Journée Mondiale sans voile, résistance féministe et laïque !

Pourquoi soutenir, participer à la Journée Mondiale Femmes sans voile ?

  • Parce que le voile divise artificiellement et faussement, les filles et les femmes entre « pudiques » et « impudiques »,
  • Parce que celles qui choisissent de se voiler cautionnent et préparent la prison des autres, elles sont complices de la domination religieuse et masculine,
  • Parce que le voile est un marqueur de soumission à un ordre religieux sexiste, alors que dans le monde entier des femmes sont forcées de le porter et punies dans le cas contraire,
  • Parce que le voilement des petites filles, de plus en plus fréquent, banalisé, relève de la maltraitance sur enfants,
  • Parce que le voile est l’un des outils qui séparent les population en communautés qui s’ignorent,
  • Parce que le voile est un marqueur politique de l’expansion de l’islamisme

Les VigilantEs, réseau féministe et laïque, soutient la Journée Mondiale Femmes sans voile du 10 juillet et appèle au rassemblement à Paris, lundi 10 juillet, à 18:00, Place de la République.

Non à tout apartheid sexuel, oui à l’émancipation véritable de toutes les femmes et de tous. Résistance féministe et laïque ! Solidarité internationale !

 

  • Plus d’informations sur la page Facebook  de l’évènement : 

https://www.facebook.com/events/751160858388558/

  • Le CP de l’an dernier, toujours et plus encore, d’actualité :

https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/07/04/10-juillet-devoilons-le-machisme-religieux/

  • Dans cette revue de presse de l’an dernier, de nombreux textes aussi sur le voile : 

 

Deux affaires ont creusé le fossé entre féminismes relativiste et universaliste

IMG_0624 image article vRetour sur deux affaires récentes qui ont creusé le fossé entre féminismes relativiste et universaliste.

Deux évènements récents ont mis en exergue le fossé qui se creuse dangereusement entre deux visions opposées du féminisme : un féminisme relativiste qui prône le multiculturalisme, versus un féminisme universaliste.

      

Avec un peu de recul, les VigilantEs reviennent sur ces évènements.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, des militantes qui se qualifient de féministe : 

 

  • condamnent, en tous cas refusent de défendre des femmes victimes de harcèlement sexiste et sexuel (allant de regards insistants à  des agressions verbales et/ou physiques).

C’est ce qui s’est passé alors que des habitant.e.s du quartier La Chapelle se sont organisés pour réagir contre le sexisme et l’insécurité dont sont victimes de nombreuses femmes qui y vivent. Selon nombre de féministes, le problème n’existait pas, les habitant.e.s du quartier ne supportaient pas la misère, la saleté, la mixité sociale et culturelle, les migrants… elles et ils n’avaient qu’à s’y habituer, elles et ils n’étaient que des racistes. Point final.

Etrange manière de lutter contre le sexisme que de fermer les yeux quand sexisme, machisme et autres manifestations de la domination masculine ont lieu dans des quartiers défavorisés, ou sont commis par des agresseurs dont le profil est sensé immuniser contre toute remise en question. 

A l’évidence quelque chose ne va pas quand le féminisme ou ce qui est présenté comme tel, se retourne contre des femmes. Contre d’autres intérêts politiques, les femmes ne pèsent décidément pas lourd.  Heureusement les pouvoirs publics ont fini par s’intéresser aux problèmes et ont promis d’adopter certaines mesures, car les solutions existent en effet. Que des  féministes contribuent à freiner leur mise en œuvre est désastreux.

Affaire à suivre …

 

  • acceptent que des femmes qu’elles qualifient de « racisées » (étrange concept, soit tout le monde est «racisé » soit personne ne l’est) rejettent en bloc toutes les femmes, toutes les féministes dont le taux de mélanine serait insuffisant.

C’est ce qui se passe avec le festival afro-féministe Nyansapo.

Quand lutter contre le racisme, ce qui devrait être l’affaire de toutes et tous, devient prétexte à la ségrégation raciale, à l’évidence, quelque chose ne va pas. Quand un festival présenté comme féministe ne s’intéresse guère aux terribles violences vécues ici et ailleurs dans le monde par des femmes vivant sous la loi islamique (charia) devrait interpeller le mouvement féministe.

