Pour un 8 mars féministe universaliste !

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391TRIBUNE ET SES SIGNATURES

A l’occasion du 8 mars 2019, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Libération éditions papier et Web publie le lundi 4 mars 2019 la Tribune « Pour un 8 mars féministe universaliste ». Cette Tribune collective initiée par les VigilantEs est signée par de nombreuses personnalités et associations/groupes.  Libération ne pouvant publier toutes les signatures, vous trouverez ci-dessous :

  • la liste complète des signatures personnes physiques et associations/groupes
  • la tribune
  • le lien sur l’article (édition web Libération)

Vous pouvez également apporter votre signature jusqu’au 4 mars à minuit, en adressant un e-mail avec vos nom, prénom et qualité à : lesvigilantes15@gmail.com

Pour communiquer ce 8 mars sur les initiatives féministes universalistes utilisons le #8marsUnited 

Tribune lib

Liste des signataires :

Personnes physiques

Yvette Roudy, ancienne Ministre des Droits des Femmes

Elisabeth Badinter, philosophe

Zineb El Rhazoui, journaliste, militante laïque

Marieme Helie Lucas, sociologue, coordinatrice internationale de SIAWI

Catherine Kintzler, philosophe, membre fondateur du Comité laïcité République

Djemila Benhabib, politologue et écrivaine

Patrick Kessel, président d’honneur du Comité Laïcité République

Annie Sugier, présidente Ligue du Droit International des Femmes

Françoise Laborde, Sénatrice, présidente d’EGALE

Maryam Namazie, Conseil ex musulmans de Grande Bretagne,  « One law For All », FITNAH- « Mouvement de libération des femmes en Iran »

Françoise Laborde, journaliste, essayiste

Laure Caille, présidente Libres MarianneS

Nadia El Fani, cinéaste

Anny Duperey, actrice et romancière

Sabine Salmon, présidente Femmes Solidaires

Jean-Pierre Sakoun, président du Comité Laïcité République

Geneviève Couraud, secrétaire générale de NEGAR Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ensaf Haidar, présidente de la fondation Raif Badawi

Vivianne Teitelbaum, Femme de Paix 2018 et députée au parlement de Bruxelles

Monique Halpern, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Christine Le Doaré, juriste, militante féministe universaliste, co-porte parole des VigilantEs

Arlette Zilberg, militante féministe universaliste, co-porte-parole des VigilantEs

Amine El Khatmi, président du Printemps Républicain

Marie-Laure Brossier, militante laïque et féministe, élue en Seine Saint Denis

Fatiha Boudjahlat, enseignante, essayiste, militante laïque, féministe universaliste

Sihem Habchi, militante féministe

Céline Pina, essayiste

Laurence Marchand-Taillade, essayiste et présidente Forces Laïques

Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes

Huguette Klein, présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Monique Dental, présidente Réseau féministe Ruptures

Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement de Paris

Nadia Benmissi, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Nadia Ouldkaci, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Naëm Bestandji, blogueur, militant pro-féministe et laïque

Laurent Bouvet, professeur de science politique, cofondateur du Printemps Républicain

Lunise Marquis, adjointe à la Maire du 12è Paris

Bernice Dubois, présidente d’honneur de la coordination française de la CLEF

Claire Desaint vice-présidente de REFH et de FDFA

Nadia Geerts, écrivaine belge et militante féministe et laïque

Philippe Foussier, journaliste

Soad Baba Aissa, militante féministe, militante laïque

Martine Cerf, secrétaire générale d’ EGALE

Agnès Perrin-Doucey, Maitresse de conférences en littérature, Université Montpellier

Annie-Laurence Godefroy, médecin féministe, membre Planning familial et GAMS

Thierry Mesny, président de l’Association de Libres Penseurs de France (ADLPF)

Asma Guénifi, psychologue clinicienne, écrivaine présidente d’Afemci.

Stéphanie Rameau, présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises

Françoise Thiriot, secrétaire générale Libres MarianneS

Huguette Chomski Magnis,  coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Lalia Ducos, Initiative de Femmes pour la Citoyenneté et Droits Universels (WICUR)

Nicole Fouché, vice-présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Jean-Marc Mojica, cofondateur du Printemps Républicain

Anne-Marie Viossat, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Béatrice Szwec, présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

André Gomar, président de l’Observatoire de la laïcité de Saint-Denis

Nicole Raffin, militante féministe laïque

Caroline Vauchère, secrétaire fédérale du PS31, en charge de l’égalité F-H

Sémira Tlili, militante laïque

Vincent Morel, président des Profanes

Sylvie Halpern, journaliste, Montréal

Christine Guillemaut, militante féministe laïque,

Sylvie Lauseberg, lauréate du prix Théroigne de Méricourt 2018

Gisèle Bourquin, présidente de Femmes au-delà des Mers

Brigitte Louichon, professeure des Universités

Michèle Créoff, auteure, juriste spécialiste de la protection de l’enfance

Marie-Josée Salmon, Réseau féministe Ruptures

Guylain Chevrier, vice-président du Comité Laïcité République

Babacar Lame, président du Comité Laïcité République Nantes-Pays de Loire

Catherine Benguigui, présidente du Comité Laïcité 17

Pierre Motais, président du Comité Laïcité République Bordeaux-Aquitaine

Christophe Hadoux, président du Comité Laïcité République Hauts de France

Mireille Blin, présidente du Comité LaÏcité République Aix Marseille Provence

Miche Vorms, président du Comité Laïcité République Lorraine

Nassim Seddiki, référent île-France du Printemps Républicain

Alexis Buixan, référent Printemps Républicain 35

Bernard Bosc, Réseau féministe Ruptures

Florence Maubert-Siguier, référente Printemps Républicain 31

Lysandre Merlier, référent Printemps Républicain 87

Atra Chikhi, travailleuse sociale

Claude Groussin,  militante féministe

Catherine Deudon, photographe de « Un Mouvement à soi », féministe universaliste depuis 1970

Josée Contreras, féministe universaliste

Noëlle Navaro, psychologue, Secrétaire Femmes contre les Intégrismes

Sophie Poliatchek, membre du Printemps républicain,

Romy Muller, membre du Printemps républicain 

Clody Bouilon, Réseau féministe Ruptures

Vincent Lautard, Membre du Printemps Républicain,

Jeanne Favret-Saada, ethnologue, auteure 

Ibtissame Betty Lachgar, Co-fondatrice et porte-parole du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (M.A.L.I.-Maroc),

Benjamin Sire, compositeur et journaliste,

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du Nid,

Diane Guilbault,  présidente Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec)

Geneviève Duché, administratrice de l’Amicale du Nid

Danielle Lemesle, retraitée directrice de recherches CNRS, Féministe universaliste,

Cécile Révauger, professeure émérite Université Bordeaux Montaigne,

Brigitte Cassigneul, Annuaire au Féminin (1985-2002) et maintenant women2019,

Betty-Bente HANSEN, Conseil éditorial Membre de Viv(r)e la République.

