25 novembre, n’imitons pas les USA !

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#NousToutes ET #NousAussi,  comme aux USA ?

Le 25 novembre, est la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des Femmes.

Dans le contexte provoqué par «  l’onde de choc » #MeToo, une marche #NousToutes est appelée en France le 24 novembre, sur le modèle de la Women’s March qui avait rassemblé des centaines de milliers de femmes aux Etats Unis contre les propos sexistes et anti immigrés  de Donald Trump.

Or, s’il est évident qu’il est indispensable de nous rassembler contre les violences sexistes et sexuelles, il est aussi évident qu’il nous faut être claires sur ce que sont les violences contre les femmes, et leurs causes.

Déjà aux Etats Unis, des voix s’élèvent, dont celle d’Alyssa Milano, pour dire qu’elles boycotteront la Women’s March si  Tamika Mallory et Linda Sarsour, deux des quatre co-présidentes de la Marche, ne condamnaient pas les propos antisémites et homophobes  de leur ami Louis Farrakhan, leader islamiste.

En France, des associations féministes sont toujours en discussion, voire ont refusé de signer l’Appel à la manifestation du 24 novembre organisé par #NousToutes. D’autres appellent même à boycotter cette manifestation, notant qu’il est impensable de manifester derrière certaines personnalités  promues sur l’affiche d’Appel de #NousToutes, et que le texte de l’Appel gomme certaines violences contre les femmes, notamment les violences liées aux intégrismes religieux et à la prostitution.

Chacune fera comme elle l’entend, après avoir évalué les risques à plus ou moins long terme que font peser ces dérives sur les femmes et le féminisme. Les VigilantEs approuvent totalement le texte (*2) de Christine Le Doaré, féministe universaliste et laïque, et rappellent que de nombreux événements, colloques, expositions, se tiendront partout en France et dans le monde autour du 25 novembre.

*1. Texte de Christine Le Doaré : 25/11/2018 #NousToutes OU #NousAussi ?

Les VigilantEs

 

 

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Burkini, à Rennes on nage en eaux troubles !

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Le modernisme à l’épreuve du conservatisme religieux cède du terrain un peu partout et dans tous les domaines. L’affaire du burkini autorisé dans les piscines municipales Rennaises fait couler non pas beaucoup d’eau mais d’encre parce qu’elle illustre parfaitement la montée des injonctions religieuses intégristes et la manière dont les politiques y font face.

A priori on ne nage pas tout.e habillé.e dans les piscines, et plus le slip/maillot de bains est court et moulant, mieux on glisse dans l’eau, ce qui est tout de même le but recherché à la piscine. Question hygiène, plus le corps est dénudé, plus la douche préalable est efficace ; question écologie, moins il y a de tissu, plus la douche est courte et l’eau économisée.

Mais à Rennes, ni l’hygiène, ni l’écologie ne sont des priorités ; il faut répondre favorablement aux revendications religieuses et communautaires musulmanes et autoriser le port du burkini en piscine.

La question du burkini avait défrayée la chronique en 2015, à l’occasion nous avions déjà réagi et préparé une revue de presse qu’il faut de nouveau consulter pour comprendre quels sont les réels enjeux car à l’évidence, il ne s’agit pas de libre choix ni du simple droit de se vêtir comme on l’entend (*1.)

Les islamistes, comme tous les intégristes ne se lassent jamais. Ils remettent éternellement l’ouvrage sur la table, ça ne passe pas en 2015, ça passera plus tard.

Une fois de plus des politiques nous placent devant le fait accompli, par stratégie électoraliste, ils se montrent complaisants avec les exigences religieuses. Ce comportement est irresponsable, dangereux même et voici pourquoi selon nous :

– le burkini, au même titre que le voile et tout autre vêtement islamique exclusivement réservé aux femmes, est l’étendard d’une idéologie politico-religieuse, l’islamisme, qui commence par soumettre les femmes considérées comme inférieures. Celles qui ne se soumettent pas sont considérées comme impures. Valider le port du burkini, c’est se soumettre à la stratégie des petits pas des islamistes dont la stratégie politique est de contester les valeurs de la République et s’imposer. 

