kurde, emprisonnée dans les geôles d’Erdogan ?

Oubliées les femmes kurdes qui, les armes à la main, défendent les droits des femmes contre Daesch et la Turquie ?

Oubliés les affronts de Trump, Bolsonaro, … contre les femmes ?

Oubliée la dépénalisation des violences conjugales en Russie ?

Les saoudiennes, iraniennes et leur mouvement #WhiteWednesday et toutes les femmes en lutte contre un patriarcat politique et religieux, attendront.

Loin de cette solidarité internationale que nous VigilantEs réaffirmons régulièrement, le mouvement féministe mainstream semble bien avoir perdu sa boussole en cette journée mondiale.

D’un côté, ce qui reste du mouvement féministe matérialiste et universaliste se confond avec le mouvement social « anti-Macron » :

Une page Facebook (https://www.facebook.com/OnArreteToutes/) avec le hastag #OnArrêteToutes mobilise depuis mai 2019 pour une grève des femmes en France, le 8 mars 2020. Mais depuis novembre 2019, la page se consacre essentiellement à la mobilisation contre la réforme des retraites en appelant à « la grève générale », aux manifestations, à contribuer à la cagnotte de la CGT, à reproduire les chorégraphies d’Attac, à lire les tracts de Philippe Martinez de la CGT… Si bien qu’en consultant la page on ne sait plus s’il s’agit d’une page féministe préparant à une grève spécifique des femmes pour le 8 mars ou de la page du groupe femmes de la CGT.

La page Facebook #OnArrêteToutes a donné naissance à un regroupement dénommé les « Grandes Gagnantes » constituée de : la CGT, Attac, le CNDF, CQFD lesbiennes féministes, les Effrontées, Osez le féminisme, l’UNEF, la Marche Mondiale des Femmes, le collectif féministe Ruptures… qui reprenant visuels et mots d’ordre, appelle à la grève des femmes le 8 mars.

Des groupes féministes tels que la Marche Mondiale, le CNDF ou OLF se sont donc associés à l’UNEF (pro-voile et pro-prostitution), aux Effrontées (pro-voile et pro-prostitution) et à la CGT, pour revendiquer une convergence des luttes qui gomme toutes leurs divergences, la fin justifiant probablement les moyens. L’intersectionnalité des luttes a servi dans l’histoire à affaiblir les luttes des femmes au profit d’autres causes jugées prioritaires. Une fois de plus, les revendications propres aux femmes sont reléguées au second plan, en vue de servir d’autres desseins. A la lecture du tract, il apparaît clairement que l’objectif prioritaire est de dénoncer l’exploitation capitaliste et de s’allier au mouvement social anti-Macron contre la réforme des retraites : « En lutte, en grève, en manifestation depuis le 5 décembre pour exiger le retrait de la réforme des retraites ». Ne pas s’étonner si le 8 mars, déguisé.es en « Rosie la Riveteuse », au lieu de l’hymne des femmes c’est « A cause de Macron… » qui est entonné et si à la fin, guidées par des députées de la France Insoumise et une certaine sénatrice Verte peu coordonnée, elles brûlent l’effigie d’Emmanuel Macron et se lâchent à coups de violences symboliques. Une nouvelle tendance est née, le féminisme populiste.

Et aux extrêmes, avec les « Féministes révolutionnaires » c’est encore pire. Parce qu’au moins « Les Grandes gagnantes » ne franchissent pas certaines limites. Les « Féministes révolutionnaires » quant à elles, influencées par les Social Justice Warriors, sont dans une confusion absolue et pratiquent allègrement un racialisme décomplexé (« tu es noire » ; « l’oppression hétéro-patriarcale blanche ») ; banalisent les violences prostitutionnelles (« tu es travailleuse du sexe ») ; donnent dans le relativisme culturel et l’indigénisme (« nous revendiquons le port du voile et la lutte contre l’islamophobie d’état ») ; affichent un sectarisme de genre « sans hommes cis-genres »…

Pourtant, les français.es exigeant le retrait de la réforme des retraites sont minoritaires en France. Le ratio population active/retraitée est de plus en plus défavorable ; le système par répartition doit être sauvé ; les régimes complémentaires ARCCO/AGIRC par répartition et par points ont déjà fait la démonstration de leur efficacité ; la réforme n’est pas défavorable aux femmes,  le gouvernement a dernièrement corrigé sa copie sur les droits familiaux et conjugaux de la retraite, en améliorant les points qui auraient pu pénaliser certaines femmes : https://www.lefigaro.fr/social/retraites-le-gouvernement-revoit-sa-copie-sur-les-droits-familiaux-et-conjugaux-20200214   

Aussi vouloir amender et améliorer la réforme dans l’intérêt de toutes et tous plutôt que d’exiger son retrait  est donc un choix parfaitement légitime.  Les féministes qui ne sont convaincues ni par les arguments et encore moins par les méthodes de la CGT et des Gilets Jaunes, mais qui jugent plus opportun de négocier et amender le projet de loi, sont exclues de facto de cette mobilisation proposée par le mouvement mainstream pour le 8 mars. Il s’agit ni plus ni moins d’un détournement, d’une récupération politique du 8 mars JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES. Une fois de plus, d’autres agendas que féministes, divisent les femmes et les féministes.

 

De l’autre côté, des relativistes adeptes d’un pseudo « féminisme » essentialiste, racialiste, religieux et communautaire, nous serviront leurs couplets habituels sur la liberté de consentir à son oppression et sur l’impérieux besoin de décoloniser les savoirs, arts et cultures, enfin certains plus que d’autres. 

 

En conclusion, la solidarité internationale semble avoir disparu des préoccupations des groupes féministes mainstream les plus visibles.

Il est décidément de plus en plus difficile de s’inscrire dans ce féminisme. Un féminisme intersectionnel quand il n’est pas essentialiste et relativiste, un féminisme à géométrie variable, qui ne juge pas opportun de défendre ou seulement du bout des lèvres, Mila, une jeune lesbienne mineure harcelée, menacée de mort et déscolarisée pour avoir rejeté avec un langage un peu cru, un dragueur musulman sur Internet et lui avoir exprimé sa détestation des religions, la sienne comprise.  https://vigilantes2015.wordpress.com/2020/02/09/affaire-mila-revue-de-presse-feministe-et-laique/article blog VigilantEs

Un féminisme qui se tait quand à Telford et Roterham en Angleterre, des jeunes filles blanches de milieux sociaux défavorisés sont violées et prostituées par centaines par des gangs pakistanais ; ou quand 1 200 femmes sont agressées la nuit du nouvel an 2016 à Cologne, Hambourg et dans d’autres villes allemandes.

Les VigilantEs soutiennent les initiatives féministes universalistes et laïques organisées partout dans le monde,  dans l’intérêt de toutes les femmes.

Les VigilantEs

Affaire #MILA Revue de presse féministe et laïque

droit au blasphèmeCette triste affaire est révélatrice de notre époque. Elle mêle :

  • la violence des réseaux sociaux : phénomène de meute,  propension à la diffamation, à la menace, avec des conséquences dramatiques pour les personnes incriminées, 
  • le sexisme et la hargne de dragueurs harceleurs,
  • l’homophobie ou plus exactement dans ce cas, la lesbophobie, qui frappe toujours et plus durement encore les plus jeunes,
  • la dérive idéologique des associations LGBT et féministes,
  • le manque de connaissance et de compréhension des textes et des principes fondateurs de notre République laïque, même chez les plus hauts représentants de l’état, même dans l’appareil judiciaire.