Nina Manteaux-Achikian, militante laïque,

Florence de Massol, première adjointe à la mairie du 20e ardt de Paris

Martine Benoit, professeure des universités, 

Fatiha Boyer, présidente de Ni Putes Ni Soumises du 76.

Véronique Taquin, professeure et écrivaine.

Agnès de Préville, essayiste

Galina Elbaz, avocate, militante féministe, laïque, antiraciste,

Françoise Vouillot, universitaire 

Mariamne Merlo, actrice scénariste, 

Jean-Jacques Benoît, Maire honoraire de Pessac (33),

Céline Masson, professeure des Universités, référente Racisme et Antisémitisme pour l’Université de Picardie Jules Verne,

Chiara Lastraioli, professeure des universités,

Agnès Lequime, Adjointe au Maire Handicap, accessibilité, solidarités, parité F/H92,

Andrée Lerousseau, MCF Université de Lille,

Catherine Louveau, professeure émérite Université Paris sud, sociologue du sport

Martine Ready, retraitée d’un centre de droits des femmes,

Florence Delarochelambert, référente Printemps Républicain 13,

Lysandre Merlier, Référent Printemps Républicain 87

Claude Cazalé Bérard, professeure émérite Université Paris Nanterre

Michel Rossinelli, docteur en droit, avocat, ancien professeur de droit constitutionnel comparé et ancien juge,

Claudine Attias-Donfut, sociologue,

Véronique Le Ru, professeur de philosophie, Université de Reims,

Patricia Duthion, auteure,

Alice Collet, conseillère conjugale et familiale, militante, et adhérente du Planning Familial Val-de-Marne,

Jamila Si M’Hammed présidente du Comité belge Ni Putes Ni Soumises,

Karine Baudoin, attachée de presse,

Marie-Jo Bonnet, historienne de l’art,

Yves-François Le Coadic, Agence Bretagne Presse,

Myriam Morissette, féministe, membre du conseil national du mouvement laïque du Québec.

Delphine Rabu, professeure, féministe et militante au Parti socialiste

Julie Perona-Silhol, artiste photographe et militante féministe universaliste,

Marie Estripeaut-Bourjac, professeur émérite Université de Bordeaux

Thomas Urdy, maire adjoint à l’urbanisme, environnement et qualité de vie de la Ville de Trappes,

André Guigot, professeur agrégé, docteur en philosophie, essayiste,

Liliane Jolivet, militante associative laïque et universaliste,

Magali Lombardo, enseignante,

Stéphane Corcos, Chef d’entreprise

Amina Hennaoui, féministe et laïque

Nadine Richon, co-fondatrice du Réseau laïque romand en Suisse.

Sylviane Roche SG du Comité Laïcité République 

Annie Maïllis, membre du Printemps républicain et de Réseau 1905, écrivaine,

Jocelyne Robert, sexologue-écrivaine,

Gilbert Cabasso, professeur de philosophie retraité 

Éric Mayau, enseignant,

Eric Persin,  co-fondateur et Dg Kangourou Kids  Réseau de garde d’enfants,

Gabriel Gras, biologiste, Manosque

Simone Bouchara, féministe

Nadia Jeanny Dit Doizan, porte parole de Génération Athée Île de France, féministe

Florence Trebuchon, médecin Montpellier 

Guillemette Grobon, directrice artistique,

Michèle Mahéo Le Coadic,  LIDF,

Caroline Rubin, bibliothécaire assistante spécialisée,

Nathalie Angelelli, cuisinière,

Gilles Ragnaud, porte-paroles national de Génération Athée et fondateur de l’ONG-ESF,

Jacqueline Devier, militante féministe, laïque et universaliste,

Marie Thérèse Leclercq, enseignante retraitée,

Nathalie Audin, directrice de centre social,

Céline Cazes, enseignante Éducation Physique et Sportive,

Barbara Meazzi, professeure des universités 

Michel Brousson, militant laïque, ancien vice-président du Comité Laïcité de Rhône,

Marie-Élaine Boucher, enseignante, militante féministe universaliste,

Christine Brousson, militante laïque,

Jacqueline Feldman, féministe universaliste,

Stéphanie Dubien, membre du Printemps Républicain

Claude de Casa Massimi, membre de Regards de Femmes,

Marie Collins, comédienne,

Anne-Marie Leroy, ingénieur retraitée,

Michel Quinet, militant politique et laïque,

Stéphane Chapel, parolière,

Corinne Spodek, psychanalyste,

Sylvie Mateo, enseignante,

Faten Ben Ahmed, présidente d’une association citoyenne et responsable communication Campus Sciences U Paris

Lali Barrenechea, photographe, conductrice de métro

Ramecourt Vincent, professeur
Christian Gaudray, président UFAL Nationale

Dominique Bremechier, professeure de lettres‌

Michèle Weidenfeld, retraitée MCF, Université de Picardie Jules Verne

Isabelle Guittard-Losay, présidente du réseau de femmes MixCity

Patrice Champion, Président de la Sidh France,

Marlène Binault-Collombon, Michel Auberger, Gilles Kounowski, Catherine Rozenberg, Sylvain Wietrzniak, Cécile Massip, Roland Sabra, Marie-Claude Romero, Laure Patas, Chappot Claude, Nicole Marras, Sylvaine Belhaouane, Michèle Renard, Argiro Del Cioppo, Genevieve Cattan, Chantal de Crisenoy, Dominique Barranger-Adam, Edith Ochs, Annick Proriol, Claire Pibourdin, Ariane Mestre, Michelle Pouchin, Andrée Lorandi, Guillaume Aguettant, Olivier Bodin, Cécile Garnier, Yves Escudero, Victoria Mata, Samia Dussart, Christophe Devillers, …

Groupes ou associations

Secularism Is A Women’s Issue ( siawi.org)

NEGAR – Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ligue du Droit International des Femmes 

Les VigilantEs

Association de femmes euro-méditerranéenne contre les intégrismes.