– l’intérêt général requiert de protéger chez nous les femmes et filles issues de familles musulmanes de la pression des islamistes. En autorisant le port du burkini, les autorités ne protègent plus celles qui ne souhaitent pas porter de vêtements religieux et pouvaient jusqu’alors compter sur règlements et lois pour s’en prévaloir. Ce sont les autorités qui par leur complaisance et même complicité, les vouent aux gémonies des islamistes. C’est un comble !

– la question du burkini relève du droit des femmes, de l’égalité femmes-hommes. Comment accepter que la question de la pudeur soit liée à une idée religieuse des femmes dans une société  moderne qui vise l’égalité Femmes/Hommes ? Comment une femme, en est-elle réduite en France à se considérer impure au point de devoir se dissimuler pour exister dans l’espace public, à fortiori une piscine municipale ?

Adouber le burkini dans les piscines municipales, c’est  refuser de lutter contre l’islamisme et ses dogmes sexistes, c’est contrer les valeurs républicaines de liberté et d’égalité. La laïcité est un levier de l’égalité Femmes/Hommes, en aucun cas elle ne doit valider l’infériorisation des femmes.

La soumission de la Maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré, aux exigences religieuses islamiques, soutenue par les Verts jamais en reste pour valider le consentement volontaire des femmes  à l’oppression,  et par les positions ambiguës de Carole Gandon d’En Marche (*2.) pressentie pour remplacer Mme Appéré aux prochaines municipales, est une faute dans l’exercice d’un mandat dans une République laïque. 

IMG_9047et moi je vais à la piscine en tenue de scaphandrier, na ! 

Les élu.e.s complaisant.e.s se trouvent tôt ou tard face aux citoyen.ne.s exaspéré.e.s par leur capitulation devant un islamisme conquérant qui peu à peu envahit tous les aspects de notre vie quotidienne, de la cantine des enfants, au hijab dans l’espace public, en passant par la perturbation de l’enseignement de certaines disciplines scientifiques dans les écoles de la République, et maintenant en compromettant l’hygiène et l’émancipation des femmes dans nos piscines !

Les VigilantEs

*1. https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

*2. https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/burkini-a-rennes-entre-laicite-et-feminisme-carole-gandon-est-partagee-09-10-2018-12102106.php

 

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Menaces et exclusions au Congrès féministe universitaire CIRFF

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie CIRFF se tient à l’université de Paris Nanterre du 27 au 31 août 2018. Dans le cadre de ce congrès, l’Institut Emile du Châtelet, IEC, avait proposé un Café-débat intitulé « Conditions et contours d’un féminisme universaliste ». 

Ce café figurait donc et figure toujours dans le programme du congrès qui compte un nombre pléthorique d’interventions. Le Programme du congrès : https://cirff2018.parisnanterre.fr/

                             

Pourtant, les Comité d’organisation et scientifique du CIRFF ont pris la décision de déprogrammer ce Café-débat, après que des pressions et même menaces aient été exercées pour que les deux féministes universalistes, Fatiha Boudjahlat auteure de « Le Grand détournement » et Christine Le Doaré co-fondatrice et l’une des porte-parole des VigilantEs, ne puissent s’exprimer. 

Cette décision, n’a pas été suffisamment contestée par la présidente de l’Institut Emilie du Châtelet qui l’a entérinée alors même qu’elle se qualifie aussi de féministe universaliste. La présidente de l’IEC prise dans la tourmente finira par démissionner.  

Ceci démontre à quel point les « nouveaux féminismes » (racialiste, indigéniste, islamique, afro, post-colonial etc.) sont virulents à l’encontre du féminisme historique universaliste. Ces « nouveaux féminismes » ont la main mise sur les milieux universitaires et les études de genre, en particulier depuis que ces dernières ont détrôné les études féministes. 

 

Fatiha Boudjahlat dérange parce qu’elle contredit et s’insurge contre la notion de féminisme « blanc », ne cautionne pas les dérives racialistes qui divisent les mouvements sociaux et politiques et pourfend sans relâche les ennemi.e.s de la laïcité.

Christine Le Doaré dérange parce que féministe universaliste de longue date et ancienne porte-parole du Mouvement LGBT elle a toujours défendu le féminisme universaliste, solidaire et sans frontière d’aucune sorte, car les femmes du monde entier subissent des discriminations et violences communes ; d’autres, plus spécifiques se surajoutent. Elle a toujours affirmé que diviser les femmes en communautés, fonction de leur couleur, ethnie, religion, etc. ne sert que le système patriarcal et retarde l’émancipation globale des femmes, l’égalité femmes-hommes. 