Mila n’a que 16 ans, elle est lesbienne et elle a déclaré détester les religions, l’islam comme les autres, alors qu’elle rembarrait vertement sur Internet, un dragueur qui se trouve être musulman. C’en était trop, en quelques lignes, elle était devenue une cible à harceler, à menacer. Les informations sur sa vie privée et familiale ont été livrées en pâture ; elle et les siens sont menacés et vivent sous protection policière. Entre autres conséquences,  elle ne peut plus se rendre au lycée. Il faut lui trouver un autre établissement. Et ça se passe en France.

Des enquêtes menées auprès de ses anciens camarades de lycée révèlent qu’ils ne sont pas #Mila ; ils n’expriment aucune solidarité bien au contraire car selon eux, Mila l’aurait bien cherché. Voici qui nous renseigne sur la mentalité de nos jeunes qui grandissent dans le respect des religions et du communautarisme bien plus que dans le respect des filles et de l’orientation sexuelle. Rejeter une religion, serait impardonnable, en revanche, un lourdaud peut draguer et harceler une jeune lesbienne sur Internet, ce n’est pas bien grave. Il est musulman, elle rejette l’islam, c’est très grave ; elle, est menacée de mort, ce n’est pas un problème. Comment en est-on arrivé là ? Quelle éducation reçoivent ces jeunes de leurs parents ? Et les enseignants, ont-ils renoncé à expliquer la laïcité, à relativiser les croyances, à les positionner là où elles doivent être, c’est-à-dire dans la vie privée des croyants ?

Les associations LGBT si promptes à monter au créneau habituellement et à se faire entendre dans les médias sont aux abonnés absents ou presque. Des réactions seulement sur Twitter, de Stop homophobie et de SOS homophobie qui soutient Mila mais en affirmant que «  rien ne justifie non plus qu’on instrumentalise ce cyberharcèlement pour exprimer une haine raciale ». Un soutien sincère ne souffrait aucun mais, et confondre la critique d’une religion, qualifiée d' »islamophie » avec le racisme, est lamentable.
Ce n’est pas très étonnant, le mouvement LGBT est tombé dans le relativisme culturel depuis un moment, ses priorités vont aux spécificités et divisions communautaires, religieuses et racialistes, avant l’universalisme.

Quant aux associations féministes, mises à part les trois mêmes : Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes et Regards de Femmes, ou le Réseau des VigilantEs, elles se sont au mieux discrètement exprimées, au pire, tues avec acharnement. Tout juste, des réactions Twitter, du collectif féministe #NousToutes : «Rien ne justifie les violences. Point à la ligne. » Mais encore ?  Et de Osez le féminisme qui apporte son soutien à Mila, réaffirmant le «droit à critiquer les religions, patriarcales et misogynes», toutefois, l’association pointe surtout la responsabilité des plateformes comme Twitter dans les campagnes de haine en ligne. C’est un peu court. Quand elles ne sont pas relativistes et essentialistes, comme beaucoup de groupes issus des « nouveaux féminismes », les associations féministes craignent de compromettre leurs fragiles alliances avec des groupes qui n’ont de féministe que le nom, alors elles sélectionnent soigneusement leurs soutiens. Les associations universalistes seules défendent les droits de toutes les femmes et des minorités sexuelles, mais peu sont subventionnées pour ça.

Plus globalement, au plan politique, quand Mme Belloubet a déclaré que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de croyance », elle a fait la démonstration de l’immense confusion qui règne parmi les politiques sur les questions de laïcité et de la place du religieux dans une République laïque. Le droit au blasphème n’existe pas en droit français. Nicole Belloubet a fini par s’en souvenir et s’est en fin de compte rachetée, un peu tard, mais honorablement.

Au plan juridique, il faut retenir que le procureur de la République de Vienne a d’abord ouvert une enquête contre Mila pour provocation à la haine, qui sera classée sans suite, avant une seconde enquête contre les auteurs des menaces. Comme s’il pouvait y avoir une confusion entre injurier des religions et injurier des croyants. Les croyances sont critiquables et de toutes les manières possibles, même les plus outrancières et caricaturales, les croyants eux doivent être respectés. Il est tout de même inquiétant de constater que la loi Pleven de 1972 et ses déclinaisons pénales peuvent être si mal interprétées. La loi combat clairement l’incitation à la haine ou à la discrimination, l’injure et la diffamation, à raison de la religion, de l’origine ethnique, de l’orientation sexuelle, etc., des personnes. Elle n’a jamais protégé des dogmes mais bien des personnes. Et ça fait toute la différence car dans le cas inverse, elle empêcherait purement et simplement la liberté d’expression. Les juges l’ont bien compris et la jurisprudence est constante, la critique même outrancière des religions n’a jamais jusqu’ici été confondue avec l’injure faite aux croyants. Le procureur a finalement conclu que « « l’enquête a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion, sans volonté d’exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance ».

Soulagement, car s’il en avait été autrement, le délit de blasphème était ré-introduit en droit français.

C’est un risque contre lequel, il nous faut toujours rester vigilant.es.

Christine Le Doaré pour les VigilantEs

 

Cette affaire est éclairante sur l’état de notre République laïque affaiblie sous les coups de boutoir du religieux. Ce n’est pas pour rien si elle a fait couler tant d’encre. Un nombre important d’articles, d’émissions radio, de plateaux TV s’en est suivi. Des prises de position remarquables, immédiates, d’autres indignes, d’autres encore sont très tardives et des silences resteront à jamais mémorables.

Certains textes/articles, des tweets également sont excellents, aussi avons-nous voulu avec les VigilantEs établir une revue de presse et une liste de quelques tweets significatifs. Ce n’est bien sûr pas exhaustif et nous remercions à l’avance les auteurs de textes ou de tweets que nous aurions oublié de nous en excuser. Nous avons choisi de mettre en avant les nombreux textes qui rappellent sans ambiguïté que le délit de blasphème n’existe pas en France.

Les VigilantEs

 

Revue de presse chronologique 

  1. Prises de position claires contre le délit de blasphème.
  • 23/01

Charlie Hebdo

« Menacée de mort pour avoir critiqué l’Islam »

Par Laure Daussy

https://charliehebdo.fr/2020/01/actualite/menacee-de-mort-pour-avoir-critique-lislam/

  • 25/01

Le JDD

TRIBUNE. L’avocat Richard Malka : « L’affaire Mila ou le triomphe de la peur »

Par rédaction JDD

https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-lavocat-richard-malka-laffaire-mila-ou-le-triomphe-de-la-peur-3945509

  • 25/01

Comité Laïcité République

« POUR MILA, Pour le droit de critiquer toutes les religions » 

http://www.laicite-republique.org/pour-mila-pour-le-droit-de-critiquer-toutes-les-religions-clr-25-jan-20.html

  • 27/01

Revue des deux Mondes

« Mila, le délit de blasphème et la démission de la gauche »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/mila-le-delit-de-blaspheme-et-la-demission-de-la-gauche/

  • 27/01

L’OBS

« Affaire Mila : où sont les voix de gauche ? »

Par Dominique Nora

https://www.nouvelobs.com/edito/20200127.OBS24023/affaire-mila-ou-sont-les-voix-de-gauche.html

