8 Mars 2021 : Elles luttent et avancent

8 Mars 2021 : Place aux femmes luttant pour l’émancipation et l’égalité !

Depuis des années, le 8 mars est l’occasion pour les VigilantEs de rappeler les valeurs fondatrices du féminisme, et son inscription dans l’universalité des droits.

Alors qu’un certain « féminisme » cherche à enfermer les femmes dans leur culture d’origine, leur religion, voire même leur « race », nous choisissons de mettre en lumière des femmes, qui loin de tout déterminisme, loin de se résigner à s’enfermer dans le rôle de victime, se battent ou ont mené des combats déterminants pour faire avancer les droits des femmes, et ainsi les sociétés vers plus d’humanité et de justice.

Les échanges entre pays et cultures se sont accélérés, il doit en être de même pour l’émancipation des femmes.  Nous savons que faire avancer les droits des femmes ici, permet l’émancipation là-bas, et inversement.

C’est le sens de notre solidarité cette année pour le 8 mars 2021, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Nous souhaitons mettre en lumière les avancées ci-dessous, la liste n’étant pas exhaustive :

  • Droits à l’IVG en Argentine

En 2020, les féministes argentines et leurs alliés, regroupées au sein de la coalition « Campagne Nationale pour le Droit à un Avortement Légal Sûr et Gratuit », ont réussi à obtenir le vote par le Congrès (Assemblée + Sénat) d’une loi autorisant l’avortement, et ce, malgré l’opposition du Vatican, de l’église catholique, et des évangéliques.

En 2018, une première étape avait été franchie à l’Assemblée mais le Sénat avait rejeté le texte. Alberto Fernandez, alors candidat à l’élection présidentielle, avait alors promis pendant sa campagne électorale de soumettre à nouveau la légalisation de l’IVG aux parlementaires. Une fois élu, le texte fut soumis au vote des parlementaires. Victoire et un espoir pour les femmes des pays d’Amérique latine.

  • Justice pour les esclaves sexuelles de l’armée impériale nippone

On les appelait « femmes de réconfort ». Dans les années 30 et 40 près de 200 000 jeunes filles, en majorité coréennes, ont été contraintes à se prostituer dans des maisons closes, au service de l’armée impériale nippone. Force est de constater que la colonisation s’accompagne souvent d’une forme d’esclavage sexuel des femmes.  Dans les années 90, féministes japonaises et coréennes s’élèvent ensemble contre le tourisme sexuel des cadres japonais en Corée. Elles remarquent alors que les lieux de prostitution se superposent avec ceux des anciennes « maisons de réconfort ». Suite aux centaines de manifestations demandant la reconnaissance officielle des « femmes de réconfort », une Fondation leur a été dédiée. Le 8 janvier 2021, 12 femmes ex-esclaves sexuelles, ont été reconnues victimes de « préjudice mental » par le tribunal de Séoul. Il reste une vingtaine de survivantes de cet esclavage sexuel.

  • Mutilations sexuelles féminines :

L’excision, fondée sur des traditions et des stéréotypes sexistes, reste une pratique de contrôle du corps des femmes des plus barbares. 200 millions de fillettes et femmes dans le monde l’ont subie. 

Au Soudan, les femmes ont été en 2018, à la pointe du combat qui a abouti à la chute du régime d’Oma Al-Bachir soutenu par les islamistes. Elles ont obtenu du nouveau gouvernement la criminalisation de l’excision. Mais dans un pays où 90% des femmes sont excisées, la loi, ne suffira pas. Par exemple, en Egypte où les mutilations génitales sont interdites depuis 2008, on compte encore 91% de femmes excisées. En France, où l’excision est criminalisée depuis 2006, l’excision touche encore les femmes migrantes ou exilées issues des pays où elle est une pratique courante. Le gouvernement a lancé avec les ONG et associations concernées un plan de lutte contre l’excision.

  • Port du voile : Masih Alinejad, porte-voix des iraniennes qui osent ôter leur hijab

En 2014, elle commence sa campagne contre le port obligatoire du foulard, en appelant les femmes à poster sur les réseaux sociaux des photos d’elles non voilées. Cette première campagne s’appellera « #MyStealthyFreedom » où l’on verra des centaines de femmes poser sans voile, au risque d’un emprisonnement dans l’Iran des mollahs. Puis viendra la campagne « #WhiteWednesdays » où l’on verra des femmes cheveux au vent, et portant un châle blanc au bout d’un bâton.  Et enfin la campagne vidéo « #MyCameraMyWeapon » où des femmes n’hésitent pas à affronter les gardiens et gardiennes de la révolution.  Aujourd’hui le compte Instagram de Masih Alinejad qui réside aux USA, compte 3 millions de followers. Elle soutient les femmes emprisonnées pour non-port du voile, dont Nasrin Sotoudeh.  Elle demande aussi aux femmes des gouvernements du monde entier de ne pas se voiler quand elles vont en Iran !

Remercions les joueuses allemandes de beach-volley d’avoir insisté pour jouer au Qatar dans leur tenue habituelle, le bikini.

  • Droit de conduire : Loujain Al-Hathloul icône de la lutte pour l’égalité femmes-hommes

A 31 ans, cette activiste féministe saoudienne, leader de la campagne « WomenToDrive », a obtenu la levée de l’interdiction de conduire pour les femmes.  En 2018, le monde entier « découvrait » via une vidéo virale, qu’en Arabie Saoudite, les femmes n’avaient pas le droit de conduire et que certaines osaient défier le pouvoir. Quelques mois plus tard, Loujain sera jetée en prison, puis condamnée par le tribunal antiterroriste du royaume saoudien.

Ce 10 février 2021, elle est sortie de prison, après avoir subi torture et harcèlement sexuel, mais reste sous liberté conditionnelle. Sa libération a été saluée par les féministes universalistes du monde entier, et aussi par les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron. Les féministes saoudiennes demandent l’abrogation du système de tutelle masculine.

  • Inceste :

Il n’y a pas qu’en France que les violences de l’inceste défrayent la chronique, en Tunisie, la juriste Monia Ben Jémia se bat contre le tabou de l’inceste avec son livre « Les siestes du grand-père ». Elle enjoint toutes les victimes de l’inceste à parler malgré le poids des silences et secrets familiaux.

  • Mariage des enfants, violences conjugales et brûlures à l’acide :

Au Yemen, A-Anoud Hussein Chariane, mariée à 12 ans, répudiée à 16 et défigurée à l’acide par son ex-mari qui voulait la récupérer, aujourd’hui à l’âge de 19 ans attend des opérations pour tenter de réparer ce qui peut l’être. Elle a décidé dans un pays où la justice ne lui vient pas en aide, malgré tout de de porter plainte contre son tortionnaire et de solliciter l’aide des ONG.

  • Viol :

Au Soudan, le hashtag #ItsNotOkay s’est répandu massivement après un viol collectif très violent. Rayan Mohammed du collectif Soudanese Women Revolution demande au ministre de la justice de réviser la loi de 1991 sur les violences sexuelles pour que le viol soit reconnu comme un crime.

  • Harcèlement sexuel :

Au Koweït, des femmes ont lancé « Je ne me tairai pas » avec une campagne sur les réseaux sociaux. La blogueuse Ascia Al-Faraj a posté une vidéo qui a déclenché un mouvement dans tout le pays.

En Egypte, à l’instar de l’étudiante Zeina Amr Al-Dessoky, des jeunes femmes dénoncent le harcèlement de rue sur les réseaux sociaux. Zeina anime un compte Instagram sur le harcèlement de rue, endémique en Egypte.