Associations Femmes Contre les Intégrismes

Assemblée des Femmes

Libres MarianneS

REFH Réussir L’Egalité Femmes-Hommes

Réseau féministe Ruptures

Regards de Femmes

Femmes Sans Voile d’Aubervilliers

Comité Laïcité République

Printemps Républicain

UFAL Lille

Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis

#Réseau 1905

Mouvement Jeunes Femmes

Ni Putes Ni Soumises

Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes

Les Résilientes

Viv(r)e la République

Mouvement les profanes

Commission de lutte contre les Extrémismes religieux

Assemblée des Femmes de Paris-IDF

 

Le Lien sur l’article de Libération :

http://https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751?fbclid=IwAR09lOP1bzgaSbTLYn3wN-LiJYi01qTOHIRThRRM4N5cUuBzQJsIsqTeUvM

 

La tribune :

Pour un 8 mars féministe universaliste !

 

Le 8 mars a lieu la Journée Internationale de lutte pour les Droits des Femmes, c’est un moment fort de l’action militante et institutionnelle.

 

Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires.

C’est inacceptable. Pour résister à cette entreprise de division, nous, signataires de l’Appel « Pour un 8 mars féministe universaliste ! », souhaitons remettre en lumière les valeurs fondatrices du féminisme et son inscription dans l’universalité des droits.

 

Nous l’affirmons, seule la vision universelle du féminisme est à même de créer des solidarités entre les femmes qui partout dans le monde et à des degrés divers, subissent discriminations et violences patriarcales, et se battent pour leur libération. Les solidarités épaulent les résistantes partout dans le monde.

Nous sommes solidaires des femmes en lutte : pour le droit à la contraception et à l’IVG,  pour la liberté de sexualité et d’orientation sexuelle, contre la marchandisation du corps des femmes et les mutilations sexuelles partout dans le monde, contre les féminicides en Amérique latine et en Asie, contre le port du voile obligatoire en Iran et en Arabie Saoudite, etc.

 

Comment accepter qu’un congrès de féministes universitaires interdise de parole et de débat des intervenantes portant les valeurs universaliste et laïque du féminisme, comme ce fut le cas en août dernier à Nanterre, lors du Congrès International des Recherches féministes dans la francophonie ?

Comment accepter que des luttes «racialistes» supplantent les préoccupations sociales ?

Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des États-unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministe, puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

Comment accepter que le voilement des fillettes qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

 

Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias, accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ?  En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

 

Nous signataires de l’Appel pour un 8 mars féministe universaliste   affirmons que :

  • c’est dans une démocratie laïque que les droits des femmes sont les mieux protégés ;
  • les assignations identitaires, communautaires et religieuses, ne peuvent pas libérer les femmes de la domination masculine ;
  • les courants de pensée relativistes, post-coloniaux et racialistes, qui prétendent porter le féminisme ne font que l’instrumentaliser et l’adapter aux règles posées par l’oppresseur ;
  • les oppressions qui se surajoutent ne doivent pas diluer ni retarder les luttes féministes : l’intersectionnalité des luttes a toujours fait passer les droits des femmes derrière d’autres agendas.

 

Face aux impostures dé-coloniale, indigéniste, racialiste, post-moderne… qui ne sont que récupération politique et instrumentalisation du féminisme, nous réaffirmons que la laïcité et l’universalisme sont des fondamentaux du féminisme. C’est la modernité politique, l’héritage des Lumières.

 

 

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Vidéo laïcité CITELS – CAF87 : DETOX !

25276627_1732501180102706_648273448_nNous  sommes  interpellées par une vidéo réalisée par le centre d’animation CITELS de Limoges et la CAF 87, en partenariat avec  Le Laboratoire Limousin de la Laïcité, la Fondation SNCF, et BeaubFM.  Rassurant ?  A première vue seulement. Car la lecture attentive de cette vidéo est plutôt inquiétante : l’objectif pédagogique de cette vidéo intitulée « C’est quoi la laïcité ? » se révèle être la banalisation du port du voile pour les adolescentes.

Le procédé est simple :

Première séquence-choc : une adolescente se pose en victime d’une agression verbale par une autre adolescente, rapport à son port du voile. Nous comprenons que le sujet de la vidéo ne sera pas d’expliquer la laïcité.

Poursuivons avec la seconde partie de la vidéo : l’objet en est d’énumérer tous les espaces où le port du voile est un droit conformément à la laïcité, et aussi  les espaces où il ne l’est pas mais … en indiquant les endroits où il se pourrait bien que ce soit autorisé : écoles privées et entreprises (selon certains règlements).

Le voile est mis sur le même plan que d’autres signes religieux, alors que nous ne le dirons jamais assez :

  • le port du voile est la marque de l’infériorisation des femmes, la simple vue de leur chevelure est jugée provocante, c’est toujours de leur faute,
  • il est aussi le signe de l’obligation de soumission à la pression sociale des islamistes dans les quartiers,
  • il est le porte drapeau de l’islam politique qui distingue ainsi les femmes pures des autres (merci pour les autres).

Mais cela, bien entendu, est passé sous silence.

Mieux : en faisant dire à l’une des protagonistes : « Pas de quartier aux dérives intégristes de tout bord », l’argument selon lequel  le voile est la marque d’une dérive intégriste, est balayé d’un revers de manche. Beau tour de passe-passe !

Quant au slogan final «  Oublions nos différences et chérissons nos différences ! », invite t’il à la fraternité laïque ou à la communautarisation de notre société ?

Comment ne pas voir que cette vidéo est un nième avatar d’une vidéo de propagande pour le port du voile des adolescentes plus qu’un outil pédagogique sur la laïcité ?

https://youtu.be/x-2hkGd7eB0

La banalisation du port du voile chez les adolescentes doit-elle être financée par la CAF 87 et la Fondation SNCF ?

Le Laboratoire Limousin de la laïcité défenseur de la laïcité et de l’émancipation des femmes ?