  • 28/01

Mezetulle Blog-revue

« It hurts my feelings » : l’affaire Mila et le nouveau délit de blasphème

Par Catherine Kintzler

https://www.mezetulle.fr/it-hurts-my-feelings-laffaire-mila-et-le-nouveau-delit-de-blaspheme/

  • 28/01

Le Point (via AFP)

« Critiques contre l’islam : Schiappa s’en prend au délégué général du CFCM »

https://www.lepoint.fr/societe/critiques-contre-l-islam-schiappa-s-en-prend-au-delegue-general-du-cfcm-28-01-2020-2359939_23.php

  • 29/01

France Culture

Affaire Mila : « Les propos de Nicole Belloubet sont irresponsables et fondés sur une ineptie juridique »

Interview de Richard Malka  par Stanislas Vasak et Eric Chaverou

https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/richard-malka-les-propos-de-nicole-belloubet-sont-irresponsables-et-fondes-sur-une-ineptie-juridique

  • 29/01

FigaroVox

Affaire Mila: « Non, Madame Belloubet, injurier l’islam n’est pas une atteinte à la liberté de conscience ! »

Interview de Richard Malka par Paul Sugy

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/richard-malka-non-madame-belloubet-injurier-l-islam-n-est-pas-une-atteinte-a-la-liberte-de-conscience-20200129

  • 30/01

Charlie Hebdo

« Affaire Mila : Faire peur pour faire taire »

Par Coco

https://charliehebdo.fr/2020/01/societe/laicite/affaire-mila-faire-peur-pour-faire-taire/

  • 30/01

Libération

Affaire Mila : «Il est bon que le parquet réaffirme une grande valeur constitutionnelle»

Par Julie Brafman

https://www.liberation.fr/france/2020/01/30/affaire-mila-il-est-bon-que-le-parquet-reaffirme-une-grande-valeur-constitutionnelle_1776235

  • 30/01/

LICRA

« La loi protège les individus, pas les dogmes »

Par Mario Stasi

https://www.licra.org/la-loi-protege-les-individus-pas-les-dogmes

  • 31/01

L’Express

Affaire Mila : « Nous paierons cher cette lâcheté »

Collectif – Par Elisabeth Badinter, Elisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Jean-Pierre Le Goff

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-mila-nous-paierons-cher-cette-lachete_2116892.html

  • 31/01

FigaroVox

« De l’affaire Mila à l’affaire d’État »

Par Benjamin Sire

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/de-l-affaire-mila-a-l-affaire-d-etat-20200131

  • 31/01

L’aurore – La République que nous voulons

« La liberté, mais… », disent-ils

Par Gilles Clavreul et Jean Glavany

https://www.laurorethinktank.fr/note/la-liberte-mais-disent-ils/

  • 01/02

Marianne

« Affaire Mila : je suis blasphème »

Par Caroline Fourest

https://www.marianne.net/debattons/editos/affaire-mila-je-suis-blaspheme

  • 01/02

Communiqué Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes, Regards de Femmes

« Affaire Mila, comment faire entendre notre voix de féministes universalistes et laïques ? « 

http://www.ldif.asso.fr/?theme=laicite&n=975

  • 02/02

Le Monde idées

« L’affaire Mila porte aussi un enjeu autour de la liberté d’expression et de création »

Par Michel Guerrin

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/31/l-affaire-mila-porte-aussi-un-enjeu-autour-de-la-liberte-d-expression-et-de-creation_6027866_3232.html

  • 03/02

Marianne

« Ni Mila ni Charlie : pour Ségolène Royal, la lâcheté plutôt que la laïcité »

Par Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/ni-mila-ni-charlie-pour-segolene-royal-la-lachete-plutot-que-la-laicite

  • 03/02

France Inter

« Ségolène Royal « n’est pas Mila » : qu’est-ce que cela veut dire ? »

Edito Thomas Legrand

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-03-fevrier-2020

  • 03/02

Revue des deux Mondes

« Le pénis est-il l’avenir du féminisme ? »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/le-penis-est-il-lavenir-du-feminisme/?fbclid=IwAR1YKwtxUfwxU3SFMgKACgW-b4dR-LGMLcBumffXgWMIeRDed3vVvOtTh7E

  • 04/02

Le Monde

« Les harceleurs de Mila mettent en cause la liberté d’expression, la laïcité et le droit à l’éducation »

Collectif

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/les-harceleurs-de-mila-mettent-en-cause-la-liberte-d-expression-la-laicite-et-le-droit-a-l-education_6028397_3232.html

  • 04/02

Le Point

« Affaire Mila : la gauche éteint les Lumières »

Par Brice Couturier

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/brice-couturier-affaire-mila-la-gauche-eteint-les-lumieres-04-02-2020-2361095_32.php

  • 04/02

Libération

« Mila, son droit au blasphème, tout ça, tout ça… « 

Par Luc Le Vaillant

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/03/mila-son-droit-au-blaspheme-tout-ca-tout-ca_1777008

  • 04/02

Le Monde

« Avec l’affaire Mila, un vent mauvais s’abat sur la liberté d’expression »

Par Gwénaële Calvès

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/gwenaele-calves-avec-l-affaire-mila-un-vent-mauvais-s-abat-sur-la-liberte-d-expression_6028318_3232.html

  • 05/02

Mezetulle Blog-revue

« L’affaire Mila et la réintroduction du délit de blasphème en droit français »

par J.-E. Schoettl

https://www.mezetulle.fr/laffaire-mila-et-la-reintroduction-du-delit-de-blaspheme-en-droit-francais-par-jes/

  • 05/02

Le Point

« Face à Mila, une conspiration de la lâcheté »

Par Zineb El Rhazoui

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/zineb-el-rhazoui-face-a-mila-une-conspiration-de-la-lachete-05-02-2020-2361378_1913.php

  • 06/02

Le Journal de Montréal

« Mila, la France et le blasphème »

Par Mathieu Block-Côté

https://www.journaldemontreal.com/2020/02/06/mila-la-france-et-le-blaspheme

  • 07/02

Libération

« Mila et le maelström »

Par Laurent Joffrin

https://www.liberation.fr/politiques/2020/02/07/mila-et-le-maelstrom_1777609

– 08/02

Charlie Hebdo

Richard Malka : « La justice a réaffirmé le droit absolu au blasphème »

Par Natacha Devanda

https://charliehebdo.fr/2020/02/politique/richard-malka-la-justice-a-reaffirme-le-droit-absolu-au-blaspheme/

– 08/02

Sud Ouest

Affaire Mila : Bernard Cazeneuve défend la liberté d’expression

Par Hervé Chassain

https://www.sudouest.fr/2020/02/08/affaire-mila-bernard-cazeneuve-defend-la-liberte-d-expression-7169826-710.php

– 10/02

Médiapart 

Je suis Mila 

2. Il y a aussi eu un nombre incalculable d’articles factuels dans la presse nationale et régionale. En voici une courte sélection :

  • 29/01

Le Monde

L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite »

Par Mattea Battaglia et Charlotte Herzog

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/29/affaire-mila-la-ministre-de-la-justice-accusee-de-vouloir-legitimer-le-blaspheme_6027715_3224.html

  • 30/01

Le Parisien

« Liberté d’expression, harcèlement… Cinq questions pour comprendre l’affaire Mila »

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-cinq-questions-pour-comprendre-la-polemique-30-01-2020-8248578.php

  • 01/02

FranceInfo

« Dix jours après ses critiques contre l’islam, la jeune Mila ne peut toujours pas retourner dans son lycée »