  • Le combat des femmes kurdes contre l’EI :

Les documentaires sur les combattantes kurdes contre l’Etat Islamique et leurs victoires, ont frappé nos imaginaires féministes. Militantes pour l’égalité des droits, pour la parité politique, solidaires des femmes Yézidies réduites en esclavage sexuel, elles font figure d’héroïnes. N’oublions pas qu’elles continuent de se battre, armes à la main, pour leur liberté, contre les forces djihadistes mais aussi contre la Turquie d’Erdogan. C’est aussi pour notre liberté.

Un petit tour du monde des luttes féministes nous rappelle que les femmes du monde entier ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour gagner leur liberté et l’égalité et que la solidarité internationale doit être de mise.

Les VigilantEs

 

Projet de loi principes républicains et droits des femmes

Le podcast du débat animé par Emmanuel Laurentin « Le projet de loi sur les principes républicains fait-il avancer les droits des femmes ? » entre Christine Le Doaré, Ghada Hatem et Kaoutar Harchi sur France Culture dans le Temps du Débat mercredi 9 décembre 2020.

Où l’on comprend que des « feministes » ont d’autres agendas que la défense des droits des femmes, que leur émancipation.

https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/le-temps-du-debat-emission-du-mercredi-09-decembre-2020?fbclid=IwAR1wbtoPhIiMKdCTsnlyyTnIKmALCv3y9Sw0iYd4tu9BU1Nn-4p6iU4LnoY

Bonne écoute !

A l’issue de l’émission, Christine Le Doaré a souhaité rebondir et a déconstruit sur son blog dans un texte intitulé « Remballe ton féminationalisme ! » le discours actuel des « féministes » relativistes, racialistes, indigénistes. Et pour aller plus loin, vous y trouverez aussi une présentation détaillée de la loi.

Remballe ton féminationalisme !

Retour sur le débat sur France culture « Projet de loi principes républicains et droits des femmes »

« Le jour de la présentation du projet de loi du gouvernement sur le respect des principes républicains au Parlement, Emmanuel Laurentin proposait dans Le temps du débat sur France culture, un débat intitulé « Le Projet de loi sur les principes républicains fait-il avancer les droits des femmes ? ». Ghada Hatem obstétricienne et présidente de la Maison des Femmes de Saint-Denis, Kaoutar Harchi sociologue et moi-même juriste et militante féministe porte-parole des VigilantEs, étions invitées à débattre. L’émission était bien préparée et le temps de parole fut globalement bien réparti, pour une fois, les conditions du débat furent bonnes. Le panel choisi devait garantir un équilibre : une intervenante globalement favorable à la loi, une autre franchement opposée et la troisième devait se situer entre les deux. Je vous laisse écouter le podcast si vous avez manqué le direct et en juger par vous-même mais en ce qui me concerne, j’ai tout de même eu nettement le sentiment que nous étions deux contre une.

Ce qui m’a étonnée d’emblée c’est que les deux intervenantes autant que le journaliste ont éludé les motivations qui prévalent au projet de loi, comme si le danger islamiste auquel nous étions confrontés n’existait pas. Parler d’un projet de loi en esquivant le contexte dans lequel il s’inscrit est tout de même troublant.

Quand j’entends et lis la sociologue Kaoutar Harchi, je l’associe à la mouvance relativiste, indigéniste et anticolonialiste.  Ghada Hatem quant à elle se présente comme universaliste mais se réfugie le plus souvent derrière son expérience du quotidien. J’ai trouvé un peu court le fait de se contenter de présenter un témoignage alors qu’il est question d’un projet de société, et quelque peu cynique de conclure en affirmant que cette loi ne sert à rien sans avoir apporter le moindre argument féministe et politique.

Si j’ai apprécié le calme contenu du débat, tenu mon cap et pu développer quelques arguments, j’ai tout de même trouvé pénible d’intervenir face à une relativiste qui construit artificiellement un discours à coups de contrevérités enrobant le tout dans un verbiage aussi prétentieux que creux. Et surtout, je regrette de n’avoir pas eu le temps de mieux contrer l’arnaque sémantique présentée par Kaoutar Harchi sous le terme de « féminationalisme ».

Jamais à court de manipulation, les relativistes cherchent désormais à décrédibiliser les féministes universalistes qui travaillent sur les droits des femmes, avec des institutions républicaines.  Ce terme de « féminationalisme » signifie que l’état ne peut être à l’initiative d’aucune bonne mesure en matière de droits et de libertés des femmes, d’égalité femmes-hommes. C’est logique puisque l’état selon ces relativistes est pourri, xénophobe et génère des discriminations. Après le « racisme d’état », nous voici avec un « sexisme d’état » !  On aurait dû la voir venir celle-ci !

Ce terme de « féminationalisme » est une énorme arnaque sémantique, c’est surtout la manifestation d’une haine insensée envers nos institutions républicaines et l’état français. Il y a du racisme, de l’antisémitisme, de l’homophobie, du sexisme en France, des racistes, des xénophobes, des homophobes, des sexistes … mais l’état condamne ces haines, il prend des lois pour les punir, adopte des dispositifs de prévention et d’éducation pour les combattre. Il peut faire plus et mieux mais il n’est pas à l’origine de ces haines. Les femmes qui vivent dans les pays où la religion fait loi souffrent d’une oppression sans nom, mais c’est en France que nous serions en but à un sexisme d’état, mais bien sûr !

… »

la suite ici :

https://christineld75.wordpress.com/2020/12/13/remballe-ton-feminationalisme/

Tribune collective féministe universaliste 25 novembre

Pour le 25 novembre 2020, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une Tribune collective, initiée par les VigilantEs, enrichie et signée par des féministes universalistes Françaises, Belges et Québécoises : « L’éradication des violences faites aux femmes reste un enjeu démocratique majeur ».

La Tribune est parue simultanément dans les trois pays.

France :

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/nous-feministes-universalistes-et-laiques-appelons-a-lutter-sans-relache-pour-une-societe-ou-leradication-des-violences-a-lencontre-des-femmes-et-legalite-des-droits?fbclid=IwAR0_79t8Kowi0r_717bBaR1w4–PBDT9sdMyzHX0p51IyFGbmXhZHEOcEcU

Belgique :

https://www.lecho.be/economie-politique/international/general/l-eradication-des-violences-faites-aux-femmes-reste-un-enjeu-democratique-majeur/10267284.html

Québec :

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/590356/l-eradication-des-violences-faites-aux-femmes-doit-etre-une-priorite

Voile islamique, la banalisation du sexisme n’a pas sa place à l’Assemblée Nationale

Le départ des député.es Philippe Dumont, Marianne Dubois, Frédéric Reiss et Christine Lang de l’audition de Maryam Pougetoux à l’Assemblée Nationale n’est pas tant affaire de laïcité que de sexisme et donc de féminisme. 

Rappelons tout d’abord que le voile islamique n’est pas interdit en France, si ce n’est aux femmes dans l’exercice d’une mission de service public et aux filles dans les établissements scolaires. Rappelons également que Myriam Pougetoux ne porte pas un simple foulard mais l’uniforme préconisé par un islam fondamentaliste. Rappelons enfin que Myriam Pougetoux n’est pas une femme ordinaire, mais la vice-présidente du syndicat UNEF et que sa fonction exige qu’elle soit au service des intérêts des étudiants et non d’une doctrine politique. 