Avancer des critères raciaux pour exclure, encourager un repli communautaire au risque d’y enfermer les femmes et les soumettre plus encore à l’arbitraire patriarcal, et revendiquer au titre de la race une détestation des blanc.he.s comme on le voit sur les réseaux sociaux,  retourner le racisme contre d’autres femmes ne relève pas du féminisme.

Que des femmes « racisées », des femmes noires éprouvent en tant que femmes et noires, femmes et musulmanes,… la nécessité de se retrouver pour combattre le racisme,  c’est une chose, ce n’est d’ailleurs pas nouveau et des féministes « blanches » se sont toujours associées à ces combats, mais que ces femmes développent un  « féminisme blanc bashing » c’est autre chose.

Aucune femme n’a à gagner à cette division qui ne sert que les agendas masculins, c’est pourtant exactement ce que fait ce  festival qui sacrifie la lutte contre le système patriarcal à celle contre l’ « état néocolonial ». Or, les femmes sont la moitié de l’humanité, leur intérêt à lutter ensemble, solidairement, toutes couleurs de peau confondues,  contre les discriminations et violences du système patriarcal, contre le racisme,  est une évidence.

 

Dans les contextes de guerre mondiale que nous impose l’islamisme et d’assignation identitaire où nous somme pris.e.s en étau entre identitaires de tous bords de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, l’impact négatif du « féminisme » relativiste actif ces dernières décennies, se mesure à l’ampleur du recul qui frappe les femmes. La bonne nouvelle, c’est que l’essor dont il a bénéficié grâce aux milieux universitaires et aux médias férus de relativisme culturel à l’anglo-saxonne, décrédibilisé, passe de moins en moins bien dans la population.

La vision multiculturelle et relativiste qui mène à une société divisée où chaque faction repliée sur sa communauté ne voit que ses intérêts qu’elle tente d’imposer, installe des logiques de domination dont les femmes font toujours les frais. 

Le féminisme à l’inverse, vise  à gommer les rapports de pouvoir et de domination, alors il serait temps de revenir aux fondamentaux.

Les VigilantEs

 

  • Féministes ? Ma Chapelle oui !

 https://christineld75.wordpress.com/2017/05/22/feministes-ma-chapelle-oui/

  • Oui Anne Hidalgo, le racialisme est un racisme.

https://christineld75.wordpress.com/2017/05/29/oui-anne-hidalgo-le-racialisme-est-un-racisme/

  • De souche, pas de souche, blancs, non-blancs, stop !

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/01/de-souche-pas-de-souche-blancs-non-blancs-stop_1573885

  • Mwasi et le festival non-mixte, un féminisme communautaire simpliste et dangereux

https://www.marianne.net/debattons/editos/mwasi-et-le-festival-non-mixte-un-feminisme-communautaire-simpliste-et-dangereux

Des certitudes, une seule option : voter Macron, écraser Le Pen.

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1. Marine Le Pen du FN est d’extrême-droite. Une idéologie et des pratiques intrinsèquement sexistes, racistes, antisémites, xénophobes, homophobes/lesbophobes. Le changement annoncé n’est que cosmétique. Elu, le FN s’accrocherait comme une bernique sur son rocher et prendrait tous les moyens pour garder le pouvoir ; ceux qui pensent pouvoir l’en déloger avec les législatives, n’ont aucune idée de ce dont il est capable.

Marine Le Pen du FN est inapte à gouverner, elle improvise en matière économique et sociale, il suffit de voir le revirement récent sur l’Euro pour s’en rendre compte ; mais surtout, soutenue par des mouvements réactionnaires et intégristes,  Marine Le Pen et le FN seraient un danger redoutable pour les droits des femmes et des minorités, sexuelles et autres : avec certitude, ils reviendraient sur l’avortement libre et gratuit, le mariage pour tous, n’adopteraient jamais la PMA pour toutes les femmes…

Les VigilantEs ne veulent pas de Marine Le Pen et de son FN à la tête de la République française.

 

2. Emmanuel Macron a suivi des études de philosophie, libéral, il est inspiré par le courant de pensée du « libéralisme égalitaire ». (1*) En résumé, c’est une philosophie de l’égalité des chances : justice sociale en régulant l’économie, en réduisant les inégalités, en encourageant la parité, et en améliorant la situation des plus démunis.