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/dix-jours-apres-ses-critiques-contre-l-islam-la-jeune-mila-ne-peut-toujours-pas-retourner-a-son-lycee_3808463.html

  • 07/02

Le Parisien

Affaire Mila : pour ses anciens camarades, «elle n’aurait jamais pu revenir au lycée»

Par Aurélie Sipos

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-pour-ses-anciens-camarades-elle-n-aurait-jamais-pu-revenir-au-lycee-07-02-2020-8255418.php

  • 09/02

Le Point

Affaire Mila : « Qu’elle ne compte pas sur nous ! »

Par Marion Cocquet

https://www.lepoint.fr/societe/affaire-mila-qu-elle-ne-compte-pas-sur-nous-08-02-2020-2361800_23.php

– 12/02

Le Monde 

Macron sur l’affaire Mila : « La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions »

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/12/affaire-mila-emmanuel-macron-reaffirme-le-droit-au-blaspheme_6029272_3224.html

 

2. Bien entendu, il y a aussi eu un nombre d’articles contre Mila et en réalité, pour le droit au blasphème.

Nous ne leur ferons pas de publicité et nous contenterons de parler que de la prise de position d’Ibrahim Maalouf  qui met sur le même plan un pédocriminel et une adolescente menacée de mort :

  • Le Figaro

« Affaire Mila, pour Ibrahim Maalouf, les défenseurs de la lycéenne sont aussi coupables que ceux de Matzneff «

Par  Erwana Le Guen

https://www.lefigaro.fr/culture/affaire-mila-pour-ibrahim-maalouf-les-defenseurs-de-la-lyceenne-sont-aussi-coupables-que-ceux-de-matzneff-20200203

 

Un Billet radiophonique

  • 27/01

France Inter – Le Billet de Sophia Aram

« Dieu et ses followers »

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-27-janvier-2020

 

Une sélection choisie de Tweets

 

Ce qui divise la gauche divise aussi le mouvement des femmes

EIxsa5cXYAUvOCeAgité ce mois de novembre 2019, avec une Marche le 10 contre l’»islamophobie» et la manifestation du 25 (le 23 à Paris) contre les violences faites aux femmes.

Féministes universalistes et laïques, nous n’irons pas manifester le 10 novembre :

  • Parce que les musulmans ne sont pas une race, que des origines ne renvoient pas systématiquement à une religion. Parce que l’antiracisme est une lutte de haute importance qui ne se confond pas avec le prosélytisme religieux développé par l’islam politique.
  • Parce que le terme « islamophobie » est une imposture linguistique qui vise à faire taire toute critique d’une religion, l’islam, et étouffer les revendications émancipatrices des femmes, ici en France et partout dans le monde.
  • Parce que les initiateurs de cette manifestation viennent de la mouvance des Frères musulmans qui ont la soumission des femmes au coeur de leur projet politique, le voilement des fillettes et des femmes n’étant que l’instrument le plus visible de leur stratégie. Parce que participeront au défilé des islamistes, Frères musulmans ou salafistes. Parce que dans les quartiers où les islamistes s’imposent, les droits des femmes sont en net recul. 
  • Parce que le féminisme ne se dissout pas dans la convergence des luttes avec des islamistes qui dans leurs prêches appellent les hommes à exercer des violences à l’encontre des femmes qui ne se soumettent pas à leurs lois et volontés.
  • Parce que l’instrumentalisation du féminisme au profit d’autres agendas politiques a toujours pour conséquence de renvoyer les droits et libertés des femmes aux calendes grecques.

La participation à cette Marche de nombre d’élus, politiques et intellectuels nous interpelle, mais la participation de femmes qui se revendiquent du féminisme et considérées porte-paroles du mouvement des femmes, nous révulse au plus haut point. Les féministes intersectionnelles et adeptes du relativisme culturel, qui substituent d’autorité le musulman au prolétaire et par voie de conséquence ne s’oppose pas à l’islam politique, ont d’autres objectifs que l’émancipation des femmes, l’égalité F-H et une société affranchie des relations de domination.

Féministes universalistes et laïques, nous participerons aux évènements du 25 novembre contre les violences faites aux femmes, nous l’avons toujours fait et bien avant l’émergence de #Metoo (#NousToutes) mais déplorons la récupération de nos manifestations par des têtes d’affiche islamo-gauchistes, intersectionnelles, relativistes et essentialistes :

  • Parce que, si nous condamnons toutes les violences faites aux femmes dans nos sociétés patriarcales : violences conjugales et familiales ;  harcèlement de rue ; agressions verbales, psychologiques, physiques et sexuelle ; violences obstétricales ; prostitution ; viol, etc.
  • Nous condamnons également les violences communautaires et religieuses telles que la soumission au père, frère, mari ; les mariages forcés ; les visites gynécologiques de complaisance ; l’incitation au port du voile dés le plus jeune âge ; la contrainte à l’hétérosexualité ; les mutilations génitales (excision…), etc.

La Marche des Femmes aux USA minée par ses divisions, a dû remplacer plusieurs de ses porte-parles dont la militante palestinienne intersectionnelle Linda Sarsour, pour cause d’antisémitisme. La Marche des bonnets roses a perdu de sa force et de sa crédibilité. Nous aurions pu espérer qu’en France, ces divisions insensées du mouvement des femmes nous auraient été épargnées. Force est de constater qu’il n’en est rien. A la Marche du 10 novembre, participeront des figures françaises du Mouvement des femmes, ce qui ne manquera d’affaiblir la Manifestation du 25 novembre et les suivantes.

Pour les féministes universalistes, ces divisions sont redoutables, elles compromettent les acquis et avancées du mouvement des femmes.

Les VigilantEs

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Le rapport aux femmes, un indice de radicalisation qui ne trompe pas.

photo secouristes pour article blog VigilantesMickaël Harpon est un homme bien intégré puisque marié, père de famille et fonctionnaire de police habilité Secret Défense, à la Direction du Renseignement dans un service, dont une des missions consiste à recueillir des informations sur la radicalisation djihadiste. Au sein même de la préfecture de police de Paris, cet homme a tué, le jeudi 3 octobre 2019, quatre fonctionnaires de police 3 hommes et une femme dont sa supérieure hiérarchique, et a blessé une cinquième fonctionnaire. Les meurtres ont été d’une extrême violence, l’une des victimes au moins, a été égorgée. Sa supérieure hiérarchique ? Pour l’instant les informations sont un peu confuses, l’enquête est en cours.

Jeudi soir, pas de saisine du Parquet antiterroriste. Vendredi en fin d’après-midi, l’antiterrorisme se saisit de l’enquête, comprenant que l’individu qui s’était converti à l’islam dix ans plus tôt, était en contact avec la mouvance islamiste salafiste. En effet,  il fréquentait la mosquée de Gonesse qui fut dirigée par un imam fiché S. En outre, Mickaël Harpon avait «justifié les attentats de Charlie Hebdo» ce qui lui avait valu un signalement (un procès-verbal d’un fonctionnaire de la P.P rapportant des “propos ambigus”) ; il approuvait «certaines exactions commises au nom de l’islam» ; il avait manifesté «son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes» et avait «changé d’habitude vestimentaire depuis quelques mois».

Nous ne tarderons pas à apprendre également qu’il avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009.

Un profil, bien chargé.