Certains répètent à l’envie que sa tenue n’a pas d’importante, et que c’est son choix. C’est faux. C’est important, il ne s’agit pas d’une tenue comme une autre, les femmes sont incitées à porter cet uniforme qui est le marqueur de progression de l’islam politique. La preuve en est que les femmes qui refusent de revêtir cet uniforme en Iran, Arabie Saoudite et ailleurs risquent leur vie.   Cet uniforme signifie que les femmes seraient par nature impudiques et devraient se soustraire aux regards des hommes incapables d’être civilisés. Ni les féministes ni les progressistes ne doivent accepter une telle supercherie. C’est faux. Ce n’est pas un choix. C’est le fondamentalisme qui le leur impose. L’islam politique affirme à travers elles que la loi de dieu est supérieure à celle de la République. Le fondamentalisme islamique les instrumentalise pour instaurer un séparatisme visuel dans l’espace public. Et donc, porter ces tenues n’est pas une liberté mais un acte de soumission à l’islam politique et de prosélytisme.

Les féministes et les progressistes se défient du fondamentalisme religieux. Dans les années 70 elles et ils luttaient contre le catholicisme qui enfermaient les femmes comme les hommes dans des rôles de genre sexistes,  interdisaient aux femmes de disposer de leur corps librement dans la sexualité et la reproduction. L’islam comme toutes les religions est contestable quand il enferme les femmes dans des stéréotypes sexistes. 

En outre, il est temps de comprendre que l’emprise de l’islam politique est redoutable, il suffit de lire des ouvrages comme « Les territoires conquis de l’islamisme » sous la direction de Bernard Rougier pour s’en convaincre. L’islam politique infiltre tous les relais sociaux et politiques de la société, ses adeptes exercent rapidement des responsabilités et détournent à leur profit des outils de représentation et d’action politique. Quasiment toute la gauche, mais pas seulement, est touchée. Dans cette stratégie d’islamisation de la société, les femmes aussi tiennent un rôle actif, et pas seulement parce que le voile est le drapeau des islamistes. Les femmes qui se voilent et qui exercent des responsabilités dans les associations, syndicats et partis politiques infiltrés par les islamistes savent pertinemment en quoi consiste leur mission. Le prêcheur salafiste Nader Abou Anas n’a t’il pas clairement explicité la fonction du voile  : » Notre da’wa (prosélytisme et recrutement) est dans notre hijab. Pas besoin de parler. Le hijab le fait pour nous «. 

Gisèle Halimi disait en 1989 : » Le foulard  islamique est un signe religieux, un signe politique, un signe de mépris qui porte atteinte à la dignité de la femme et remet en question les lois et principes de la République. C’est un véritable drapeau. »

L’UNEF fut un syndicat laïque, universaliste et de gauche, il est désormais un syndicat revendiqué islamo-gauchiste, intersectionnel et indigéniste. Il est coutumier des coups médiatiques comme celui de l’audition de Myriam Pougetoux à l’Assemblée Nationale. Il a contribué à l’interdiction de la pièce Les Suppliantes à la Sorbonne. Il a cautionné le hijab Day à Sciences Po où sous couvert de diversité, les étudiantes sont incitées à essayer des hijabs et autres tenues islamiques, dans le but de banaliser ces accessoires politiques : « Ce n’est pas pas du prosélytisme, il s’agit de désacraliser le voile » Laura trésorière de l’UNEF et étudiante en 2è année. Myriam Pougetoux a déjà fait parler d’elle en 2018, elle continue. Il s’agit bel et bien d’un acte délibéré, d’une stratégie : elle cherche à se victimiser pour obtenir un soutien et banaliser ce drapeau islamiste. 

La meilleure attitude aurait probablement été pour des député.es de demander à la jeune femme de revenir dans une tenue plus neutre, et seulement en cas de refus, de quitter la salle d’audience. Mais dans tous les cas, si une militante s’autorise à une provocation prosélyte à l’Assemblée, les député.es sont aussi en droit de signifier leur désapprobation et rien dans le règlement ne les contraint non plus à poursuivre l’entretien. 

La République française est engagée pour l’égalité femmes-hommes, elle ne peut donc cautionner l’infériorisation ni l’effacement des femmes sous des tenues religieuses sexistes, ni la division de la société en communautés séparées. Les appartenances religieuses n’ont pas à être portées en étendard, et sûrement pas au sein de nos institutions politiques.

Aucune femme ne choisit de s’émanciper en se soumettant aux injections religieuses ni politiques d’où qu’elles viennent et sûrement pas des intégristes. Toutes les féministes universalistes, tous les progressistes le savent et le diront encore et encore et tant qu’il le faudra. Nous ne sommes pas dupes des manoeuvres de l’islam politique et nous résistons. Nous résisterons toujours. 

Les VigilantEs 

Alice Coffin n’est pas une VigilantE

Alice Coffin coche toutes les cases que les VigilantEs combattent : multiculturalisme à l’anglo-saxonne, communautarisme, essentialisme, intersectionnalité, indigénisme et racialisme.

– Case modèle contestataire US et théories controversées de certaines universités américaines :

En 2017 : elle obtient une bourse Fulbright, pour lui permettre de s’imprégner des théories américaines en vogue notamment celles concernant les questions LGBT et féministes. C’est ce qu’on appelle le «Soft Power» US, dont a d’ailleurs bénéficié Rokhaya Diallo. Lesbienne et journaliste militante, elle a travaillé sur l’impact négatif de la neutralité des médias envers les minorités. 

– Case « féminisme islamique « :

       En 2017 : elle signe une pétition de soutien à l’association Lallab aux côtés de toute la mouvance gauchiste et islamo-gauchiste de l’époque. Lallab, une association qui milite pour le port du voile, symbole on ne peut plus essentialiste et misogyne.

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=1071

https://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/stop-au-cyberharcelement-islamophobe-contre-l-association-lallab_1591443

– Case racialisme : 

       En 2017 : elle signe une pétition de soutien à Rokhaya Diallo lorsque celle-ci fut évincée du Conseil National du Numérique : en cause notamment, ses positions publiques dans lesquelles elle accuse la France de « racisme d’état ».

– Case indigénisme : 

      En 2020 : elle participe à la Marche pour Adama Traoré organisée à Beaumont-sur-Oise par les écologistes et le Comité Adama.

   – Case exotisme théoratie islamique, sexiste et homophobe

En 2019 : l’AJL créée par Alice Coffin and co a nominé aux Outs d’Or 2019 (qui récompense les médias qui donnent de la visibilité aux LGBT), AJ+ média appartenant au Qatar.  

Si Alice Coffin et autres prétendues féministes n’ont évidement pas complètement tort sur toute la ligne, confère l’article de Christine Le Doaré ci-dessous, les cases cochées et le type d’activisme, sont pour les féministes universalistes et laïques que nous sommes, rédhibitoires. 

« Rififi à Paris, Alice Coffin, EELV et féminisme »

https://christineld75.wordpress.com/2020/07/26/rififi-a-paris-alice-coffin-eelv-et-feminisme/

Les VigilantEs

Le féminisme a t’il perdu la tête? #8mars2020

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Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, mobilise les féministes avec des évènements et communications de toutes sortes. Nous, les VigilantEs, sommes perplexes devant la tournure prise par cette journée de solidarité mondiale pour les droits et libertés des femmes.

Oubliée l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah détenue en Iran ?

Oubliée la Pakistanaise Asia Bibi qui souhaite obtenir l’asile en France ?

Oubliée Nûdem Durak, la chanteuse kurde, emprisonnée dans les geôles d’Erdogan ?

Oubliées les femmes kurdes qui, les armes à la main, défendent les droits des femmes contre Daesch et la Turquie ?

Oubliés les affronts de Trump, Bolsonaro, … contre les femmes ?