C’est un démocrate ; il a quitté le privé pour le public et pour mener une carrière politique.

Rien dans son programme ne met en danger les droits des femmes, ni des minorités, sexuelles et autres, au contraire.

Les VigilantEs ne pensent pas que la candidature d’Emmanuel Macron puisse être mise au même plan que celle de Marine Le Pen.

 

3. Y aura-t-il un jour un.e candidat.e idéal.e répondant à toutes nos aspirations ou faudra-il toujours exercer notre capacité de citoyen.ne et veiller à ce que nos représentants veillent au mieux, aux intérêts du plus grand nombre et du pays, au respect des droits et libertés fondamentales, au respect de la laïcité et de la justice sociale  ?

Les VigilantEs pensent que vigilance et mobilisation citoyenne sont des constantes immuables dans tout système politique. 

 

En conclusion, les VigilantEs estiment qu’il ne s’agit pas seulement d’élire Emmanuel Macron à la présidence de la République, ni même de battre Marine Le Pen et son FN : le pourcentage de votes pour Mme Le Pen doit être le plus bas possible et incomparable à celui de M. Macron, afin de repousser au plus loin, la tentation du repli et de l’obscurantisme. Notre choix est celui de la démocratie, charge ensuite à nous toutes et tous de veiller à ce que le gouvernement élu soit à la hauteur des enjeux car la situation du pays est très critique.

  

*John Rawls philosophe politique, considéré comme le plus important du XXè siècle

Les VigilantEs

8 mars 17 féminisme & laïcité Questionnaire des VigilantEs présidentielle 2017

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Féminisme & laïcité Questionnaire des VigilantEs à l’intention des candidat-e-s à l’élection présidentielle 2017

Les réponses seront publiées sur le blog avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Contexte 

Le 8 mars c’est la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes.

Les VigilantEs * sont préoccupées par le climat mondial de violences envers les femmes.

Les droits et libertés des femmes sont partout menacés par les conservateurs et les fondamentalistes religieux qui s’acharnent à repousser l’égalité femmes-hommes et même à anéantir ce qui semblait acquis, tels les droits à la contraception et à l’avortement, et l’éducation à la sexualité.

L’islam politique est aujourd’hui la principale menace mondiale contre les femmes. Il prive déjà nombre de femmes de leurs Droits Humains au nom des traditions et/ou de la religion. Il organise la soumission des femmes et cautionne le mariage des mineures et mariage forcé, la lapidation. Sous ses formes les plus extrêmes il institutionnalise le viol, l’enlèvement, l’esclavage sexuel, des enfantements pour le jihad, etc.

La confusion des idées s’est installée, elle conduit à ne plus faire de différence entre émancipation et servitude patriarcale. Nous affrontons le « féminisme islamiste » et ses allié-e-s, imposture qui en fonction de l’origine culturelle ou religieuse des femmes, porte atteinte à leur intégrité et plus généralement, aux droits des femmes.

Dans un tel contexte, nous souhaitons entendre les candidat-e-s à l’élection présidentielle sur les questions qui nous sont essentielles et relèvent de notre domaine spécifique d’intervention, à savoir féminisme et laïcité.

Questions adressées aux candidat-e-s à l’élection présidentielle :

Droits reproductifs : remboursement contraception / avortement, clause de conscience

  • Question : Le droit à l’IVG est inscrit dans la loi française mais il reste fragile car il existe maintes façons d’entraver son accès.

Vous engagez-vous sur la pérennité du remboursement de l’IVG et des soins qui lui sont afférents, sachant qu’aujourd’hui, ils sont remboursés à 100% ?

  • Question : Selon l’INED, 30% des femmes en France auront recours au moins une fois dans leur vie à un avortement *. Pourtant l’IVG reste le parent pauvre de la médecine, et nombre de médecins invoquent la clause de conscience pour ne pas en pratiquer. Dans les pays nordiques, les médecins lorsqu’ils s’engagent dans un cursus de gynécologie savent qu’ils pratiqueront tous les actes ayant trait à la vie reproductive et sexuelle des femmes, c’est-à-dire accouchement, avortement et suivi gynécologique.