 Il faudra un jour nous expliquer en quoi la conversion à l’islam radical donne des visions et fait entendre des voix à ses adeptes. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi la femme de M. Harpon qui a reçu le matin de l’attaque 33 SMS dont «suis notre prophète bien-aimé Muhammad et médite le Coran» et «Allahou akbar» n’est à priori pas inculpée pour complicité alors qu’elle n’a pas prévenu les autorités. Mais l’enquête est en cours, rien n’est définitif.

 Ce qui est troublant c’est que les autorités, ministre de l’intérieur en tête, comme les syndicats de police d’ailleurs, nous ont présenté «un fonctionnaire modèle sans difficulté comportementale», qui «n’était pas connu pour un quelconque signalement» et ont parlé de «l’acte de folie» d’un homme qui souffrait de surdité et était incompris de la hiérarchie. Ensuite nous avons eu droit aux reportages habituels sur un «voisin très discret et serviable», comme si les terroristes passaient leurs loisirs à égorger les enfants du voisinage !

 Bien évidemment, nous nous interrogeons comme tout le monde sur tous les dysfonctionnements que révèle cette dramatique attaque.

–  Pourquoi un tel délai avant que le Parquet antiterroriste ne se saisisse de l’enquête, et ce malgré un égorgement, mode opératoire signé ; un signalement en 2015 ; et des liens manifestes avec la mouvance salafiste ?

– Pourquoi de telles failles de sécurité dans les administrations/services publics, en particulier les services de police et de renseignement ? M.Harpon, habilité Secret Défense avait accès aux données sensibles de la lutte antiterroriste et détenait une clé USB avec toutes les adresses de ses collègues. Les services de renseignement ont été restructurés mais les auditions de la mission parlementaire sur «les services publics face à la radicalisation» sont terrifiantes. 

 Mais ce qui nous interpelle le plus encore, c’est l’aveuglement devant des signes de radicalisation qui ne trompent pas : une forme de misogynie religieuse qui se manifeste par le rejet de collègues et en particulier, d’une hiérarchie féminine. Le fait de ne pas saluer les femmes, de refuser de leur serrer la main et d’avoir à faire à elles est un signe d’adhésion à un islam rigoriste. Les relations avec les femmes sont des indices de radicalisation qui ne doivent pas être négligés. Et si l’on creusait les profils des djihadistes, comme dans le cas de M. Harpon, on trouverait probablement une prévalence de violences conjugales. Etant donné la place des femmes dans l’islam politique, ce n’est guère surprenant.  Nous avons encore en mémoire  les prêches d’une violence inouïe envers les femmes de la part d’imams salafistes, islamistes, fréristes ou wahhabites. Nous savons les codes vestimentaires qui leur sont dévolus pour visibiliser la progression de l’islam politique dans la sphère publique.

Dans le cas de M. Harpon, un faisceau d’indices indiquait clairement son adhésion à l’islam politique.  Cette doctrine met en danger nos libertés démocratiques, et particulièrement celles des femmes. Concours de circonstances : au moment même de l’acte terroriste à la Préfecture de Paris, se déroulait au Palais de Justice de Paris le procès des accusées de l’attentat raté aux bonbonnes de gaz à Notre Dame (2016). Preuve s’il en est que malheureusement, des femmes adhèrent aussi activement à cette idéologie mortifère, et qu’il ne faut pas les sous-estimer.

Les VigilantEs

La Mairie de Rennes solde la laïcité et l’égalité F-H

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crédit photo Ouest-France

ENFANTS VOILÉES ENFANTS EN DANGER

A Rennes, municipalité conduite par la Maire socialiste, Nathalie Appéré, la République laïque vacille dangereusement.

Tout d’abord Rennes a été l’une des premières villes en France, si ce n’est la première, à accepter le burqini en adaptant le règlement de ses piscines, à l’intégrisme religieux. Mme Appéré a trouvé cela plus simple que d’exercer ses pouvoirs de police et faire appliquer les règlements d’hygiène en vigueur. Cautionner l’infériorisation des femmes considérées impures si leur corps n’est pas couvert, consentir aux préceptes fondamentalistes islamiques, des choix parfaitement antinomiques avec l’égalité femmes-hommes. Il faut croire que combattre l’oppression des femmes n’est pas dans ses priorités.

Mais il y a pire encore, la Mairie de Rennes vient de consacrer 430 000 euros à rénover un local dont elle est propriétaire, au profit du centre culturel et cultuel islamique At Taqwa. Sachant que ce centre bénéficie déjà d’un loyer moins élevé que ceux du privé  pour un local que nombre d’associations rêveraient d’occuper (voire un local mis à disposition), la ville le rénove pour un montant de 430 000 euros de budget qui ne seront donc pas attribués à des associations et /ou projets d’intérêt général pour la population. 

Pourtant, la République laïque «ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucune culte». C’est le principe de laïcité posé par la loi de 1905 qui sépare les églises (les cultes), de l’Etat. La loi de 1905 a été consolidée par la loi du 6 mars 2008. A ce titre, tout budget de l’Etat, des départements et des communes, toute dépense relative à l’exercice des cultes, doivent être supprimés. Pour détourner des subventions publiques, il suffit donc de contourner la loi en faisant passer pour culturels des centres cultuels et autres lieux de pratique religieuse. Et ce, même si le mot cultuel figure bel et bien dans le nom de l’association, qui dans l’espèce qui nous occupe, est une mosquée. Qui s’en offusque ? L’auteur de l’article de Ouest-France (1), se réjouit du succès des portes ouvertes du «centre culturel et cultuel islamique At Taqwa» ou mosquée du Blosne.

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crédit photo Ouest France

Le journaliste n’est pas plus choqué par ce qu’il voit ce jour-là : des fillettes, des bébés pour certaines, voilées, de la tête au pieds. La Maire socialiste de Rennes, Mme Appéré, elle aussi, en inaugurant la mosquée rénovée, a vu ces fillettes voilées et comme pour les piscines, elle a fermé les yeux sur l’oppression, sur la mal-traitance.

A Rennes, en France, des bébés, des fillettes voilées ? Pourquoi ? Elles pourraient provoquer des mâles, en quoi ? Pourquoi en les voilant, sexualiser le corps des enfants ? Que faisons-nous quand nous ne réagissons pas devant des bébés, des fillettes, des adolescentes voilées sinon accréditer l’idée raciste s’il en est, que les musulmans seraient des pédocriminels et que les enfants-filles doivent être soustraites à leur regard ? Cette hypocrite notion de «pudeur» imposée dès le plus jeune âge aux seules filles, cette idée d’un corps féminin impur qu’il faut cacher, et que seuls les garçons, les hommes ont le droit de vivre libres et de se servir comme ils l’entendent, nous devons la combattre. Ce sont les garçons au contraire qu’il faut éduquer, non pas à la pudeur, mais au respect de l’autre et de son corps !

Le voilement des fillettes (des femmes aussi), est également un problème de santé publique. Le manque d’exposition au soleil a des conséquences sur la fixation des minéraux et vitamines. Au plan psychologique et social, les conséquences ne sont pas négligeables non plus :  le regard des autres, l’auto-exclusion dans l’espace publique, renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté et à ses règles, même si elles sont contraignantes, et l’enfermement. Mme Appéré qui ferme si bien les yeux ne s’inquiète pas des inégalités de genre, elle leur permet au contraire de prendre de plus en plus d’ampleur.