Oubliée la dépénalisation des violences conjugales en Russie ?

Les saoudiennes, iraniennes et leur mouvement #WhiteWednesday et toutes les femmes en lutte contre un patriarcat politique et religieux, attendront.

Loin de cette solidarité internationale que nous VigilantEs réaffirmons régulièrement, le mouvement féministe mainstream semble bien avoir perdu sa boussole en cette journée mondiale.

D’un côté, ce qui reste du mouvement féministe matérialiste et universaliste se confond avec le mouvement social « anti-Macron » :

Une page Facebook (https://www.facebook.com/OnArreteToutes/) avec le hastag #OnArrêteToutes mobilise depuis mai 2019 pour une grève des femmes en France, le 8 mars 2020. Mais depuis novembre 2019, la page se consacre essentiellement à la mobilisation contre la réforme des retraites en appelant à « la grève générale », aux manifestations, à contribuer à la cagnotte de la CGT, à reproduire les chorégraphies d’Attac, à lire les tracts de Philippe Martinez de la CGT… Si bien qu’en consultant la page on ne sait plus s’il s’agit d’une page féministe préparant à une grève spécifique des femmes pour le 8 mars ou de la page du groupe femmes de la CGT.

La page Facebook #OnArrêteToutes a donné naissance à un regroupement dénommé les « Grandes Gagnantes » constituée de : la CGT, Attac, le CNDF, CQFD lesbiennes féministes, les Effrontées, Osez le féminisme, l’UNEF, la Marche Mondiale des Femmes, le collectif féministe Ruptures… qui reprenant visuels et mots d’ordre, appelle à la grève des femmes le 8 mars.

Des groupes féministes tels que la Marche Mondiale, le CNDF ou OLF se sont donc associés à l’UNEF (pro-voile et pro-prostitution), aux Effrontées (pro-voile et pro-prostitution) et à la CGT, pour revendiquer une convergence des luttes qui gomme toutes leurs divergences, la fin justifiant probablement les moyens. L’intersectionnalité des luttes a servi dans l’histoire à affaiblir les luttes des femmes au profit d’autres causes jugées prioritaires. Une fois de plus, les revendications propres aux femmes sont reléguées au second plan, en vue de servir d’autres desseins. A la lecture du tract, il apparaît clairement que l’objectif prioritaire est de dénoncer l’exploitation capitaliste et de s’allier au mouvement social anti-Macron contre la réforme des retraites : « En lutte, en grève, en manifestation depuis le 5 décembre pour exiger le retrait de la réforme des retraites ». Ne pas s’étonner si le 8 mars, déguisé.es en « Rosie la Riveteuse », au lieu de l’hymne des femmes c’est « A cause de Macron… » qui est entonné et si à la fin, guidées par des députées de la France Insoumise et une certaine sénatrice Verte peu coordonnée, elles brûlent l’effigie d’Emmanuel Macron et se lâchent à coups de violences symboliques. Une nouvelle tendance est née, le féminisme populiste.

Et aux extrêmes, avec les « Féministes révolutionnaires » c’est encore pire. Parce qu’au moins « Les Grandes gagnantes » ne franchissent pas certaines limites. Les « Féministes révolutionnaires » quant à elles, influencées par les Social Justice Warriors, sont dans une confusion absolue et pratiquent allègrement un racialisme décomplexé (« tu es noire » ; « l’oppression hétéro-patriarcale blanche ») ; banalisent les violences prostitutionnelles (« tu es travailleuse du sexe ») ; donnent dans le relativisme culturel et l’indigénisme (« nous revendiquons le port du voile et la lutte contre l’islamophobie d’état ») ; affichent un sectarisme de genre « sans hommes cis-genres »…

Pourtant, les français.es exigeant le retrait de la réforme des retraites sont minoritaires en France. Le ratio population active/retraitée est de plus en plus défavorable ; le système par répartition doit être sauvé ; les régimes complémentaires ARCCO/AGIRC par répartition et par points ont déjà fait la démonstration de leur efficacité ; la réforme n’est pas défavorable aux femmes,  le gouvernement a dernièrement corrigé sa copie sur les droits familiaux et conjugaux de la retraite, en améliorant les points qui auraient pu pénaliser certaines femmes : https://www.lefigaro.fr/social/retraites-le-gouvernement-revoit-sa-copie-sur-les-droits-familiaux-et-conjugaux-20200214   

Aussi vouloir amender et améliorer la réforme dans l’intérêt de toutes et tous plutôt que d’exiger son retrait  est donc un choix parfaitement légitime.  Les féministes qui ne sont convaincues ni par les arguments et encore moins par les méthodes de la CGT et des Gilets Jaunes, mais qui jugent plus opportun de négocier et amender le projet de loi, sont exclues de facto de cette mobilisation proposée par le mouvement mainstream pour le 8 mars. Il s’agit ni plus ni moins d’un détournement, d’une récupération politique du 8 mars JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES. Une fois de plus, d’autres agendas que féministes, divisent les femmes et les féministes.

 

De l’autre côté, des relativistes adeptes d’un pseudo « féminisme » essentialiste, racialiste, religieux et communautaire, nous serviront leurs couplets habituels sur la liberté de consentir à son oppression et sur l’impérieux besoin de décoloniser les savoirs, arts et cultures, enfin certains plus que d’autres. 

 

En conclusion, la solidarité internationale semble avoir disparu des préoccupations des groupes féministes mainstream les plus visibles.

Il est décidément de plus en plus difficile de s’inscrire dans ce féminisme. Un féminisme intersectionnel quand il n’est pas essentialiste et relativiste, un féminisme à géométrie variable, qui ne juge pas opportun de défendre ou seulement du bout des lèvres, Mila, une jeune lesbienne mineure harcelée, menacée de mort et déscolarisée pour avoir rejeté avec un langage un peu cru, un dragueur musulman sur Internet et lui avoir exprimé sa détestation des religions, la sienne comprise.  https://vigilantes2015.wordpress.com/2020/02/09/affaire-mila-revue-de-presse-feministe-et-laique/article blog VigilantEs

Un féminisme qui se tait quand à Telford et Roterham en Angleterre, des jeunes filles blanches de milieux sociaux défavorisés sont violées et prostituées par centaines par des gangs pakistanais ; ou quand 1 200 femmes sont agressées la nuit du nouvel an 2016 à Cologne, Hambourg et dans d’autres villes allemandes.

Les VigilantEs soutiennent les initiatives féministes universalistes et laïques organisées partout dans le monde,  dans l’intérêt de toutes les femmes.

Les VigilantEs

Affaire #MILA Revue de presse féministe et laïque

droit au blasphèmeCette triste affaire est révélatrice de notre époque. Elle mêle :

  • la violence des réseaux sociaux : phénomène de meute,  propension à la diffamation, à la menace, avec des conséquences dramatiques pour les personnes incriminées, 
  • le sexisme et la hargne de dragueurs harceleurs,
  • l’homophobie ou plus exactement dans ce cas, la lesbophobie, qui frappe toujours et plus durement encore les plus jeunes,
  • la dérive idéologique des associations LGBT et féministes,
  • le manque de connaissance et de compréhension des textes et des principes fondateurs de notre République laïque, même chez les plus hauts représentants de l’état, même dans l’appareil judiciaire.

Mila n’a que 16 ans, elle est lesbienne et elle a déclaré détester les religions, l’islam comme les autres, alors qu’elle rembarrait vertement sur Internet, un dragueur qui se trouve être musulman. C’en était trop, en quelques lignes, elle était devenue une cible à harceler, à menacer. Les informations sur sa vie privée et familiale ont été livrées en pâture ; elle et les siens sont menacés et vivent sous protection policière. Entre autres conséquences,  elle ne peut plus se rendre au lycée. Il faut lui trouver un autre établissement. Et ça se passe en France.