Les VigilantEs

 

 

 

Formation CLEF : lutter contre les extrémismes religieux, interventions des VigilantEs

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Le samedi 23 septembre 2017, la CLEF – Coordination Française du Lobby Européen des Femmes http://www.clef-femmes.fr organisait une formation sur le thème : COMMENT LUTTER CONTRE LES EXTRÉMISMES RELIGIEUX ?

Le programme était le suivant : 

– Bernice Dubois :  brève description du Comité de lutte contre les extrémismes religieux de la CLEF

– La Laïcité : 

Ana Pak : rappel du contenu des 2 lois sur la Laïcité : celle de 1905 et celle de 2004.

Yolène Dilas-Rocherieux : compromissions acceptées par la France et leurs conséquences.

– Féminisme et laïcité : actions 

Christine Le Doaré et Arlette Zilberg des VigilantEs : théorie et actions 

Annie Sugier : Olympisme et apartheid sexuel 

Nous reproduisons ci-dessous les interventions des VigilantEs et complèteront prochainement par un lien sur le site de la CLEF où sera publié l’ensemble des interventions de cette riche journée de formation à laquelle ont participé de nombreuses associations féministes et autres. 

Le PDF des interventions de la journée regroupées cliquez ici : 

PDF Interventions regroupées formation 23 septembre

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Intervention de Christine Le Doaré, porte-parole des VigilantEs 

Féministes, lutter contre les extrémismes religieux

Les extrémismes/intégrismes religieux profitent toujours des périodes troublées pour revenir à la charge. Même au « pays des Lumières » rien n’est définitivement acquis, les extrêmes tentent de s’imposer par la censure ou par la mobilisation politique (comme dans le cas du mariage pour tous, par exemple).

Mondialisation, crises économiques et conflits en tous genres, ont poussé des populations à se réfugier en orient, dans des organisations (Frères musulmans…) et des régimes politico-religieux islamistes ; alors qu’en occident, les courants religieux réactionnaires ont mobilisé contre le mariage ouvert aux couples de même sexe, et sont toujours vent debout contre l’avortement.

Dans le mouvement féministe et plus généralement les mouvements progressistes, il est ordinaire de lutter contre les catholiques intégristes obsédés par la hiérarchie des  genres, par la sexualité des femmes, et par l’homosexualité. Beaucoup de combats féministes ont consisté à s’opposer aux restrictions de liberté imposées aux femmes par des dogmes religieux emprunts de misogynie, et à s’affranchir des rôles traditionnellement impartis aux genres féminin et masculin.

En revanche, lutter contre l’influence de l’islam politique est moins consensuel. Les musulmans bénéficient pour une partie de la gauche, du statut jadis reconnu à la classe ouvrière opprimée. Par voie de conséquence, critiquer ce qui, d’une manière ou d’une autre,  relève de l’islam est tabou. Une partie du mouvement antiraciste a  substitué à la lutte contre le racisme, la lutte contre l’ »islamophobie ». Il ne s’agit plus tant de combattre les discriminations et violences à raison de  l’origine ou de la couleur de peau, que d’empêcher toute critique d’une religion, même quand elle vise à contrôler et à inférioriser les femmes. Les règles, coutumes et traditions communautaires à caractère religieux qui enferment les femmes sont peu contestées par peur d’être jugé «islamophobe».

Le contexte étant posé, comment lutter contre les intégrismes religieux ? Selon moi,  il est important de commencer par se mettre d’accord sur ce qu’est et ce que n’est pas le féminisme :

Il n’y a pas un seul féminisme, des clivages sont apparus dès le début, puis dans les années 70 entre des tendances luttes de classe et psychanalyse et politique ; puis apparurent les théories queer post-modernes américaines qui visent à abolir le genre et ce faisant disqualifient les luttes féministes, etc.

– Il devrait être possible de se mettre d’accord sur ce qu’est à minima, le féminisme  :

  • reconnaitre que la moitié de l’humanité en tant que groupe/classe des femmes, est toujours dans une situation d’infériorité/inégalité par rapport au groupe des hommes,
  • œuvrer pour une autonomie et maitrise totale par les femmes, de leur corps (intégrité physique, mentale, sexuelle, sexualité, reproduction…), et de leur vie (éducation, couple, famille, santé, emploi…),
  • viser l’égalité réelle en solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent toutes, quelle que soit leur origine ou couleur de peau, culture ou religion, des discriminations et violences inhérentes au système patriarcal.

Le féminisme universaliste est un combat universel contre la domination masculine.

– Il devrait être tout aussi facile de se mettre d’accord sur ce que ne peut pas être le féminisme. Il ne suffit pas de se prétendre féministe pour l’être, les impostures hélas ne manquent pas.

Depuis les années 2000 a émergé un « féminisme » relativiste qui a pour caractéristique de réduire des femmes à une identité (régionale, culturelle, religieuse…). Ce féminisme qui consiste à aménager l’oppression est une adaptation aux exigences traditionnelles, communautaires, religieuses. Il n’est pas apparu spontanément mais concomitamment  à l’influence grandissante au sein même des institutions internationales, de pays au régime politique islamique, tel que par exemple l’Arabie Saoudite (qui a rejoint récemment la Commission des Droits de la Femme à l’ONU!). Ces pays financent dans le monde entier, des groupes dits « féministes » qui en réalité, remettent en question des fondamentaux du féminisme.

Ces pays se sont attaqués, à l’ONU notamment, au caractère universel des Droits des femmes, en imposant la nécessité de prendre en compte des spécificités régionales. Ce relativisme culturel a engendré des « féminismes » identitaires, tel le « féminisme islamique » et ses variantes : « dé-colonial »… (En France : c’est notamment l’association « Femmes dans la mosquée » de Hanane Karimi …),  c’est un « féminisme » communautaire, racialiste et donc par nature essentialiste et différentialiste.

Nous constatons que ces « féminismes » séparent les femmes les unes des autres au profit d’autres luttes que celles contre le patriarcat. Comment pourrait-il en être autrement alors que les  traditions et religions ont toujours été l’instrument le plus  répressif du système patriarcal. Renvoyer des femmes à leur religion, leurs traditions, leur communauté, leur culture pour les isoler des autres femmes, retarde notre émancipation collective. 

Il n’existe pas plus de « féminisme » islamique que chrétien ou juif, c’est une imposture car il n’y a pas d’aménagement possible de l’oppression : le féminisme ne s’adapte pas aux règles posées par l’oppresseur, il les renverse, les dépasse pour l’émancipation de toutes et tous.