C’est ça le « vivre ensemble » ? Compromettre un projet de société qui vise l’égalité femmes-hommes, pour des manoeuvres électoralistes ? Mme Appéré a été nommée par Bertrand Cazeneuve à l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco,  qui observe certainement, quoi, on ne sait pas bien ; faut-il y chercher un lien de cause à effet ? Qu’ont donc compris de leur échec les partis de gauche abandonnés des électeurs ? Toujours plus de relativisme culturel, de compromis avec le fondamentalisme religieux, toujours plus de coups de canifs à l’égalité femmes-hommes, mais qu’ils continuent de s’enfoncer, à creuser le lit des extrêmes, un jour ils finiront par se réveiller mais alors, ne voudront plus que se rendormir à jamais.

Les VigilantEs 

(1) Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne-6412211

Tweet de Ghaleb Bencheikh du 6 juillet dernier. Dans quel monde vivons-nous quand Ghaleb Bencheikh sans hésiter dans un tweet explicite commente une photo qu’un journaliste de Ouest France a prise et relayée sans aucun commentaire, aucune analyse, aucun recul, un peu comme le ferait un robot ? 

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Rosa Parks en burkini à Grenoble !

Avec l’été, les offensives pro-burkini reprennent.

Cette année, l’Alliance citoyenne soutenue par des associations pseudo-féministes et une partie de la gauche, celle qui a égaré sa boussole, a choisi de cibler Grenoble et son maire EELV Eric Piolle. Les élections municipales approchent, les Maires vont devoir faire preuve de courage politique, rappeler que la République française est laïque, une et indivisible,  résister aux intégrismes, à l’islam politique, et renoncer à leur fâcheuse tendance à draguer un électorat sensible aux sirènes communautaires.

Pendant ce temps, c’est au nom de la liberté des femmes qu’est revendiqué le droit de porter le burkini dans les piscines. Mieux encore, une revendication au nom de Rosa Parks ! Cela mérite une mise au point :

1. Ni le  burkini, ni le voile, ni aucun vêtement islamique ne seront jamais une liberté : ils sont des instruments de l’asservissement des femmes, partout dans le monde. Elles doivent se montrer pudiques afin de repousser les ardeurs masculines, comme si ce n’était pas aux hommes de se contrôler et de respecter les femmes libres ! Par définition, cette vision du genre humain, décrète impures les femmes qui ne se couvrent pas. L’égalité femmes-hommes peut bien aller se rhabiller !

2. Rosa Parks, a toujours combattu le système ségrégationniste. Or, le burkini est un instrument ségrégationniste, un marqueur genré du corps des femmes. En appeler à Rosa Parks, est ni plus ni moins qu’une imposture !

3. Les règles d’hygiène dans les piscines pour s’adapter aux exigences islamiques deviennent illisibles, comme à Rennes que l’on ne remerciera jamais pour avoir ouvert la brèche. Voir photo n° 1.image 1. Rennes

 

Les femmes de l’Alliance Citoyenne avaient revêtu leur burkini chez elles, ont brandi dans l’eau un drapeau qui n’était pas passé sous la douche. Voir photo n°2.image 2 - Drapeau dans l'eau

 

 

 

 

L’Alliance Citoyenne lance une campagne Facebook pour revendiquer des droits civiques pour les femmes musulmanes, comme si ces dernières n’avaient pas les mêmes droits civiques que tous les citoyens français. Une fois de plus, la minorité intégriste tente de s’imposer avec une rhétorique victimaire qui consiste à inverser les valeurs. Elles ne sont en rien discriminées par des règles collectives, elles veulent seulement imposer à toutes des contraintes sexistes exigées d’un islam rigoriste envers les femmes. (*1)

A chaque avancée des islamistes et de leurs allié.es, les droits des femmes reculent, et particulièrement ceux des femmes issues de culture musulmane. Notre solidarité va vers elles, vers celles qui résistent aux assignations sexistes des islamistes, ici et partout dans le monde.

En 2015 déjà  nous avions édité une revue de presse sur le burkini qui avait défrayé la chronique, elle est toujours d’actualité : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

Nous avions également commenté la démission de la municipalité à Rennes :  https://vigilantes2015.wordpress.com/2018/10/11/burkini-a-rennes-on-nage-en-eaux-troubles/

Les VigilantEs

*1 Sur Facebook, l’une des meneuses d’Alliance Citoyenne, Taous Hammouti, sous le pseudonyme de Koulouce Paon, revendique fièrement « Je suis Tariq Ramadan «,  cautionne l’attentat de Charlie Hebdo, et affiche en photo de profil le leader des Frères musulmans décédé, Mohamed Morsi. Nous savons donc à qui nous avons à faire et pourquoi. Voir photos 3 et 4

Non à l’apartheid sexuel, application de la charte olympique !

non apartheid sexuelLes VigilantEs soutiennent la campagne menée par la ligue du Droit international des Femmes à l’occasion des prochains Jeux Olympiques.

Les pays tels que l’Iran et l’Arabie Saoudite qui bafouent la Charte Olympique doivent être sanctionnés. Les principes de la Charte sont clairs, aucune restriction ne doit être imposée aux sportifs comme aux sportives, aussi,  limiter l’accès des femmes à certaines disciplines, leur imposer le port du hijab ou interdire la mixité, constituent de sévères violations de ces principes universels.

En solidarité avec les Iraniennes et les Saoudiennes, une lettre ouverte / pétition adressée au Comité d’organisation des jeux de Paris, est ouverte. Vous pouvez la signer ici : https://www.change.org/p/petition-paris-2024-appliquez-la-charte-olympique

En outre, le 7 juin 2019 a lieu à Paris le match d’ouverture de la Coupe du monde féminine de football. A cette occasion une tribune collective vient d’être publiée dans l’OBS.fr : Coupe du monde féminine de football  « Non à l’apartheid sexiste en Iran et en Arabie saoudite  » :  https://www.nouvelobs.com/sport/20190519.OBS13126/tribune-coupe-du-monde-feminine-de-foot-non-a-l-apartheid-sexiste-en-iran-et-en-arabie-saoudite.html

J.O. universels, pour les femmes aussi, en solidarité, signez et faites signer la pétition ! 

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391 Les VigilantEs

Pour un 8 mars féministe universaliste !

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391TRIBUNE ET SES SIGNATURES

A l’occasion du 8 mars 2019, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Libération éditions papier et Web publie le lundi 4 mars 2019 la Tribune « Pour un 8 mars féministe universaliste ». Cette Tribune collective initiée par les VigilantEs est signée par de nombreuses personnalités et associations/groupes.  Libération ne pouvant publier toutes les signatures, vous trouverez ci-dessous :

  • la liste complète des signatures personnes physiques et associations/groupes
  • la tribune
  • le lien sur l’article (édition web Libération)

Vous pouvez également apporter votre signature jusqu’au 4 mars à minuit, en adressant un e-mail avec vos nom, prénom et qualité à : lesvigilantes15@gmail.com

Pour communiquer ce 8 mars sur les initiatives féministes universalistes utilisons le #8marsUnited 

Tribune lib

Liste des signataires :

Personnes physiques

Yvette Roudy, ancienne Ministre des Droits des Femmes

Elisabeth Badinter, philosophe

Zineb El Rhazoui, journaliste, militante laïque

Marieme Helie Lucas, sociologue, coordinatrice internationale de SIAWI

Catherine Kintzler, philosophe, membre fondateur du Comité laïcité République

Djemila Benhabib, politologue et écrivaine

Patrick Kessel, président d’honneur du Comité Laïcité République

Annie Sugier, présidente Ligue du Droit International des Femmes

Françoise Laborde, Sénatrice, présidente d’EGALE

Maryam Namazie, Conseil ex musulmans de Grande Bretagne,  « One law For All », FITNAH- « Mouvement de libération des femmes en Iran »