Des enquêtes menées auprès de ses anciens camarades de lycée révèlent qu’ils ne sont pas #Mila ; ils n’expriment aucune solidarité bien au contraire car selon eux, Mila l’aurait bien cherché. Voici qui nous renseigne sur la mentalité de nos jeunes qui grandissent dans le respect des religions et du communautarisme bien plus que dans le respect des filles et de l’orientation sexuelle. Rejeter une religion, serait impardonnable, en revanche, un lourdaud peut draguer et harceler une jeune lesbienne sur Internet, ce n’est pas bien grave. Il est musulman, elle rejette l’islam, c’est très grave ; elle, est menacée de mort, ce n’est pas un problème. Comment en est-on arrivé là ? Quelle éducation reçoivent ces jeunes de leurs parents ? Et les enseignants, ont-ils renoncé à expliquer la laïcité, à relativiser les croyances, à les positionner là où elles doivent être, c’est-à-dire dans la vie privée des croyants ?

Les associations LGBT si promptes à monter au créneau habituellement et à se faire entendre dans les médias sont aux abonnés absents ou presque. Des réactions seulement sur Twitter, de Stop homophobie et de SOS homophobie qui soutient Mila mais en affirmant que «  rien ne justifie non plus qu’on instrumentalise ce cyberharcèlement pour exprimer une haine raciale ». Un soutien sincère ne souffrait aucun mais, et confondre la critique d’une religion, qualifiée d' »islamophie » avec le racisme, est lamentable.
Ce n’est pas très étonnant, le mouvement LGBT est tombé dans le relativisme culturel depuis un moment, ses priorités vont aux spécificités et divisions communautaires, religieuses et racialistes, avant l’universalisme.

Quant aux associations féministes, mises à part les trois mêmes : Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes et Regards de Femmes, ou le Réseau des VigilantEs, elles se sont au mieux discrètement exprimées, au pire, tues avec acharnement. Tout juste, des réactions Twitter, du collectif féministe #NousToutes : «Rien ne justifie les violences. Point à la ligne. » Mais encore ?  Et de Osez le féminisme qui apporte son soutien à Mila, réaffirmant le «droit à critiquer les religions, patriarcales et misogynes», toutefois, l’association pointe surtout la responsabilité des plateformes comme Twitter dans les campagnes de haine en ligne. C’est un peu court. Quand elles ne sont pas relativistes et essentialistes, comme beaucoup de groupes issus des « nouveaux féminismes », les associations féministes craignent de compromettre leurs fragiles alliances avec des groupes qui n’ont de féministe que le nom, alors elles sélectionnent soigneusement leurs soutiens. Les associations universalistes seules défendent les droits de toutes les femmes et des minorités sexuelles, mais peu sont subventionnées pour ça.

Plus globalement, au plan politique, quand Mme Belloubet a déclaré que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de croyance », elle a fait la démonstration de l’immense confusion qui règne parmi les politiques sur les questions de laïcité et de la place du religieux dans une République laïque. Le droit au blasphème n’existe pas en droit français. Nicole Belloubet a fini par s’en souvenir et s’est en fin de compte rachetée, un peu tard, mais honorablement.

Au plan juridique, il faut retenir que le procureur de la République de Vienne a d’abord ouvert une enquête contre Mila pour provocation à la haine, qui sera classée sans suite, avant une seconde enquête contre les auteurs des menaces. Comme s’il pouvait y avoir une confusion entre injurier des religions et injurier des croyants. Les croyances sont critiquables et de toutes les manières possibles, même les plus outrancières et caricaturales, les croyants eux doivent être respectés. Il est tout de même inquiétant de constater que la loi Pleven de 1972 et ses déclinaisons pénales peuvent être si mal interprétées. La loi combat clairement l’incitation à la haine ou à la discrimination, l’injure et la diffamation, à raison de la religion, de l’origine ethnique, de l’orientation sexuelle, etc., des personnes. Elle n’a jamais protégé des dogmes mais bien des personnes. Et ça fait toute la différence car dans le cas inverse, elle empêcherait purement et simplement la liberté d’expression. Les juges l’ont bien compris et la jurisprudence est constante, la critique même outrancière des religions n’a jamais jusqu’ici été confondue avec l’injure faite aux croyants. Le procureur a finalement conclu que « « l’enquête a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion, sans volonté d’exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance ».

Soulagement, car s’il en avait été autrement, le délit de blasphème était ré-introduit en droit français.

C’est un risque contre lequel, il nous faut toujours rester vigilant.es.

Christine Le Doaré pour les VigilantEs

 

Cette affaire est éclairante sur l’état de notre République laïque affaiblie sous les coups de boutoir du religieux. Ce n’est pas pour rien si elle a fait couler tant d’encre. Un nombre important d’articles, d’émissions radio, de plateaux TV s’en est suivi. Des prises de position remarquables, immédiates, d’autres indignes, d’autres encore sont très tardives et des silences resteront à jamais mémorables.

Certains textes/articles, des tweets également sont excellents, aussi avons-nous voulu avec les VigilantEs établir une revue de presse et une liste de quelques tweets significatifs. Ce n’est bien sûr pas exhaustif et nous remercions à l’avance les auteurs de textes ou de tweets que nous aurions oublié de nous en excuser. Nous avons choisi de mettre en avant les nombreux textes qui rappellent sans ambiguïté que le délit de blasphème n’existe pas en France.

Les VigilantEs

 

Revue de presse chronologique 

  1. Prises de position claires contre le délit de blasphème.
  • 23/01

Charlie Hebdo

« Menacée de mort pour avoir critiqué l’Islam »

Par Laure Daussy

https://charliehebdo.fr/2020/01/actualite/menacee-de-mort-pour-avoir-critique-lislam/

  • 25/01

Le JDD

TRIBUNE. L’avocat Richard Malka : « L’affaire Mila ou le triomphe de la peur »

Par rédaction JDD

https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-lavocat-richard-malka-laffaire-mila-ou-le-triomphe-de-la-peur-3945509

  • 25/01

Comité Laïcité République

« POUR MILA, Pour le droit de critiquer toutes les religions » 

http://www.laicite-republique.org/pour-mila-pour-le-droit-de-critiquer-toutes-les-religions-clr-25-jan-20.html

  • 27/01

Revue des deux Mondes

« Mila, le délit de blasphème et la démission de la gauche »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/mila-le-delit-de-blaspheme-et-la-demission-de-la-gauche/

  • 27/01

L’OBS

« Affaire Mila : où sont les voix de gauche ? »

Par Dominique Nora

https://www.nouvelobs.com/edito/20200127.OBS24023/affaire-mila-ou-sont-les-voix-de-gauche.html

  • 28/01

Mezetulle Blog-revue

« It hurts my feelings » : l’affaire Mila et le nouveau délit de blasphème

Par Catherine Kintzler

https://www.mezetulle.fr/it-hurts-my-feelings-laffaire-mila-et-le-nouveau-delit-de-blaspheme/

  • 28/01

Le Point (via AFP)

« Critiques contre l’islam : Schiappa s’en prend au délégué général du CFCM »

https://www.lepoint.fr/societe/critiques-contre-l-islam-schiappa-s-en-prend-au-delegue-general-du-cfcm-28-01-2020-2359939_23.php