Mais il n’est pas juste de dire que « LE féminisme universaliste a été censuré ». En effet, si les deux intervenantes déprogrammées s’en revendiquent, fort heureusement elles ne sont pas les seules, et il serait bien trop fastidieux d’en dresser une liste.

 

Les prétextes mis en avant par les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF pour justifier leur censure sont : 

  • Un tweet humoristique de Fatiha Boudjahlat répondant à Rokhaya Diallo qui expliquait que le  port du voile permettait aux femmes de ne plus être à disposition des hommes ;  comme si disparaître sous une tenue islamique (ou autre d’ailleurs), était le seul moyen pour les femmes de ne plus être considérées comme des proies. Et pourquoi ne pas lutter pour que les hommes se comportent décemment, et pourquoi ne pas viser l’égalité femmes-hommes ? Que des universitaires puissent utiliser un tel argument est proprement indigne. De toute façon, ceci n’éclaire en rien la censure exercée dans la foulée, à l’encontre de Christine Le Doaré.
  • La présence dans ce Café-débat de deux intervenantes identifiées comme féministes universalistes. D’autres tables rondes, ateliers, interventions, etc.  seront tenues par des personnes de la même orientation ; Christine Le Doaré et Fatiha Boudjahlat n’ont pas les mêmes expériences, ne sont pas issues des mêmes milieux militants ni professionnels ; un temps de débat était prévu avec le public.  Cet argument est donc tout aussi fallacieux. 

 

La vraie raison de cette censure ne serait-elle pas qu’il fallait effacer ces personnalités qui osent s’opposer aux égéries médiatiques des courants politico-intellectuels qui ont construit la théorie du racisme d’Etat et l’ont imposée dans certaines universités françaises ? Nous savons combien certain.e.s universitaires ont payé cher dans leurs carrières, leur défense de l’universalisme et de la laïcité.

Les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF ont fait d’une pierre deux coups en évinçant des féministes ET laïques, ce qui s’apparente à un vulgaire règlement de compte politique.

Cette censure marquera d’un tache indélébile ce rendez-vous qu’est le CIRFF, et qui de congrès en congrès depuis 1996, a adoubé cette ligne politique dévastatrice pour les droits de femmes : la convergence des luttes avec des courants dont les objectifs sont bien éloignés du féminisme, de l’émancipation des femmes et de l’égalité Femmes-Hommes.

Les financeurs (L’INED, le CNRS, l’ANEF, la Mairie de Paris, des Universités, l’Organisation internationale de la Francophonie, etc.) devront prendre leurs responsabilités. Peuvent-ils cautionner par leur financement un « féminisme » plutôt qu’un autre, l’absence de pluralisme dans les orientations de ce congrès, son sectarisme et maintenant la censure ? 

 

De telles pratiques sont antinomiques avec les principes de base de la recherche et de la démarche scientifique, elles s’apparenteraient plutôt à une forme de stalinisme revival !

Les VigilantEs

 

Pour plus d’informations :

1er anniversaire de la révolution des iraniennes dévoilées !

Associations féministes françaises, pourquoi, en majorité, ignorez-vous les courageuses iraniennes dévoilées ?

Un an déjà que des iraniennes se battent contre le port obligatoire du hijab en Iran. Elles prennent tous les risques pour tenter de se libérer du joug religieux et patriarcal qui les opprime. 

Elles sont inquiétées, menacées, agressées, emprisonnées dans un quasi silence occidental. La plupart des associations féministes les ignorent et préfèrent s’intéresser aux « nouveaux féminismes » identitaires, communautaires, indigénistes et autres  qui trouvent tous les moyens de nous vendre le port du voile islamique, comme s’il s’agissait d’un progrès, d’une libération !

Ces femmes iraniennes les « Girls of the street revolution « inspirées par Vida Movahed, la première femme iranienne à avoir brandi un voile blanc juchée sur une armoire électrique, se battent avec courage pour leur émancipation, aussi pour les femmes du monde entier, alors que les mouvements féministes occidentaux ne les soutiennent pas ou si peu. C’est une faute que l’histoire n’oubliera pas.