Françoise Laborde, journaliste, essayiste

Laure Caille, présidente Libres MarianneS

Nadia El Fani, cinéaste

Anny Duperey, actrice et romancière

Sabine Salmon, présidente Femmes Solidaires

Jean-Pierre Sakoun, président du Comité Laïcité République

Geneviève Couraud, secrétaire générale de NEGAR Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ensaf Haidar, présidente de la fondation Raif Badawi

Vivianne Teitelbaum, Femme de Paix 2018 et députée au parlement de Bruxelles

Monique Halpern, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Christine Le Doaré, juriste, militante féministe universaliste, co-porte parole des VigilantEs

Arlette Zilberg, militante féministe universaliste, co-porte-parole des VigilantEs

Amine El Khatmi, président du Printemps Républicain

Marie-Laure Brossier, militante laïque et féministe, élue en Seine Saint Denis

Fatiha Boudjahlat, enseignante, essayiste, militante laïque, féministe universaliste

Sihem Habchi, militante féministe

Céline Pina, essayiste

Laurence Marchand-Taillade, essayiste et présidente Forces Laïques

Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes

Huguette Klein, présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Monique Dental, présidente Réseau féministe Ruptures

Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement de Paris

Nadia Benmissi, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Nadia Ouldkaci, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Naëm Bestandji, blogueur, militant pro-féministe et laïque

Laurent Bouvet, professeur de science politique, cofondateur du Printemps Républicain

Lunise Marquis, adjointe à la Maire du 12è Paris

Bernice Dubois, présidente d’honneur de la coordination française de la CLEF

Claire Desaint vice-présidente de REFH et de FDFA

Nadia Geerts, écrivaine belge et militante féministe et laïque

Philippe Foussier, journaliste

Soad Baba Aissa, militante féministe, militante laïque

Martine Cerf, secrétaire générale d’ EGALE

Agnès Perrin-Doucey, Maitresse de conférences en littérature, Université Montpellier

Annie-Laurence Godefroy, médecin féministe, membre Planning familial et GAMS

Thierry Mesny, président de l’Association de Libres Penseurs de France (ADLPF)

Asma Guénifi, psychologue clinicienne, écrivaine présidente d’Afemci.

Stéphanie Rameau, présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises

Françoise Thiriot, secrétaire générale Libres MarianneS

Huguette Chomski Magnis,  coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Lalia Ducos, Initiative de Femmes pour la Citoyenneté et Droits Universels (WICUR)

Nicole Fouché, vice-présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Jean-Marc Mojica, cofondateur du Printemps Républicain

Anne-Marie Viossat, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Béatrice Szwec, présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

André Gomar, président de l’Observatoire de la laïcité de Saint-Denis

Nicole Raffin, militante féministe laïque

Caroline Vauchère, secrétaire fédérale du PS31, en charge de l’égalité F-H

Sémira Tlili, militante laïque

Vincent Morel, président des Profanes

Sylvie Halpern, journaliste, Montréal

Christine Guillemaut, militante féministe laïque,

Sylvie Lauseberg, lauréate du prix Théroigne de Méricourt 2018

Gisèle Bourquin, présidente de Femmes au-delà des Mers

Brigitte Louichon, professeure des Universités

Michèle Créoff, auteure, juriste spécialiste de la protection de l’enfance

Marie-Josée Salmon, Réseau féministe Ruptures

Guylain Chevrier, vice-président du Comité Laïcité République

Babacar Lame, président du Comité Laïcité République Nantes-Pays de Loire

Catherine Benguigui, présidente du Comité Laïcité 17

Pierre Motais, président du Comité Laïcité République Bordeaux-Aquitaine

Christophe Hadoux, président du Comité Laïcité République Hauts de France

Mireille Blin, présidente du Comité LaÏcité République Aix Marseille Provence

Miche Vorms, président du Comité Laïcité République Lorraine

Nassim Seddiki, référent île-France du Printemps Républicain

Alexis Buixan, référent Printemps Républicain 35

Bernard Bosc, Réseau féministe Ruptures

Florence Maubert-Siguier, référente Printemps Républicain 31

Lysandre Merlier, référent Printemps Républicain 87

Atra Chikhi, travailleuse sociale

Claude Groussin,  militante féministe

Catherine Deudon, photographe de « Un Mouvement à soi », féministe universaliste depuis 1970

Josée Contreras, féministe universaliste

Noëlle Navaro, psychologue, Secrétaire Femmes contre les Intégrismes

Sophie Poliatchek, membre du Printemps républicain,

Romy Muller, membre du Printemps républicain 

Clody Bouilon, Réseau féministe Ruptures

Vincent Lautard, Membre du Printemps Républicain,

Jeanne Favret-Saada, ethnologue, auteure 

Ibtissame Betty Lachgar, Co-fondatrice et porte-parole du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (M.A.L.I.-Maroc),

Benjamin Sire, compositeur et journaliste,

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du Nid,

Diane Guilbault,  présidente Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec)

Geneviève Duché, administratrice de l’Amicale du Nid

Danielle Lemesle, retraitée directrice de recherches CNRS, Féministe universaliste,

Cécile Révauger, professeure émérite Université Bordeaux Montaigne,

Brigitte Cassigneul, Annuaire au Féminin (1985-2002) et maintenant women2019,

Betty-Bente HANSEN, Conseil éditorial Membre de Viv(r)e la République.

Nina Manteaux-Achikian, militante laïque,

Florence de Massol, première adjointe à la mairie du 20e ardt de Paris

Martine Benoit, professeure des universités, 

Fatiha Boyer, présidente de Ni Putes Ni Soumises du 76.

Véronique Taquin, professeure et écrivaine.

Agnès de Préville, essayiste

Galina Elbaz, avocate, militante féministe, laïque, antiraciste,

Françoise Vouillot, universitaire 

Mariamne Merlo, actrice scénariste, 

Jean-Jacques Benoît, Maire honoraire de Pessac (33),

Céline Masson, professeure des Universités, référente Racisme et Antisémitisme pour l’Université de Picardie Jules Verne,

Chiara Lastraioli, professeure des universités,

Agnès Lequime, Adjointe au Maire Handicap, accessibilité, solidarités, parité F/H92,

Andrée Lerousseau, MCF Université de Lille,

Catherine Louveau, professeure émérite Université Paris sud, sociologue du sport

Martine Ready, retraitée d’un centre de droits des femmes,

Florence Delarochelambert, référente Printemps Républicain 13,

Lysandre Merlier, Référent Printemps Républicain 87

Claude Cazalé Bérard, professeure émérite Université Paris Nanterre

Michel Rossinelli, docteur en droit, avocat, ancien professeur de droit constitutionnel comparé et ancien juge,

Claudine Attias-Donfut, sociologue,

Véronique Le Ru, professeur de philosophie, Université de Reims,

Patricia Duthion, auteure,

Alice Collet, conseillère conjugale et familiale, militante, et adhérente du Planning Familial Val-de-Marne,

Jamila Si M’Hammed présidente du Comité belge Ni Putes Ni Soumises,

Karine Baudoin, attachée de presse,

Marie-Jo Bonnet, historienne de l’art,

Yves-François Le Coadic, Agence Bretagne Presse,

Myriam Morissette, féministe, membre du conseil national du mouvement laïque du Québec.