  • 29/01

France Culture

Affaire Mila : « Les propos de Nicole Belloubet sont irresponsables et fondés sur une ineptie juridique »

Interview de Richard Malka  par Stanislas Vasak et Eric Chaverou

https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/richard-malka-les-propos-de-nicole-belloubet-sont-irresponsables-et-fondes-sur-une-ineptie-juridique

  • 29/01

FigaroVox

Affaire Mila: « Non, Madame Belloubet, injurier l’islam n’est pas une atteinte à la liberté de conscience ! »

Interview de Richard Malka par Paul Sugy

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/richard-malka-non-madame-belloubet-injurier-l-islam-n-est-pas-une-atteinte-a-la-liberte-de-conscience-20200129

  • 30/01

Charlie Hebdo

« Affaire Mila : Faire peur pour faire taire »

Par Coco

https://charliehebdo.fr/2020/01/societe/laicite/affaire-mila-faire-peur-pour-faire-taire/

  • 30/01

Libération

Affaire Mila : «Il est bon que le parquet réaffirme une grande valeur constitutionnelle»

Par Julie Brafman

https://www.liberation.fr/france/2020/01/30/affaire-mila-il-est-bon-que-le-parquet-reaffirme-une-grande-valeur-constitutionnelle_1776235

  • 30/01/

LICRA

« La loi protège les individus, pas les dogmes »

Par Mario Stasi

https://www.licra.org/la-loi-protege-les-individus-pas-les-dogmes

  • 31/01

L’Express

Affaire Mila : « Nous paierons cher cette lâcheté »

Collectif – Par Elisabeth Badinter, Elisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Jean-Pierre Le Goff

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-mila-nous-paierons-cher-cette-lachete_2116892.html

  • 31/01

FigaroVox

« De l’affaire Mila à l’affaire d’État »

Par Benjamin Sire

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/de-l-affaire-mila-a-l-affaire-d-etat-20200131

  • 31/01

L’aurore – La République que nous voulons

« La liberté, mais… », disent-ils

Par Gilles Clavreul et Jean Glavany

https://www.laurorethinktank.fr/note/la-liberte-mais-disent-ils/

  • 01/02

Marianne

« Affaire Mila : je suis blasphème »

Par Caroline Fourest

https://www.marianne.net/debattons/editos/affaire-mila-je-suis-blaspheme

  • 01/02

Communiqué Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes, Regards de Femmes

« Affaire Mila, comment faire entendre notre voix de féministes universalistes et laïques ? « 

http://www.ldif.asso.fr/?theme=laicite&n=975

  • 02/02

Le Monde idées

« L’affaire Mila porte aussi un enjeu autour de la liberté d’expression et de création »

Par Michel Guerrin

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/31/l-affaire-mila-porte-aussi-un-enjeu-autour-de-la-liberte-d-expression-et-de-creation_6027866_3232.html

  • 03/02

Marianne

« Ni Mila ni Charlie : pour Ségolène Royal, la lâcheté plutôt que la laïcité »

Par Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/ni-mila-ni-charlie-pour-segolene-royal-la-lachete-plutot-que-la-laicite

  • 03/02

France Inter

« Ségolène Royal « n’est pas Mila » : qu’est-ce que cela veut dire ? »

Edito Thomas Legrand

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-03-fevrier-2020

  • 03/02

Revue des deux Mondes

« Le pénis est-il l’avenir du féminisme ? »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/le-penis-est-il-lavenir-du-feminisme/?fbclid=IwAR1YKwtxUfwxU3SFMgKACgW-b4dR-LGMLcBumffXgWMIeRDed3vVvOtTh7E

  • 04/02

Le Monde

« Les harceleurs de Mila mettent en cause la liberté d’expression, la laïcité et le droit à l’éducation »

Collectif

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/les-harceleurs-de-mila-mettent-en-cause-la-liberte-d-expression-la-laicite-et-le-droit-a-l-education_6028397_3232.html

  • 04/02

Le Point

« Affaire Mila : la gauche éteint les Lumières »

Par Brice Couturier

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/brice-couturier-affaire-mila-la-gauche-eteint-les-lumieres-04-02-2020-2361095_32.php

  • 04/02

Libération

« Mila, son droit au blasphème, tout ça, tout ça… « 

Par Luc Le Vaillant

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/03/mila-son-droit-au-blaspheme-tout-ca-tout-ca_1777008

  • 04/02

Le Monde

« Avec l’affaire Mila, un vent mauvais s’abat sur la liberté d’expression »

Par Gwénaële Calvès

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/gwenaele-calves-avec-l-affaire-mila-un-vent-mauvais-s-abat-sur-la-liberte-d-expression_6028318_3232.html

  • 05/02

Mezetulle Blog-revue

« L’affaire Mila et la réintroduction du délit de blasphème en droit français »

par J.-E. Schoettl

https://www.mezetulle.fr/laffaire-mila-et-la-reintroduction-du-delit-de-blaspheme-en-droit-francais-par-jes/

  • 05/02

Le Point

« Face à Mila, une conspiration de la lâcheté »

Par Zineb El Rhazoui

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/zineb-el-rhazoui-face-a-mila-une-conspiration-de-la-lachete-05-02-2020-2361378_1913.php

  • 06/02

Le Journal de Montréal

« Mila, la France et le blasphème »

Par Mathieu Block-Côté

https://www.journaldemontreal.com/2020/02/06/mila-la-france-et-le-blaspheme

  • 07/02

Libération

« Mila et le maelström »

Par Laurent Joffrin

https://www.liberation.fr/politiques/2020/02/07/mila-et-le-maelstrom_1777609

– 08/02

Charlie Hebdo

Richard Malka : « La justice a réaffirmé le droit absolu au blasphème »

Par Natacha Devanda

https://charliehebdo.fr/2020/02/politique/richard-malka-la-justice-a-reaffirme-le-droit-absolu-au-blaspheme/

– 08/02

Sud Ouest

Affaire Mila : Bernard Cazeneuve défend la liberté d’expression

Par Hervé Chassain

https://www.sudouest.fr/2020/02/08/affaire-mila-bernard-cazeneuve-defend-la-liberte-d-expression-7169826-710.php

– 10/02

Médiapart 

Je suis Mila 

2. Il y a aussi eu un nombre incalculable d’articles factuels dans la presse nationale et régionale. En voici une courte sélection :

  • 29/01

Le Monde

L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite »

Par Mattea Battaglia et Charlotte Herzog

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/29/affaire-mila-la-ministre-de-la-justice-accusee-de-vouloir-legitimer-le-blaspheme_6027715_3224.html

  • 30/01

Le Parisien

« Liberté d’expression, harcèlement… Cinq questions pour comprendre l’affaire Mila »

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-cinq-questions-pour-comprendre-la-polemique-30-01-2020-8248578.php

  • 01/02

FranceInfo

« Dix jours après ses critiques contre l’islam, la jeune Mila ne peut toujours pas retourner dans son lycée »

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/dix-jours-apres-ses-critiques-contre-l-islam-la-jeune-mila-ne-peut-toujours-pas-retourner-a-son-lycee_3808463.html

  • 07/02

Le Parisien

Affaire Mila : pour ses anciens camarades, «elle n’aurait jamais pu revenir au lycée»

Par Aurélie Sipos

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-pour-ses-anciens-camarades-elle-n-aurait-jamais-pu-revenir-au-lycee-07-02-2020-8255418.php

  • 09/02

Le Point

Affaire Mila : « Qu’elle ne compte pas sur nous ! »

Par Marion Cocquet

https://www.lepoint.fr/societe/affaire-mila-qu-elle-ne-compte-pas-sur-nous-08-02-2020-2361800_23.php