Le Code pénal iranien par son article 638 condamne d’une peine de dix jours à deux mois d’emprisonnement les femmes qui ne portent pas de voile islamique dans l’espace public. Des dizaines de femmes ont été arrêtées et détenues ; plusieurs comme Maryam Shariatmadari et Shaparak Shajarizadeh sont emprisonnées. 

Pourtant, sans faillir et malgré tous les risques encourus, des iraniennes rejoignent chaque mercredi #MyStealthyFreedom et les autres jours #WalkingUnveiled,  lancés par la journaliste iranienne Massih Alinejad,  en postant les photos et vidéos de leur apparition tête nue, dans l’espace public. 

Les VigilantEs, à l’instar d’autres militant.e.s laïques et féministes universalistes soutiennent les « filles de la révolution de rue »  qui luttent contre l’obscurantisme politico-religieux, pour l’émancipation des femmes et pour l’égalité femmes-hommes. Nous appelons les mouvements féministes à se mobiliser pour organiser un soutien international indispensable face à la brutalité des milices de vertu et des « gardiens de la révolution », face à l’arbitraire des mollahs, ayatollahs et des juges iraniens.

#MyStealthyFreedom
#WhiteWednesdays
#WalkingUnveiled 
Les VigilantEs

 

8 mars 2018 solidarité avec les Iraniennes en lutte contre le voile !

 

8 mars 2018. Cette année encore, des féministes vont organiser évènements et manifestations pour rappeler que l’égalité femmes-hommes reste à construire. Qu’il s’agisse des politiques de la ville, de l’égalité salariale, de l’éducation, de la répartition de la charge mentale familiale et du travail domestique, comme de la lutte contre les violences sexuelles et de toutes natures. Encore et toujours, il faudra rappeler que l’accès à la contraception et l’avortement sont des droits indispensables à l’autonomie et à l’émancipation des femmes, partout dans le monde.

Mais cette année les VigilantEs rappellent que le 8 mars est une journée internationale de lutte et de solidarité pour les droits des femmes et souhaitent mettre l’accent sur l’action, menée par des femmes iraniennes au péril de leur liberté, pour s’affranchir du port du voile, obligatoire en Iran.

Pendant que des iraniens et iraniennes se révoltent contre les conditions économiques et sociales désastreuses, des femmes, de plus en plus nombreuses malgré les menaces et la répression, (plusieurs sont actuellement emprisonnées), chaque mercredi,  juchées tête nue au milieu d’un carrefour, brandissent un tissu blanc au bout d’un bâton. C’est le #WhiteWednesday

Ces femmes qui bravent un interdit implacable méritent toute notre attention et solidarité. Féministes universalistes, les VigilantEs soutiennent inconditionnellement les courageuses Iraniennes  qui luttent pour s’affranchir d’un joug religieux et patriarcal particulièrement brutal.

En ce 8 mars, nous exigeons la libération des Iraniennes emprisonnées, demandons aux autorités françaises et européennes d’intercéder en leur faveur et appelons toute féministe, tout pro-féministe comme tout adepte de la liberté et de la démocratie, à afficher sur les réseaux sociaux et dans tous les évènements organisés pour l’occasion, les visuels (anglais / français) ci-joints. Portons et affichons ces visuels en solidarité avec les iraniennes en lutte contre le voile forcé, dans toutes les manifestations féministes unitaires organisées pour le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits DES femmes.

Les VigilantEs

*A Paris : Jeudi 8 mars à 17 h30 de République à Opéra

De Weinstein à Ramadan, conflagration universelle

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le courage des actrices dénonçant Harvey Weinstein a permis de libérer la parole sur le harcèlement sexuel, et ce partout dans le monde. Avec une conséquence de taille, la mise en cause par d’autres femmes courageuses, de Tariq Ramadan. Depuis le 24 octobre, cet éminent islamologue, théologien, professeur à Oxford, est accusé d’agressions sexuelles et de viols.

Qu’y-a-t-il de commun entre ces deux hommes ? 

Ils ont usé de leur pouvoir pour obtenir des relations sexuelles  et ont violenté sinon violé des femmes. La justice est chargée de statuer sur les plaintes. Mais si ces deux hommes sont des violeurs présumés, voire des violeurs en série, Tariq Ramadan, lui, au-delà de son pouvoir financier, pèse très lourd au plan politique.