Delphine Rabu, professeure, féministe et militante au Parti socialiste

Julie Perona-Silhol, artiste photographe et militante féministe universaliste,

Marie Estripeaut-Bourjac, professeur émérite Université de Bordeaux

Thomas Urdy, maire adjoint à l’urbanisme, environnement et qualité de vie de la Ville de Trappes,

André Guigot, professeur agrégé, docteur en philosophie, essayiste,

Liliane Jolivet, militante associative laïque et universaliste,

Magali Lombardo, enseignante,

Stéphane Corcos, Chef d’entreprise

Amina Hennaoui, féministe et laïque

Nadine Richon, co-fondatrice du Réseau laïque romand en Suisse.

Sylviane Roche SG du Comité Laïcité République 

Annie Maïllis, membre du Printemps républicain et de Réseau 1905, écrivaine,

Jocelyne Robert, sexologue-écrivaine,

Gilbert Cabasso, professeur de philosophie retraité 

Éric Mayau, enseignant,

Eric Persin,  co-fondateur et Dg Kangourou Kids  Réseau de garde d’enfants,

Gabriel Gras, biologiste, Manosque

Simone Bouchara, féministe

Nadia Jeanny Dit Doizan, porte parole de Génération Athée Île de France, féministe

Florence Trebuchon, médecin Montpellier 

Guillemette Grobon, directrice artistique,

Michèle Mahéo Le Coadic,  LIDF,

Caroline Rubin, bibliothécaire assistante spécialisée,

Nathalie Angelelli, cuisinière,

Gilles Ragnaud, porte-paroles national de Génération Athée et fondateur de l’ONG-ESF,

Jacqueline Devier, militante féministe, laïque et universaliste,

Marie Thérèse Leclercq, enseignante retraitée,

Nathalie Audin, directrice de centre social,

Céline Cazes, enseignante Éducation Physique et Sportive,

Barbara Meazzi, professeure des universités 

Michel Brousson, militant laïque, ancien vice-président du Comité Laïcité de Rhône,

Marie-Élaine Boucher, enseignante, militante féministe universaliste,

Christine Brousson, militante laïque,

Jacqueline Feldman, féministe universaliste,

Stéphanie Dubien, membre du Printemps Républicain

Claude de Casa Massimi, membre de Regards de Femmes,

Marie Collins, comédienne,

Anne-Marie Leroy, ingénieur retraitée,

Michel Quinet, militant politique et laïque,

Stéphane Chapel, parolière,

Corinne Spodek, psychanalyste,

Sylvie Mateo, enseignante,

Faten Ben Ahmed, présidente d’une association citoyenne et responsable communication Campus Sciences U Paris

Lali Barrenechea, photographe, conductrice de métro

Ramecourt Vincent, professeur
Christian Gaudray, président UFAL Nationale

Dominique Bremechier, professeure de lettres‌

Michèle Weidenfeld, retraitée MCF, Université de Picardie Jules Verne

Isabelle Guittard-Losay, présidente du réseau de femmes MixCity

Patrice Champion, Président de la Sidh France,

Marlène Binault-Collombon, Michel Auberger, Gilles Kounowski, Catherine Rozenberg, Sylvain Wietrzniak, Cécile Massip, Roland Sabra, Marie-Claude Romero, Laure Patas, Chappot Claude, Nicole Marras, Sylvaine Belhaouane, Michèle Renard, Argiro Del Cioppo, Genevieve Cattan, Chantal de Crisenoy, Dominique Barranger-Adam, Edith Ochs, Annick Proriol, Claire Pibourdin, Ariane Mestre, Michelle Pouchin, Andrée Lorandi, Guillaume Aguettant, Olivier Bodin, Cécile Garnier, Yves Escudero, Victoria Mata, Samia Dussart, Christophe Devillers, …

Groupes ou associations

Secularism Is A Women’s Issue ( siawi.org)

NEGAR – Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ligue du Droit International des Femmes 

Les VigilantEs

Association de femmes euro-méditerranéenne contre les intégrismes.

Associations Femmes Contre les Intégrismes

Assemblée des Femmes

Libres MarianneS

REFH Réussir L’Egalité Femmes-Hommes

Réseau féministe Ruptures

Regards de Femmes

Femmes Sans Voile d’Aubervilliers

Comité Laïcité République

Printemps Républicain

UFAL Lille

Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis

#Réseau 1905

Mouvement Jeunes Femmes

Ni Putes Ni Soumises

Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes

Les Résilientes

Viv(r)e la République

Mouvement les profanes

Commission de lutte contre les Extrémismes religieux

Assemblée des Femmes de Paris-IDF

 

Le Lien sur l’article de Libération :

http://https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751?fbclid=IwAR09lOP1bzgaSbTLYn3wN-LiJYi01qTOHIRThRRM4N5cUuBzQJsIsqTeUvM

 

La tribune :

Pour un 8 mars féministe universaliste !

 

Le 8 mars a lieu la Journée Internationale de lutte pour les Droits des Femmes, c’est un moment fort de l’action militante et institutionnelle.

 

Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires.

C’est inacceptable. Pour résister à cette entreprise de division, nous, signataires de l’Appel « Pour un 8 mars féministe universaliste ! », souhaitons remettre en lumière les valeurs fondatrices du féminisme et son inscription dans l’universalité des droits.

 

Nous l’affirmons, seule la vision universelle du féminisme est à même de créer des solidarités entre les femmes qui partout dans le monde et à des degrés divers, subissent discriminations et violences patriarcales, et se battent pour leur libération. Les solidarités épaulent les résistantes partout dans le monde.

Nous sommes solidaires des femmes en lutte : pour le droit à la contraception et à l’IVG,  pour la liberté de sexualité et d’orientation sexuelle, contre la marchandisation du corps des femmes et les mutilations sexuelles partout dans le monde, contre les féminicides en Amérique latine et en Asie, contre le port du voile obligatoire en Iran et en Arabie Saoudite, etc.

 

Comment accepter qu’un congrès de féministes universitaires interdise de parole et de débat des intervenantes portant les valeurs universaliste et laïque du féminisme, comme ce fut le cas en août dernier à Nanterre, lors du Congrès International des Recherches féministes dans la francophonie ?

Comment accepter que des luttes «racialistes» supplantent les préoccupations sociales ?

Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des États-unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministe, puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

Comment accepter que le voilement des fillettes qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

 

Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias, accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ?  En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

 

Nous signataires de l’Appel pour un 8 mars féministe universaliste   affirmons que :

  • c’est dans une démocratie laïque que les droits des femmes sont les mieux protégés ;
  • les assignations identitaires, communautaires et religieuses, ne peuvent pas libérer les femmes de la domination masculine ;
  • les courants de pensée relativistes, post-coloniaux et racialistes, qui prétendent porter le féminisme ne font que l’instrumentaliser et l’adapter aux règles posées par l’oppresseur ;
  • les oppressions qui se surajoutent ne doivent pas diluer ni retarder les luttes féministes : l’intersectionnalité des luttes a toujours fait passer les droits des femmes derrière d’autres agendas.

 

Face aux impostures dé-coloniale, indigéniste, racialiste, post-moderne… qui ne sont que récupération politique et instrumentalisation du féminisme, nous réaffirmons que la laïcité et l’universalisme sont des fondamentaux du féminisme. C’est la modernité politique, l’héritage des Lumières.