– 12/02

Le Monde 

Macron sur l’affaire Mila : « La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions »

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/12/affaire-mila-emmanuel-macron-reaffirme-le-droit-au-blaspheme_6029272_3224.html

 

2. Bien entendu, il y a aussi eu un nombre d’articles contre Mila et en réalité, pour le droit au blasphème.

Nous ne leur ferons pas de publicité et nous contenterons de parler que de la prise de position d’Ibrahim Maalouf  qui met sur le même plan un pédocriminel et une adolescente menacée de mort :

  • Le Figaro

« Affaire Mila, pour Ibrahim Maalouf, les défenseurs de la lycéenne sont aussi coupables que ceux de Matzneff «

Par  Erwana Le Guen

https://www.lefigaro.fr/culture/affaire-mila-pour-ibrahim-maalouf-les-defenseurs-de-la-lyceenne-sont-aussi-coupables-que-ceux-de-matzneff-20200203

 

Un Billet radiophonique

  • 27/01

France Inter – Le Billet de Sophia Aram

« Dieu et ses followers »

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-27-janvier-2020

 

Une sélection choisie de Tweets

 

Ce qui divise la gauche divise aussi le mouvement des femmes

EIxsa5cXYAUvOCeAgité ce mois de novembre 2019, avec une Marche le 10 contre l’»islamophobie» et la manifestation du 25 (le 23 à Paris) contre les violences faites aux femmes.

Féministes universalistes et laïques, nous n’irons pas manifester le 10 novembre :

  • Parce que les musulmans ne sont pas une race, que des origines ne renvoient pas systématiquement à une religion. Parce que l’antiracisme est une lutte de haute importance qui ne se confond pas avec le prosélytisme religieux développé par l’islam politique.
  • Parce que le terme « islamophobie » est une imposture linguistique qui vise à faire taire toute critique d’une religion, l’islam, et étouffer les revendications émancipatrices des femmes, ici en France et partout dans le monde.
  • Parce que les initiateurs de cette manifestation viennent de la mouvance des Frères musulmans qui ont la soumission des femmes au coeur de leur projet politique, le voilement des fillettes et des femmes n’étant que l’instrument le plus visible de leur stratégie. Parce que participeront au défilé des islamistes, Frères musulmans ou salafistes. Parce que dans les quartiers où les islamistes s’imposent, les droits des femmes sont en net recul. 
  • Parce que le féminisme ne se dissout pas dans la convergence des luttes avec des islamistes qui dans leurs prêches appellent les hommes à exercer des violences à l’encontre des femmes qui ne se soumettent pas à leurs lois et volontés.
  • Parce que l’instrumentalisation du féminisme au profit d’autres agendas politiques a toujours pour conséquence de renvoyer les droits et libertés des femmes aux calendes grecques.

La participation à cette Marche de nombre d’élus, politiques et intellectuels nous interpelle, mais la participation de femmes qui se revendiquent du féminisme et considérées porte-paroles du mouvement des femmes, nous révulse au plus haut point. Les féministes intersectionnelles et adeptes du relativisme culturel, qui substituent d’autorité le musulman au prolétaire et par voie de conséquence ne s’oppose pas à l’islam politique, ont d’autres objectifs que l’émancipation des femmes, l’égalité F-H et une société affranchie des relations de domination.

Féministes universalistes et laïques, nous participerons aux évènements du 25 novembre contre les violences faites aux femmes, nous l’avons toujours fait et bien avant l’émergence de #Metoo (#NousToutes) mais déplorons la récupération de nos manifestations par des têtes d’affiche islamo-gauchistes, intersectionnelles, relativistes et essentialistes :

  • Parce que, si nous condamnons toutes les violences faites aux femmes dans nos sociétés patriarcales : violences conjugales et familiales ;  harcèlement de rue ; agressions verbales, psychologiques, physiques et sexuelle ; violences obstétricales ; prostitution ; viol, etc.
  • Nous condamnons également les violences communautaires et religieuses telles que la soumission au père, frère, mari ; les mariages forcés ; les visites gynécologiques de complaisance ; l’incitation au port du voile dés le plus jeune âge ; la contrainte à l’hétérosexualité ; les mutilations génitales (excision…), etc.

La Marche des Femmes aux USA minée par ses divisions, a dû remplacer plusieurs de ses porte-parles dont la militante palestinienne intersectionnelle Linda Sarsour, pour cause d’antisémitisme. La Marche des bonnets roses a perdu de sa force et de sa crédibilité. Nous aurions pu espérer qu’en France, ces divisions insensées du mouvement des femmes nous auraient été épargnées. Force est de constater qu’il n’en est rien. A la Marche du 10 novembre, participeront des figures françaises du Mouvement des femmes, ce qui ne manquera d’affaiblir la Manifestation du 25 novembre et les suivantes.

Pour les féministes universalistes, ces divisions sont redoutables, elles compromettent les acquis et avancées du mouvement des femmes.

Les VigilantEs

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Le rapport aux femmes, un indice de radicalisation qui ne trompe pas.

photo secouristes pour article blog VigilantesMickaël Harpon est un homme bien intégré puisque marié, père de famille et fonctionnaire de police habilité Secret Défense, à la Direction du Renseignement dans un service, dont une des missions consiste à recueillir des informations sur la radicalisation djihadiste. Au sein même de la préfecture de police de Paris, cet homme a tué, le jeudi 3 octobre 2019, quatre fonctionnaires de police 3 hommes et une femme dont sa supérieure hiérarchique, et a blessé une cinquième fonctionnaire. Les meurtres ont été d’une extrême violence, l’une des victimes au moins, a été égorgée. Sa supérieure hiérarchique ? Pour l’instant les informations sont un peu confuses, l’enquête est en cours.

Jeudi soir, pas de saisine du Parquet antiterroriste. Vendredi en fin d’après-midi, l’antiterrorisme se saisit de l’enquête, comprenant que l’individu qui s’était converti à l’islam dix ans plus tôt, était en contact avec la mouvance islamiste salafiste. En effet,  il fréquentait la mosquée de Gonesse qui fut dirigée par un imam fiché S. En outre, Mickaël Harpon avait «justifié les attentats de Charlie Hebdo» ce qui lui avait valu un signalement (un procès-verbal d’un fonctionnaire de la P.P rapportant des “propos ambigus”) ; il approuvait «certaines exactions commises au nom de l’islam» ; il avait manifesté «son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes» et avait «changé d’habitude vestimentaire depuis quelques mois».

Nous ne tarderons pas à apprendre également qu’il avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009.

Un profil, bien chargé.

 Il faudra un jour nous expliquer en quoi la conversion à l’islam radical donne des visions et fait entendre des voix à ses adeptes. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi la femme de M. Harpon qui a reçu le matin de l’attaque 33 SMS dont «suis notre prophète bien-aimé Muhammad et médite le Coran» et «Allahou akbar» n’est à priori pas inculpée pour complicité alors qu’elle n’a pas prévenu les autorités. Mais l’enquête est en cours, rien n’est définitif.

 Ce qui est troublant c’est que les autorités, ministre de l’intérieur en tête, comme les syndicats de police d’ailleurs, nous ont présenté «un fonctionnaire modèle sans difficulté comportementale», qui «n’était pas connu pour un quelconque signalement» et ont parlé de «l’acte de folie» d’un homme qui souffrait de surdité et était incompris de la hiérarchie. Ensuite nous avons eu droit aux reportages habituels sur un «voisin très discret et serviable», comme si les terroristes passaient leurs loisirs à égorger les enfants du voisinage !