Une fois le féminisme défini, comment résister à sa récupération et à son dévoiement ? :

– Se méfier de certains concepts, comme »islamophobie», »intersectionnalité» ou « inclusif » très prisés par les défenseurs du relativisme culturel. Certes, les oppressions se surajoutent :  à l’évidence, être femme, noire, et pauvre par exemple, est autrement plus difficile à vivre que d’être blanc et aisé. Le racisme et la xénophobie, l’antisémitisme, comme le sexisme et l’homophobie/la lesbophobie, tous les préjugés et rejets de l’autre doivent combattus, mais renvoyer des femmes à leur groupe d’origine ne peut constituer une solution. Comment un repli identitaire pourrait-il les/nous affranchir de la domination masculine qui traverse toutes les origines comme toutes les classes sociales ? L’ »intersectionnalité » comme les « féminisme décolonial », « féminisme inclusif »,  le plus souvent noient les revendications des femmes dans les agendas masculins. Comment pourrait-il en être autrement là aussi : le machisme n’a jamais eu besoin de l’occident ni des colonisateurs pour exister.

– Refuser la banalisation du « féminisme » relativiste, islamique ou autre, s’opposer à la « mode pudique », au « Hidjab day » de Sciences Po et aux groupes tels que Lallab (*) par exemple.

L’islam politique veut imposer le voile, la mode dite «pudique » l’aide à y parvenir en  dépolitisant son caractère religieux : prétendre que des femmes s’affichent couvertes dans l’espace public pour des raisons esthétiques, comme s’il s’agissait de n’importe quel autre accessoire, est perfide. Le voile est l’étendard de l’islamisme, il affiche visiblement et via les femmes, sa progression, mais s’il est banalisé en étant dépolitisé par la mode, il devient alors facile de le généraliser. En revanche, les féministes universalistes ont  plus de mal à le combattre pour ce qu’il est vraiment, même si, paradoxe stupéfiant quand on y songe,  de nombreuses musulmanes dans le monde, se battent contre ce même voile.

Le crédo de l’association « féministe islamique » Lallab est de rejeter le « féminisme blanc » pour imposer des spécificités communautaires et religieuses, en particulier l’acceptation du voile islamique. Lallab cautionne et développe en les intégrant, des règles de conduite, des obligations prescrites seulement aux femmes ; se faisant, l’association s’adapte à l’oppresseur et devient un porte-parole comme un autre, du système patriarcal. Lallab cautionne un apartheid genré et contribue à pérenniser un système d’oppression, c’est donc une indéniable récupération du féminisme. Pourtant, ce groupe accusé de détourner des subventions publiques en recrutant des services civiques, a été défendu par nombre d’associations féministes aveuglées par une idéologie islamo-gauchiste qui peu à peu a convaincu à l’extrême gauche et plus largement.

– Réveiller le mouvement féministe qui se laisse séduire par ces « nouveaux féminismes » promus massivement dans les médias et milieux universitaires. Combien d’émissions de radio et articles de presse ces dernières années sur ce qui nous est vendu comme « nouveau féminisme » ? On ne les compte plus.

Dénoncer l’imposture sans complaisance, résister pied à pied à la récupération ne suffisent pas, le féminisme universaliste doit aussi construire des alliances :

  • Avec les groupes féministes laïques tels que par exemple le groupe « Femmes sans voile d’Aubervilliers » en France et d’autres ailleurs, relayer leurs actions, en organiser en commun.
  • Avec les intellectuel.le.s  et militant.e.s qui résistent dans le monde arabe, au Maghreb, en Egypte, également en Iran, etc. Relayer leur parole et les soutenir.
  • Avec les mouvements laïques qu’il faut éclairer sur la domination masculine ; quelques exceptions mises à part, ils ont souvent tendance à  s’afficher féministe uniquement quand il s’agit de contrer les religions.

Christine Le Doaré

(*) Lallab : voir l’article d’Ikhwan infos  (les deux fondatrices sont d’anciennes étudiantes de Pascal Boniface …).    http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/11198

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Intervention d’Arlette Zilberg, porte-parole des VigilantEs :

Comment, sur le terrain, lutter contre les extrémismes religieux ?

Depuis 3 décennies, nous voyons monter les extrémismes religieux dans le monde et en France. Ces extrémismes se rejoignent sur la place et le rôle des femmes dans la famille, dans la société, avec plus ou moins de réussite, en fonction du degré de démocratie du pays.

Or, combien fut grande notre déception de voir que les sujets qui touchent particulièrement aux droits des femmes, sont négligés par des associations de tradition laïque, et parfois même pire, de voir que ces associations laïques défendent des positions qui nuisent aux droits des femmes. Quant à certaines associations féministes, nous étions atterrées par des dérives liées à des confusions d’idées (cf. l’intervention précédente de Christine Le Doaré ) .

C’est pourquoi, les VigilantEs, ont décidé de rappeler les fondamentaux du féminisme, de ce qui participe à faire avancer les droits des femmes, et donc d’intervenir dans les débats publics pour mettre en lumière  les avancées, masquées ou pas, des intégrismes religieux, et de dénoncer les faux amis des femmes.

Le mouvement des femmes, et les féministes ne partent pas de zéro. C’est une très longue histoire, en France et partout dans le monde. Car partout dans le monde, de tout temps,  les femmes se sont battues, individuellement ou collectivement pour obtenir des droits qui allaient à l’encontre des traditions archaïques, traditions parfois renforcées par des religions qui donnent pour modèle des sociétés assises sur la domination masculine, la hiérarchisation des rôles sociaux plutôt que l’égalité, même s’il n’est pas question d’oublier les différences sexuelles.

Prenons l’exemple de la planification familiale. Si on la considère comme un élément incontournable du développement des sociétés et du bien-être en premier lieu des femmes, nous nous heurtons à cette idée brandie par tous les extrémistes religieux, à ce dogme qu’ils voudraient nous imposer : ne pas intervenir sur la fécondité car la nature crée par un dieu, serait sacrée. La laïcité nous a protégées et nous a permis d’avancer. Pourtant, le droit à la contraception et à l’avortement, est toujours remis en cause. Les plus actifs étant ici les intégristes catholiques (les plus nombreux des intégristes en France). Personnellement, et parce que je vis dans un quartier où la mobilisation était plus facile (20ème ardt de Paris), j’ai participé pendant 2 ans à la défense du Centre IVG de l’hôpital Tenon. Pendant 2 années, les intégristes catholiques autour de l’association SOS-Tout Petits sont venus régulièrement manifester devant l’hôpital Tenon (75020). Avec croix, accoutrements et bannières dignes du Moyen-Age. Notre mobilisation a payé.