Depuis deux décennies des médias et des universitaires nous le présentent comme un intellectuel brillant, progressiste, séduisant,  portant le discours d’un islam modéré : 

  • ils balaient ses liens avérés avec le Qatar, pays bien connu pour esclavagiser bon nombre de ses immigré.es, pays où l’homosexualité  est punie de mort, où les femmes sont considérées telles des mineures, mais pays qui finance sa chaire à l’université d’Oxford !
  • ils négligent sa demande de « moratoire » sur la lapidation !
  • ils mettent de côté ses prêches sur les femmes adultères, sur la virginité avant le mariage, sur la hiérarchisation des sexes, ses demandes d’horaires non-mixtes dans les piscines, bref, tout sujet qui révèle son ultra conservatisme plutôt que son progressisme.

Une bonne partie des médias, en lui offrant complaisamment des tribunes, ont non seulement participé à faire de lui une idole, mais ont participé à répandre le poison du sexisme d’un prétendu « féminisme islamique » dans notre société !

Caroline Fourest, Antoine Sfeir auront beau démontrer dans  leur travaux l’imposture de la rhétorique d’un personnage étroitement lié à la confrérie des Frères musulmans, bien loin du progrès qu’il prétend incarner, rien n’y fera !

Il faut dire que les altermondialistes aussi lui ont déroulé le tapis rouge ! Invité aux Forums Sociaux Européens et Mondiaux, ils ont participé à lui fabriquer une image de théologien de la libération. A ce propos, la libération de qui ? Certainement pas des femmes ! Notons au passage, que chez les altermondialistes, la cause des femmes passe dans la colonne pertes et profits.

Mais le plus grave dans cette affaire, est de voir comment ce personnage s’est imposé dans le paysage féministe français ! Depuis quelques années, des mouvements se présentant comme « féministes islamiques » ont éclos. Leurs leaders vont même s’afficher avec Tariq Ramadan. Et tous nos islamo-gauchistes d’applaudir. Et nos médias, en particulier Médiapart et les Inrocks et Libération, mais aussi France Inter, France Culture, etc.,  d’adouber ces associations comme étant les « nouveaux féminismes » ! Une  imposture cautionnée par le « monde intellectuel ».

Alors bien évidemment, nous nous réjouissons que face aux accusations de viols, une partie de ses ami.es le lâchent. D’autres ont choisi opportunément le silence. Pour autant, si tous les violeurs sont des criminels qui hypothèquent la vie de leurs victimes et mettent en danger toutes les femmes, l’influence de Tariq Ramadan sur des pans entiers de notre société en fait un accusé particulier.

Notre combat politique contre les idées obscurantistes portées par Tariq Ramadan, ou par celui qui prendra sa suite pour représenter la pensée des Frères musulmans, continuera. Car restera le continuum entre hiérarchisation des sexes/violences faites aux femmes et une idéologie politico-religieuse.

Les VigilantEs,                          https://vigilantes2015.wordpress.com/

Avortement : un droit humain universel !

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Partout dans le monde, les extrémismes religieux interdisent l’avortement ou tentent de le limiter. Une façon d’imposer aux femmes l’idée que leur corps ne leur appartient pas.

Les VigilantEs  considèrent que le droit à l’avortement est un droit humain universel.

Dans l’Union Européenne :

  • quatre pays limitent  limitent gravement  le droit à l’IVG : Pologne, Chypre, Andorre, Irlande
  • un pays l’interdit totalement : Malte
  • Dans certains pays comme en Italie, une clause de conscience pour les médecins entrave fortement l’accessibilité au droit à l’avortement.

Les VigilantEs  demandent que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Charte européenne des droits fondamentaux, pour que dans aucun pays européen il ne puisse y avoir de régression, comme ce fut le cas en Espagne ou en Pologne.

Les VigilantEs appellent à signer la pétition  qui sera déposée au Parlement européen de Bruxelles, Avortement : les femmes décident !

https://www.change.org/p/les-gouvernements-des-pays-d-europe-pour-le-droit-%C3%A0-l-avortement-partout-en-europe

Les VigilantEs appellent à participer aux actions du 28 septembre 2017, Journée mondiale pour le droit à l’avortement.