 Bien évidemment, nous nous interrogeons comme tout le monde sur tous les dysfonctionnements que révèle cette dramatique attaque.

–  Pourquoi un tel délai avant que le Parquet antiterroriste ne se saisisse de l’enquête, et ce malgré un égorgement, mode opératoire signé ; un signalement en 2015 ; et des liens manifestes avec la mouvance salafiste ?

– Pourquoi de telles failles de sécurité dans les administrations/services publics, en particulier les services de police et de renseignement ? M.Harpon, habilité Secret Défense avait accès aux données sensibles de la lutte antiterroriste et détenait une clé USB avec toutes les adresses de ses collègues. Les services de renseignement ont été restructurés mais les auditions de la mission parlementaire sur «les services publics face à la radicalisation» sont terrifiantes. 

 Mais ce qui nous interpelle le plus encore, c’est l’aveuglement devant des signes de radicalisation qui ne trompent pas : une forme de misogynie religieuse qui se manifeste par le rejet de collègues et en particulier, d’une hiérarchie féminine. Le fait de ne pas saluer les femmes, de refuser de leur serrer la main et d’avoir à faire à elles est un signe d’adhésion à un islam rigoriste. Les relations avec les femmes sont des indices de radicalisation qui ne doivent pas être négligés. Et si l’on creusait les profils des djihadistes, comme dans le cas de M. Harpon, on trouverait probablement une prévalence de violences conjugales. Etant donné la place des femmes dans l’islam politique, ce n’est guère surprenant.  Nous avons encore en mémoire  les prêches d’une violence inouïe envers les femmes de la part d’imams salafistes, islamistes, fréristes ou wahhabites. Nous savons les codes vestimentaires qui leur sont dévolus pour visibiliser la progression de l’islam politique dans la sphère publique.

Dans le cas de M. Harpon, un faisceau d’indices indiquait clairement son adhésion à l’islam politique.  Cette doctrine met en danger nos libertés démocratiques, et particulièrement celles des femmes. Concours de circonstances : au moment même de l’acte terroriste à la Préfecture de Paris, se déroulait au Palais de Justice de Paris le procès des accusées de l’attentat raté aux bonbonnes de gaz à Notre Dame (2016). Preuve s’il en est que malheureusement, des femmes adhèrent aussi activement à cette idéologie mortifère, et qu’il ne faut pas les sous-estimer.

Les VigilantEs

La Mairie de Rennes solde la laïcité et l’égalité F-H

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crédit photo Ouest-France

ENFANTS VOILÉES ENFANTS EN DANGER

A Rennes, municipalité conduite par la Maire socialiste, Nathalie Appéré, la République laïque vacille dangereusement.

Tout d’abord Rennes a été l’une des premières villes en France, si ce n’est la première, à accepter le burqini en adaptant le règlement de ses piscines, à l’intégrisme religieux. Mme Appéré a trouvé cela plus simple que d’exercer ses pouvoirs de police et faire appliquer les règlements d’hygiène en vigueur. Cautionner l’infériorisation des femmes considérées impures si leur corps n’est pas couvert, consentir aux préceptes fondamentalistes islamiques, des choix parfaitement antinomiques avec l’égalité femmes-hommes. Il faut croire que combattre l’oppression des femmes n’est pas dans ses priorités.

Mais il y a pire encore, la Mairie de Rennes vient de consacrer 430 000 euros à rénover un local dont elle est propriétaire, au profit du centre culturel et cultuel islamique At Taqwa. Sachant que ce centre bénéficie déjà d’un loyer moins élevé que ceux du privé  pour un local que nombre d’associations rêveraient d’occuper (voire un local mis à disposition), la ville le rénove pour un montant de 430 000 euros de budget qui ne seront donc pas attribués à des associations et /ou projets d’intérêt général pour la population. 

Pourtant, la République laïque «ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucune culte». C’est le principe de laïcité posé par la loi de 1905 qui sépare les églises (les cultes), de l’Etat. La loi de 1905 a été consolidée par la loi du 6 mars 2008. A ce titre, tout budget de l’Etat, des départements et des communes, toute dépense relative à l’exercice des cultes, doivent être supprimés. Pour détourner des subventions publiques, il suffit donc de contourner la loi en faisant passer pour culturels des centres cultuels et autres lieux de pratique religieuse. Et ce, même si le mot cultuel figure bel et bien dans le nom de l’association, qui dans l’espèce qui nous occupe, est une mosquée. Qui s’en offusque ? L’auteur de l’article de Ouest-France (1), se réjouit du succès des portes ouvertes du «centre culturel et cultuel islamique At Taqwa» ou mosquée du Blosne.

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crédit photo Ouest France

Le journaliste n’est pas plus choqué par ce qu’il voit ce jour-là : des fillettes, des bébés pour certaines, voilées, de la tête au pieds. La Maire socialiste de Rennes, Mme Appéré, elle aussi, en inaugurant la mosquée rénovée, a vu ces fillettes voilées et comme pour les piscines, elle a fermé les yeux sur l’oppression, sur la mal-traitance.

A Rennes, en France, des bébés, des fillettes voilées ? Pourquoi ? Elles pourraient provoquer des mâles, en quoi ? Pourquoi en les voilant, sexualiser le corps des enfants ? Que faisons-nous quand nous ne réagissons pas devant des bébés, des fillettes, des adolescentes voilées sinon accréditer l’idée raciste s’il en est, que les musulmans seraient des pédocriminels et que les enfants-filles doivent être soustraites à leur regard ? Cette hypocrite notion de «pudeur» imposée dès le plus jeune âge aux seules filles, cette idée d’un corps féminin impur qu’il faut cacher, et que seuls les garçons, les hommes ont le droit de vivre libres et de se servir comme ils l’entendent, nous devons la combattre. Ce sont les garçons au contraire qu’il faut éduquer, non pas à la pudeur, mais au respect de l’autre et de son corps !

Le voilement des fillettes (des femmes aussi), est également un problème de santé publique. Le manque d’exposition au soleil a des conséquences sur la fixation des minéraux et vitamines. Au plan psychologique et social, les conséquences ne sont pas négligeables non plus :  le regard des autres, l’auto-exclusion dans l’espace publique, renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté et à ses règles, même si elles sont contraignantes, et l’enfermement. Mme Appéré qui ferme si bien les yeux ne s’inquiète pas des inégalités de genre, elle leur permet au contraire de prendre de plus en plus d’ampleur.

C’est ça le « vivre ensemble » ? Compromettre un projet de société qui vise l’égalité femmes-hommes, pour des manoeuvres électoralistes ? Mme Appéré a été nommée par Bertrand Cazeneuve à l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco,  qui observe certainement, quoi, on ne sait pas bien ; faut-il y chercher un lien de cause à effet ? Qu’ont donc compris de leur échec les partis de gauche abandonnés des électeurs ? Toujours plus de relativisme culturel, de compromis avec le fondamentalisme religieux, toujours plus de coups de canifs à l’égalité femmes-hommes, mais qu’ils continuent de s’enfoncer, à creuser le lit des extrêmes, un jour ils finiront par se réveiller mais alors, ne voudront plus que se rendormir à jamais.

Les VigilantEs 

(1) Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne-6412211

Tweet de Ghaleb Bencheikh du 6 juillet dernier. Dans quel monde vivons-nous quand Ghaleb Bencheikh sans hésiter dans un tweet explicite commente une photo qu’un journaliste de Ouest France a prise et relayée sans aucun commentaire, aucune analyse, aucun recul, un peu comme le ferait un robot ? 

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