Mais en tant que VigilantEs nous décortiquons aussi ce qui se passe chez les intégristes des autres religions, sur la question de la planification familiale car elle est centrale pour les femmes. Or, même s’ils sont moins dangereux du fait de leur petit nombre, nous savons que les intégristes juifs ont la même analyse que les autres sur cette question. Par contre, du côté des intégristes musulmans, nous pouvons relever que le discours est : nous on pense comme ça, mais si vous n’êtes pas musulmans, vous faîtes comme vous voulez. Mais n’imposez pas la planification familiale à « La femme musulmane ». Comme si choisir le nombre de grossesses et d’enfants ne concernait pas toutes les femmes et n’était pas une question de bien être pour toutes les femmes, partout dans le monde. C’est la raison pour laquelle les VigilantEs qui sont actives sur les réseaux sociaux et notamment sur tweeter, ont porté la contradiction à Françoise Vergès, qui dans son livre sur « le ventre des femmes africaines », réduit la nécessaire transition démographique à un produit « du capitalisme, du colonialisme et du racisme ». Un discours qui a été relayé par Libération, les Inrocks, le Nouvel Observateur. Ils sont où nos vrais amis ?

Ça  n’est pas facile, mais ne rien dire quand des médias soi-disant progressistes défendent des thèses si dangereuses pour les femmes, il faut faire front.

Nous avons lancé les VigilantEs le 8 mars 2016.

Nous avons un compte tweeter qui nous permet de veiller et d’être très réactives. Nous avons créé notre blog qui nous permet de mettre sur tweeter les liens de nos articles, car un tweet de 140 signes, c’est parfois un peu juste pour argumenter.

Autre action des VigilantEs

Le 19/09/2016   nous avons lancé une pétition en ligne qui a recueilli plus de 12 000 signatures en quelques jours et nous avons interpellé le CSA. http://www.mesopinions.com/petition/autres/csa-rappelez-fr3-france-info-ethique/24982

CSA : rappelez à FR3/France info l’éthique, le respect des victimes et les droits des femmes !

Le 15 septembre 2016, France Info a diffusé une vidéo intitulée d’abord «Nice, le dialogue impromptu entre une femme en niqab et une touriste en colère sur la promenade des Anglais»(1), puis mise en ligne sur Youtube sous le titre : « Nice : mots pour maux »(2).

Cette vidéo montre une femme portant niqab, en train de déposer sur la Promenade des Anglais une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de l’attentat de Nice, puis une discussion entre cette femme et une touriste.

Alertées par les tweets de Françoise Laborde, ancienne présentatrice du JT de France2,  et l’article d’Annabel Benhaiem(3) publié sur le Huffington Post, les VigilantEs(4) s’indignent à leur tour.

Après quelques recherches nous apprenons que cette femme, Stéphanie Lecuyer, est une militante pro-niqab avérée, connue dans la presse depuis 2014.  De plus, elle était accompagnée d’un homme qui se révèle être Rachid Nekkaz, l’homme qui paie les amendes des femmes en niqab verbalisées en conformité à la loi du 11 octobre 2010.

Or, ni la touriste interviewée, ni les spectateurs ne sont prévenu.e.s de l’identité de ces deux personnes suscitées et qui avaient été sollicitées par la journaliste dans le cadre d’un reportage programmé par France 3 pour le mois d’octobre, sur la loi interdisant le voile intégrale.

Pendant quelques minutes, nous assistons à une discussion au cours de laquelle la dame en niqab tente de faire admettre à une touriste choquée par son accoutrement dans ce décours macabre, qu’il faut respecter le niqab. La chaîne parlera d’abord d’un échange d’abord « musclé » puis de «dialogue apaisé ».

Outre que le procédé journalistique de mise en scène d’une « rencontre fortuite » s’avère être une imposture, cette provocation téléguidée qui vise à faire apparaître sur les lieux d’un massacre, une femme arborant le même uniforme que celui revendiqué par les terroristes islamistes ici et dans le monde, est une insulte aux victimes du terrorisme, aux survivant.es et à leurs proches.

De plus, le discours victimaire de cette femme portant niqab, dans ce lieu de recueillement, est une insulte à toutes les femmes massacrées ou pourchassées dans le monde parce qu’elles refusent cet uniforme-étendard mortifère, symbole de l’infériorité du statut des femmes.

Les VigilantEs (4) et les signataires de la pétition vous demandent d’intervenir au plus vite afin de mettre fin sur les chaînes publiques, à cette pratique journalistique qui relève :

– du bidonnage journalistique et de la manipulation de l’opinion plutôt que de l’information,

– d’une propagande pour la banalisation d’un uniforme mortifère pour les femmes et contraire à nos valeurs républicaines, plutôt que du débat. 

(1) Video sur le site de France Info

(2) Video sur Youtube 

(3) Article d’Annabel Benhaiem sur Huffington Post

(4) Les VigilantEs 

Toutes nos actions sont mises en ligne sur notre blog qui reçoit, des milliers, voire des dizaines de milliers de visites, selon notre compteur. On peut y consulter des articles de fond, des communiqués de presse que l’on envoie aux associations féminines et féministes, et aux journalistes, des appels à mobilisation, et des podcasts d’émissions.   

Nous avons aussi participé à l’action autour de la Tour Eiffel pour des JO à Paris 2024, non-sexistes et contre l’apartheid sexuel dans le sport. Nous participerons à la suite de cette action portée par La Ligue du Droit International des Femmes.

Nous avons le projet de travailler sur la question du voilement des fillettes.

Nous travaillons avec des associations et/ou personnalités féministes et laïques.

Notre ADN est féminisme et laïcité, justement parce que nous estimons qu’aujourd’hui, la laïcité qui devrait protéger les droits des femmes, est remise en cause, que les droits des femmes sont souvent négligés par les laïques, voire dévoyés par certaines féministes, et sont combattus par celles et ceux qui induisent la confusion dans les débats.