Quelle place comptez-vous donner à l’IVG dans les formations initiales et continues des professionnel-les-s de santé ?

*(Bulletin INED janvier 2015, Institut national d’études démographiques).

Ecole : encadrement des écoles privées / Voile à l’université, dans les cours

  • Question : Des enquêtes ont révélé que des écoles privées dispensent des enseignements dangereux car contraires aux valeurs républicaines.

Pensez-vous revoir les critères d’ouverture des écoles privées en France, notamment celles hors contrat ? Si oui, que modifierez-vous en priorité ?

De quels moyens vous doterez-vous pour les contrôler régulièrement ?

  • Question : Dans certaines universités, le port du voile (que l’on suppose librement choisi) s’est répandu ces dernières années pour les étudiantes de religion musulmane, sur le campus et dans les cours, créant ainsi un apartheid genré dans une institution publique où les valeurs républicaines d’égalité femmes-hommes doivent être respectées.

Pendant les cours dispensés dans les universités publiques, ces étudiantes voilées participent ainsi à la pression psychologique exercée par des intégristes islamistes à l’encontre des enseignants et sur le contenu de certains cours (Sciences …).

Comment comptez-vous protéger l’enseignement universitaire de l’influence des dogmes et croyances (créationnisme…?)

Pensez-vous utile d’interdire tout signe religieux ostentatoire aux étudiant-e-s et enseignant-e-s, au moins pendant les cours ?

Le voile étant à la fois un signe religieux et un marqueur social d’un ordre sexué entre les hommes et les femmes, il contrevient au principe d’égalité. Pensez-vous l’interdire, au moins pendant les cours ?

Violences communautaires : mariage forcé, mariage des mineures, voilement des petites filles…  

  • Question : En Angleterre, au Canada, la politique dite des « accommodements raisonnables » a conduit à différencier les droits en fonction des origines, des religions, des communautés.

Considérez-vous que cette manière de sous-traiter aux communautés religieuses, les affaires civiles et familiales, soit légitime ?

  • Question : Des mariages sont contractés sous le régime de la charia, dans les camps de réfugiés en Irak, au Liban, en Jordanie, en Turquie, par un grand nombre de migrants. Il s’agit souvent de mariages forcés, le plus souvent avec des mineures. (Les jeunes filles pourraient contacter les autorités pour annuler les effets juridiques d’un mariage, contraire en France, à l’ordre public, mais sont-elles en mesure de le faire ?)

Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour apporter toute l’aide nécessaire aux jeunes filles/femmes migrantes ?

  • Question : Depuis quelques années, on peut voir des fillettes entièrement revêtues d’un voile dans l’espace public.

Considérez-vous que cette tenue imposée par les parents soit une forme de maltraitance envers les petites filles ?

Dans l’affirmative, comptez-vous l’interdire ?

Les VigilantEs vous remercient pour vos réponses.

Recevez nos sincères salutations.

*Lien sur le blog des VigilantES : https://vigilantes2015.wordpress.com/

Télévision publique et privée relais de la propagande islamiste ?

cygk7erxcaaywvj-voile-etendardSeins nus ou tête voilée, c’est la même chose !  Ah bon ?

David Pujadas se plait à inviter des jeunes femmes de confession musulmane, présentées comme apolitiques, anodines, mais en réalité, porte-paroles de femmes musulmanes politisées,  pour organiser un  bad buzz.

Désinformation sur la qualité des invitées ? Manipulation d’opinions ? Peu importe. L’objectif est le clash.

Le 21 janvier 2016 déjà, nous avions subi le tour de passe-passe de David Pujadas qui présentait Mme Wiam Berhouma, comme simple « jeune femme de confession musulmane, professeure d’anglais dans un collège à Noisy-le-Sec, n’étant encartée dans aucun parti politique ». Or, cette femme est connue comme fervente militante politique !  Ainsi rapporte  IkwanInfos, l’observatoire de l’Islam Politique et des Frères Musulmans : Wiam Berhouma est « la nouvelle égérie de la MAFED ». Un Collectif de femmes disant subir le « racisme d’Etat » et qui sert surtout de paravent aux Indigènes de la république (pro-islamistes, obsédé par les Juifs, et soutenant la résistance armée du Hamas, l’Intifada des couteaux).