Notre réseau Les VigilantEs est un dispositif d’alerte, de réflexion et d’actions pour que les droits des femmes ne passent pas dans la ligne pertes et profits de la laïcité. L’affaire du salon musulman de Pontoise où des prédicateurs intégristes s’étaient permis impunément d’en appeler au viol conjugal nous a convaincues de l’urgence de notre intervention.

Arlette Zilberg

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Blog des VigilantEs:  https://vigilantes2015.wordpress.com/

Compte Tweeter : @Les_VigilantEs

Deux affaires ont creusé le fossé entre féminismes relativiste et universaliste

IMG_0624 image article vRetour sur deux affaires récentes qui ont creusé le fossé entre féminismes relativiste et universaliste.

Deux évènements récents ont mis en exergue le fossé qui se creuse dangereusement entre deux visions opposées du féminisme : un féminisme relativiste qui prône le multiculturalisme, versus un féminisme universaliste.

      

Avec un peu de recul, les VigilantEs reviennent sur ces évènements.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, des militantes qui se qualifient de féministe : 

 

  • condamnent, en tous cas refusent de défendre des femmes victimes de harcèlement sexiste et sexuel (allant de regards insistants à  des agressions verbales et/ou physiques).

C’est ce qui s’est passé alors que des habitant.e.s du quartier La Chapelle se sont organisés pour réagir contre le sexisme et l’insécurité dont sont victimes de nombreuses femmes qui y vivent. Selon nombre de féministes, le problème n’existait pas, les habitant.e.s du quartier ne supportaient pas la misère, la saleté, la mixité sociale et culturelle, les migrants… elles et ils n’avaient qu’à s’y habituer, elles et ils n’étaient que des racistes. Point final.

Etrange manière de lutter contre le sexisme que de fermer les yeux quand sexisme, machisme et autres manifestations de la domination masculine ont lieu dans des quartiers défavorisés, ou sont commis par des agresseurs dont le profil est sensé immuniser contre toute remise en question. 

A l’évidence quelque chose ne va pas quand le féminisme ou ce qui est présenté comme tel, se retourne contre des femmes. Contre d’autres intérêts politiques, les femmes ne pèsent décidément pas lourd.  Heureusement les pouvoirs publics ont fini par s’intéresser aux problèmes et ont promis d’adopter certaines mesures, car les solutions existent en effet. Que des  féministes contribuent à freiner leur mise en œuvre est désastreux.

Affaire à suivre …

 

  • acceptent que des femmes qu’elles qualifient de « racisées » (étrange concept, soit tout le monde est «racisé » soit personne ne l’est) rejettent en bloc toutes les femmes, toutes les féministes dont le taux de mélanine serait insuffisant.

C’est ce qui se passe avec le festival afro-féministe Nyansapo.

Quand lutter contre le racisme, ce qui devrait être l’affaire de toutes et tous, devient prétexte à la ségrégation raciale, à l’évidence, quelque chose ne va pas. Quand un festival présenté comme féministe ne s’intéresse guère aux terribles violences vécues ici et ailleurs dans le monde par des femmes vivant sous la loi islamique (charia) devrait interpeller le mouvement féministe.

Avancer des critères raciaux pour exclure, encourager un repli communautaire au risque d’y enfermer les femmes et les soumettre plus encore à l’arbitraire patriarcal, et revendiquer au titre de la race une détestation des blanc.he.s comme on le voit sur les réseaux sociaux,  retourner le racisme contre d’autres femmes ne relève pas du féminisme.

Que des femmes « racisées », des femmes noires éprouvent en tant que femmes et noires, femmes et musulmanes,… la nécessité de se retrouver pour combattre le racisme,  c’est une chose, ce n’est d’ailleurs pas nouveau et des féministes « blanches » se sont toujours associées à ces combats, mais que ces femmes développent un  « féminisme blanc bashing » c’est autre chose.

Aucune femme n’a à gagner à cette division qui ne sert que les agendas masculins, c’est pourtant exactement ce que fait ce  festival qui sacrifie la lutte contre le système patriarcal à celle contre l’ « état néocolonial ». Or, les femmes sont la moitié de l’humanité, leur intérêt à lutter ensemble, solidairement, toutes couleurs de peau confondues,  contre les discriminations et violences du système patriarcal, contre le racisme,  est une évidence.

 

Dans les contextes de guerre mondiale que nous impose l’islamisme et d’assignation identitaire où nous somme pris.e.s en étau entre identitaires de tous bords de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, l’impact négatif du « féminisme » relativiste actif ces dernières décennies, se mesure à l’ampleur du recul qui frappe les femmes. La bonne nouvelle, c’est que l’essor dont il a bénéficié grâce aux milieux universitaires et aux médias férus de relativisme culturel à l’anglo-saxonne, décrédibilisé, passe de moins en moins bien dans la population.

La vision multiculturelle et relativiste qui mène à une société divisée où chaque faction repliée sur sa communauté ne voit que ses intérêts qu’elle tente d’imposer, installe des logiques de domination dont les femmes font toujours les frais. 

Le féminisme à l’inverse, vise  à gommer les rapports de pouvoir et de domination, alors il serait temps de revenir aux fondamentaux.

Les VigilantEs

 

  • Féministes ? Ma Chapelle oui !

 https://christineld75.wordpress.com/2017/05/22/feministes-ma-chapelle-oui/

  • Oui Anne Hidalgo, le racialisme est un racisme.

https://christineld75.wordpress.com/2017/05/29/oui-anne-hidalgo-le-racialisme-est-un-racisme/

  • De souche, pas de souche, blancs, non-blancs, stop !

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/01/de-souche-pas-de-souche-blancs-non-blancs-stop_1573885

  • Mwasi et le festival non-mixte, un féminisme communautaire simpliste et dangereux

https://www.marianne.net/debattons/editos/mwasi-et-le-festival-non-mixte-un-feminisme-communautaire-simpliste-et-dangereux

Télévision publique et privée relais de la propagande islamiste ?

cygk7erxcaaywvj-voile-etendardSeins nus ou tête voilée, c’est la même chose !  Ah bon ?

David Pujadas se plait à inviter des jeunes femmes de confession musulmane, présentées comme apolitiques, anodines, mais en réalité, porte-paroles de femmes musulmanes politisées,  pour organiser un  bad buzz.