Ce 6 janvier 2017, nous avons découvert stupéfaitEs, la nouvelle invitée « anodine » et « surprise » de David Pujadas : Attika Trabelsi. Formidable mise en scène : une jeune et jolie jeune femme, portant une tenue symbolisant la « mode pudique » des femmes musulmanes. Banalisation esthétisante du voile. Merci David Pujadas pour toutes les femmes d’origine musulmane qui cherchent à se soustraire à la pression sociale des islamistes !   

Cette fois encore, une petite recherche sur la toile et nous découvrons la supercherie :

  1. Mr Pujadas la présente comme diplômée de l’Ecole Normale Supérieure, FAUX !

Isabelle Kersimon @KersimonIsa  6 janv.

⚠️ Attika Trabelsi, militante pro-voile invitée hier dans #LEmissionPolitique n’est pas normalienne. Des explications, @France2tv ?

2. Mme Trabelsi se proclame « Féministe Prochoix » : FAUX.

Dans l’univers féministe  être Prochoix fait référence au possible  choix ou non d’avorter.  Le détournement des mots est patent. En réalité, Mme Trabelsi, présentée comme simple jeune  entrepreneure,  est une militante pro-voile.

Yann Barte @YannBarte  5 janv.

Et c’est reparti, les Indigènes du services public…Encore une « jeune musulmane apolitique » @LEPolitique @AssoLallab http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9647

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Attika Trabelsi avec Hanane Karimi.                              Hanane Karimi et Tariq Ramadan

Hanane Karimi et Tariq Ramadan sont des militants de l’islam politique, régulièrement invités par les médias.

3. Monsieur Pujadas cautionne le féminisme victimaire et plussoie lorsque Mme Trabelsi se présente comme femme, musulmane, blessée, humiliée, discriminée. Pourquoi lorsqu’une femme dite musulmanes s’exprime, ses propos relèveraient-ils du féminisme ? Cette forme de dévoiement du féminisme est décidément très prisée des médias.

Mabrouk Sonia @SoMabrouk  5 janv.

#LEmissionPolitique Une idée: Inviter, parfois, des musulmanes non voilées, ça existe aussi et elles parlent tout aussi bien de la femme !!

(Des femmes plutôt que la femme, c’est mieux mais bon…).

4. Mme Trabelsi se dit femme musulmane, féministe  et libre. Bah non ! 

Le féminisme islamique est au féminisme ce que l’islamophobie est à l’antiracisme : une opération politique dont l’objectif est de museler les laïques, non pas d’aider à l’émancipation des femmes, ni de se solidariser avec les femmes qui tentent de résister à l’oppression de régimes autocratiques musulmans. 

Isabelle Kersimon @KersimonIsa 5 janv.

« Chaque femme est libre d’être qui elle veut. » De qui se moque-t-on ? Banalisation voile #AssoLalabb @LeaSalame #LEmissionPolitique #Valls

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France2 chaîne du service public, financée par nos impôts nous a donc appris que « seins nus ou têtes voilées, c’est exactement la même chose » dixit Mme Trabelsi. Sauf à vouloir chosifier le corps des femmes, séparer les femmes entre les impudiques seins nus et les pudiques têtes voilées, une telle affirmation revient à faire la promotion du projet politique islamiste, ce qui est à des années lumière du féminisme. Le voile « est vivement recommandé en France par les Frères musulmans et les salafistes, pour gagner de la visibilité »  Waleed Al-Husseini.

Ce n’est pas la première fois que la télévision se fait ainsi (et comme tant d’autres médias), le relais de la propagande islamiste. France 2 le Supplément, Des Paroles et des actes… manipulés volontaires qui n’ignorent rien de leurs invitéEs puisqu’un ou deux clics sur le Net leur permet de savoir précisément à qui ils ont à faire. Déjà en janvier 2016 un article d’isabelle Kersimon le dénonçait : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/25/31003-20160125ARTFIG00288-dpda-le-supplement-de-canal-plus-quand-la-tele-invite-les-ennemis-de-la-republique.php

Complaisance et complicité coupables, dans quel intérêt, on se le demande encore.

L’islam politique est un totalitarisme : solidement financé et diffusé, il influence les institutions internationales telles l’ONU, les politiques et les médias ; sa force est de faire croire qu’il ne s’agit pas d’un projet politique, qu’il n’a pas de stratégie ; il appâte la gauche notamment en se présentant comme victime.  Il utilise les femmes comme fer de lance et forme des militantes politiques jeunes, instruites, universitaires, journalistes… Leur crédo est toujours le même : « le voile, c’est ma liberté, c’est mon choix ». En réalité, via les femmes et le voile islamique, véritable étendard de l’islamisme, l’islam politique gagne en visibilité et le voile envahit peu à peu des immeubles, des  rues, des entreprises, des universités. Le voile, en tant que revendication instaure un ordre moral et toutes les femmes qui ne le portent pas  sont de facto suspectes voire impures. 

Les droits et libertés des femmes sont universels, le recul et la soumission de quelques unes, de plus en plus nombreuses, nous menacent toutes. Il est grand temps pour les féministes de démasquer les combattantEs de l’islam radical et leurs alliéEs ; d’articuler les libertés individuelles et collectives qui nous ont libérées, particulièrement nous les femmes ; et n’oublions jamais que  le corolaire de l’oppression, c’est la résistance. 

Les VigilantEs

25 novembre, contre toutes les violences faites aux femmes, soyons vigilantEs !

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25 novembre 2016, contre toutes les violences faites aux femmes, soyons vigilantEs !

Le 25 novembre est une journée internationale consacrée à mettre en lumière pour mieux les combattre, les violences faites aux femmes à l’échelle mondiale.

En 1993 l’Assemblée Générale de l’ONU émet une Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, 20 ans plus tard,  échec magistral : une femme sur trois est encore victime de violence physique et/ou sexuelle.

Ces violences, on les retrouve dans chacun des pays du globe, elles constituent une très grave atteinte aux droits fondamentaux. Les conséquences sur la santé des femmes et des filles sont multiples,  leur vie est hypothéquée,  souvent, leur mort précipitée. Les coûts économiques sont aussi très élevés pour nos sociétés.

En France :

  • Des viols : plus de 85 000/an sachant qu’à peine 2% d’entre eux font l’objet d’une condamnation ; aussi, des viols et agressions sexuelles de nature incestueux ;
  • Des violences conjugales : plus de 215 000 femmes victimes en France et 122 femmes assassinées par leur conjoint en 2015 ;
  • Des violences prostitutionnelles : malgré la loi d’abolition de la prostitution, de nombreuses femmes, souvent étrangères, continuent de subir les violences du système prostitueur, les moyens alloués aux programmes de sortie de la prostitution sont insuffisants ;
  • Des agressions physiques : une apparence qui ne convient pas, un soupçon d’homosexualité, ou simplement l’expression d’une toute puissance virile ;
  • Du harcèlement sexuel dans la rue, au travail, etc. ;
  • Un enfermement communautaire et l’influence grandissante des religions qui imposent aux femmes une tutelle familiale privative de liberté ; des traditions aux conséquences parfois criminelles : tutelle masculine, voilement, interdiction de contraception et d’avortement, mariage forcé, mariage de mineures à l’occasion de vacances à l’étranger, excision, etc.

Des associations féministes revendiquent une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et la transposition en droit français de toutes les dispositions de la  Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur « la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

Dans le monde entier *1. :