Désinformation sur la qualité des invitées ? Manipulation d’opinions ? Peu importe. L’objectif est le clash.

Le 21 janvier 2016 déjà, nous avions subi le tour de passe-passe de David Pujadas qui présentait Mme Wiam Berhouma, comme simple « jeune femme de confession musulmane, professeure d’anglais dans un collège à Noisy-le-Sec, n’étant encartée dans aucun parti politique ». Or, cette femme est connue comme fervente militante politique !  Ainsi rapporte  IkwanInfos, l’observatoire de l’Islam Politique et des Frères Musulmans : Wiam Berhouma est « la nouvelle égérie de la MAFED ». Un Collectif de femmes disant subir le « racisme d’Etat » et qui sert surtout de paravent aux Indigènes de la république (pro-islamistes, obsédé par les Juifs, et soutenant la résistance armée du Hamas, l’Intifada des couteaux).

Ce 6 janvier 2017, nous avons découvert stupéfaitEs, la nouvelle invitée « anodine » et « surprise » de David Pujadas : Attika Trabelsi. Formidable mise en scène : une jeune et jolie jeune femme, portant une tenue symbolisant la « mode pudique » des femmes musulmanes. Banalisation esthétisante du voile. Merci David Pujadas pour toutes les femmes d’origine musulmane qui cherchent à se soustraire à la pression sociale des islamistes !   

Cette fois encore, une petite recherche sur la toile et nous découvrons la supercherie :

  1. Mr Pujadas la présente comme diplômée de l’Ecole Normale Supérieure, FAUX !

Isabelle Kersimon @KersimonIsa  6 janv.

⚠️ Attika Trabelsi, militante pro-voile invitée hier dans #LEmissionPolitique n’est pas normalienne. Des explications, @France2tv ?

2. Mme Trabelsi se proclame « Féministe Prochoix » : FAUX.

Dans l’univers féministe  être Prochoix fait référence au possible  choix ou non d’avorter.  Le détournement des mots est patent. En réalité, Mme Trabelsi, présentée comme simple jeune  entrepreneure,  est une militante pro-voile.

Yann Barte @YannBarte  5 janv.

Et c’est reparti, les Indigènes du services public…Encore une « jeune musulmane apolitique » @LEPolitique @AssoLallab http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9647

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Attika Trabelsi avec Hanane Karimi.                              Hanane Karimi et Tariq Ramadan

Hanane Karimi et Tariq Ramadan sont des militants de l’islam politique, régulièrement invités par les médias.

3. Monsieur Pujadas cautionne le féminisme victimaire et plussoie lorsque Mme Trabelsi se présente comme femme, musulmane, blessée, humiliée, discriminée. Pourquoi lorsqu’une femme dite musulmanes s’exprime, ses propos relèveraient-ils du féminisme ? Cette forme de dévoiement du féminisme est décidément très prisée des médias.

Mabrouk Sonia @SoMabrouk  5 janv.

#LEmissionPolitique Une idée: Inviter, parfois, des musulmanes non voilées, ça existe aussi et elles parlent tout aussi bien de la femme !!

(Des femmes plutôt que la femme, c’est mieux mais bon…).

4. Mme Trabelsi se dit femme musulmane, féministe  et libre. Bah non ! 

Le féminisme islamique est au féminisme ce que l’islamophobie est à l’antiracisme : une opération politique dont l’objectif est de museler les laïques, non pas d’aider à l’émancipation des femmes, ni de se solidariser avec les femmes qui tentent de résister à l’oppression de régimes autocratiques musulmans. 

Isabelle Kersimon @KersimonIsa 5 janv.

« Chaque femme est libre d’être qui elle veut. » De qui se moque-t-on ? Banalisation voile #AssoLalabb @LeaSalame #LEmissionPolitique #Valls

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France2 chaîne du service public, financée par nos impôts nous a donc appris que « seins nus ou têtes voilées, c’est exactement la même chose » dixit Mme Trabelsi. Sauf à vouloir chosifier le corps des femmes, séparer les femmes entre les impudiques seins nus et les pudiques têtes voilées, une telle affirmation revient à faire la promotion du projet politique islamiste, ce qui est à des années lumière du féminisme. Le voile « est vivement recommandé en France par les Frères musulmans et les salafistes, pour gagner de la visibilité »  Waleed Al-Husseini.

Ce n’est pas la première fois que la télévision se fait ainsi (et comme tant d’autres médias), le relais de la propagande islamiste. France 2 le Supplément, Des Paroles et des actes… manipulés volontaires qui n’ignorent rien de leurs invitéEs puisqu’un ou deux clics sur le Net leur permet de savoir précisément à qui ils ont à faire. Déjà en janvier 2016 un article d’isabelle Kersimon le dénonçait : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/25/31003-20160125ARTFIG00288-dpda-le-supplement-de-canal-plus-quand-la-tele-invite-les-ennemis-de-la-republique.php

Complaisance et complicité coupables, dans quel intérêt, on se le demande encore.

L’islam politique est un totalitarisme : solidement financé et diffusé, il influence les institutions internationales telles l’ONU, les politiques et les médias ; sa force est de faire croire qu’il ne s’agit pas d’un projet politique, qu’il n’a pas de stratégie ; il appâte la gauche notamment en se présentant comme victime.  Il utilise les femmes comme fer de lance et forme des militantes politiques jeunes, instruites, universitaires, journalistes… Leur crédo est toujours le même : « le voile, c’est ma liberté, c’est mon choix ». En réalité, via les femmes et le voile islamique, véritable étendard de l’islamisme, l’islam politique gagne en visibilité et le voile envahit peu à peu des immeubles, des  rues, des entreprises, des universités. Le voile, en tant que revendication instaure un ordre moral et toutes les femmes qui ne le portent pas  sont de facto suspectes voire impures. 

Les droits et libertés des femmes sont universels, le recul et la soumission de quelques unes, de plus en plus nombreuses, nous menacent toutes. Il est grand temps pour les féministes de démasquer les combattantEs de l’islam radical et leurs alliéEs ; d’articuler les libertés individuelles et collectives qui nous ont libérées, particulièrement nous les femmes ; et n’oublions jamais que  le corolaire de l’oppression, c’est la résistance. 

Les VigilantEs