  • La moitié des victimes d’homicide dans le monde en 2012, l’ont été par un partenaire intime ou membre de la famille ;
  • Au moins, 35 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou d’un inconnu (Ce pourcentage peut aller jusque 70 % pour des études à l’échelle nationale : En 2012, une étude menée à New Delhi a révélé que 92 % des femmes avaient subi des violences d’ordre sexuel dans un lieu public, et que 88 % des femmes avaient subi un harcèlement sexuel) ;
  • Environ 120 millions de filles dans le monde ont déjà été forcées à avoir des relations sexuelles ;
  • 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision dans 30 pays ;
  • Les femmes et les filles représentent environ 70 % des victimes de trafic d’êtres humains, les filles seules représentant deux sur trois des victimes du trafic subi par les enfants ;
  • Une femme sur dix âgée de plus de 15 ans a déjà été victime de cyber-harcèlement ;
  • On estime que 246 millions de filles et de garçons subissent des violences à l’école chaque année ;
  • En 2014, 23 % des femmes non hétérosexuelles (lesbiennes, bisexuelles ou autre) de l’UE ont subi des violences physiques et/ou sexuelles ;
  • 34% des femmes souffrant d’un problème de santé ou d’un handicap ont subi une violence physique ou sexuelle de la part de leur partenaire ;
  • Dans l’UE, 43 % des femmes ont été victimes de violences psychologiques exercées par un partenaire intime ;
  • Les exilées qui fuient la guerre sont infiniment moins nombreuses que les hommes à pouvoir s’échapper ; quand elles y parviennent, trop d’entre elles subissent des violences physiques et sexuelles, la prostitution.
  • Dans nombre de pays soumis au fondamentalisme musulman, les femmes sont forcées de disparaître sous des accoutrements qui les invisibilisent,  sont privées de libertés et de droits civiques ;  dans les régions tombées aux mains de régimes barbares, tel l’EI, elles sont enlevées pour devenir des esclaves domestiques et sexuelles, fabriquer des soldats.

Dans le monde entier la situation des filles et des femmes est catastrophique. Même dans le petit nombre de pays qui ont promulgué des lois sur la violence familiale, disposent de lois relatives au harcèlement sexuel  et  sur le viol conjugal, ces textes ne sont pas intégralement conformes aux directives internationales et le plus souvent ne sont pas mis en application ou très partiellement.

Les campagnes et politiques de prévention et de sensibilisation contre les violences, d’éducation à l’égalité femmes-hommes, sont insuffisantes et les actes violents trop souvent, restent impunis.   

Compte tenu de l’ampleur des violences machistes, la volonté politique des états est ridiculement faible. Les responsables politiques sont complaisants face au recul de la laïcité alors que la place grandissante du religieux entraine un retour à l’ordre moral très préjudiciable aux femmes et aux minorités sexuelles : les intégristes catholiques sont vent-debout contre les droits reproductifs et la « théorie du genre » ; les fondamentalistes musulmans instrumentalisent les femmes, voilées, infantilisées, soumises, pour assoir leur idéologie. Des médias, des intellectuels et politiques bien-pensants convaincus que les musulmans (notez l’assignation religieuse automatique d’une origine, culture, avec une religion), sont les nouveaux damnés de la terre, encouragent ces dérives. 

Les institutions internationales telles que l’ONU, sous l’emprise d’états totalitaires fondamentalistes, depuis la fin des années 90,  vident les Droits Humains de leur sens universel et entravent  l’émancipation des femmes.


Le système patriarcal affaibli par les luttes féministes du 20ème siècle trouve une nouvelle inspiration dans les politiques communautaristes et identitaires imprégnées de fondamentalisme religieux susceptibles de maintenir les privilèges de la domination masculine. Ces politiques divisent et tuent les femmes, il est temps que les féministes et progressistes du monde entier le réalisent.   

Refuser les injonctions religieuses sexistes est une priorité du combat féministe et laïc du 21ème siècle !


Les VigilantEs

Charte des VigilantEs : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/01/17/egalite-emancipation-laicite/

 *1.Chiffres extraits de Rapports ONU femmes

PODCAST « DÉBAT DU JOUR » Un féminisme ou des féminismes ?

Pour écouter le débat auquel participait les VigilantEs :

http://www.rfi.fr/emission/20160929-feminisme-feminismes?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=emission&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2016-09-29

« La polémique sur le burkini a occupé l’espace médiatique tout le mois d’août. Outre la question de l’interdiction de ce maillot de bain intégral, de la médiatisation du phénomène, la polémique a aussi posé la question de la place de la femme dans l’espace public. Comme le voile, le maillot de bain intégral a donc poussé des militantes des droits de la femme à se questionner, se positionner, et toutes n’ont pas eu la même réponse.

Pour en débattre

– Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue iranienne – Dernier ouvrage, «Demande au miroir», Éditions L’Âge d’Homme, 2015

– Christine Le Doaré, féministe, juriste et blogueuse – Co-fondatrice du réseau féministe et laïque « Les vigilantes »

– Hanane Karimi, féministe musulmane, doctorante en Sciences sociales à l’Université de Strasbourg. »