Non à l’apartheid sexuel, application de la charte olympique !

non apartheid sexuelLes VigilantEs soutiennent la campagne menée par la ligue du Droit international des Femmes à l’occasion des prochains Jeux Olympiques.

Les pays tels que l’Iran et l’Arabie Saoudite qui bafouent la Charte Olympique doivent être sanctionnés. Les principes de la Charte sont clairs, aucune restriction ne doit être imposée aux sportifs comme aux sportives, aussi,  limiter l’accès des femmes à certaines disciplines, leur imposer le port du hijab ou interdire la mixité, constituent de sévères violations de ces principes universels.

En solidarité avec les Iraniennes et les Saoudiennes, une lettre ouverte / pétition adressée au Comité d’organisation des jeux de Paris, est ouverte. Vous pouvez la signer ici : https://www.change.org/p/petition-paris-2024-appliquez-la-charte-olympique

En outre, le 7 juin 2019 a lieu à Paris le match d’ouverture de la Coupe du monde féminine de football. A cette occasion une tribune collective vient d’être publiée dans l’OBS.fr : Coupe du monde féminine de football  « Non à l’apartheid sexiste en Iran et en Arabie saoudite  » :  https://www.nouvelobs.com/sport/20190519.OBS13126/tribune-coupe-du-monde-feminine-de-foot-non-a-l-apartheid-sexiste-en-iran-et-en-arabie-saoudite.html

J.O. universels, pour les femmes aussi, en solidarité, signez et faites signer la pétition ! 

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391 Les VigilantEs

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Pour un 8 mars féministe universaliste !

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391TRIBUNE ET SES SIGNATURES

A l’occasion du 8 mars 2019, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Libération éditions papier et Web publie le lundi 4 mars 2019 la Tribune « Pour un 8 mars féministe universaliste ». Cette Tribune collective initiée par les VigilantEs est signée par de nombreuses personnalités et associations/groupes.  Libération ne pouvant publier toutes les signatures, vous trouverez ci-dessous :

  • la liste complète des signatures personnes physiques et associations/groupes
  • la tribune
  • le lien sur l’article (édition web Libération)

Vous pouvez également apporter votre signature jusqu’au 4 mars à minuit, en adressant un e-mail avec vos nom, prénom et qualité à : lesvigilantes15@gmail.com

Pour communiquer ce 8 mars sur les initiatives féministes universalistes utilisons le #8marsUnited 

Tribune lib

Liste des signataires :

Personnes physiques

Yvette Roudy, ancienne Ministre des Droits des Femmes

Elisabeth Badinter, philosophe

Zineb El Rhazoui, journaliste, militante laïque

Marieme Helie Lucas, sociologue, coordinatrice internationale de SIAWI

Catherine Kintzler, philosophe, membre fondateur du Comité laïcité République

Djemila Benhabib, politologue et écrivaine

Patrick Kessel, président d’honneur du Comité Laïcité République

Annie Sugier, présidente Ligue du Droit International des Femmes

Françoise Laborde, Sénatrice, présidente d’EGALE

Maryam Namazie, Conseil ex musulmans de Grande Bretagne,  « One law For All », FITNAH- « Mouvement de libération des femmes en Iran »

Françoise Laborde, journaliste, essayiste

Laure Caille, présidente Libres MarianneS

Nadia El Fani, cinéaste

Anny Duperey, actrice et romancière

Sabine Salmon, présidente Femmes Solidaires

Jean-Pierre Sakoun, président du Comité Laïcité République

Geneviève Couraud, secrétaire générale de NEGAR Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ensaf Haidar, présidente de la fondation Raif Badawi

Vivianne Teitelbaum, Femme de Paix 2018 et députée au parlement de Bruxelles

Monique Halpern, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Christine Le Doaré, juriste, militante féministe universaliste, co-porte parole des VigilantEs

Arlette Zilberg, militante féministe universaliste, co-porte-parole des VigilantEs

Amine El Khatmi, président du Printemps Républicain

Marie-Laure Brossier, militante laïque et féministe, élue en Seine Saint Denis

Fatiha Boudjahlat, enseignante, essayiste, militante laïque, féministe universaliste

Sihem Habchi, militante féministe

Céline Pina, essayiste

Laurence Marchand-Taillade, essayiste et présidente Forces Laïques

Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes

Huguette Klein, présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Monique Dental, présidente Réseau féministe Ruptures

Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement de Paris

Nadia Benmissi, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Nadia Ouldkaci, fondatrice du collectif « Femmes Sans Voile » d’Aubervilliers

Naëm Bestandji, blogueur, militant pro-féministe et laïque

Laurent Bouvet, professeur de science politique, cofondateur du Printemps Républicain

Lunise Marquis, adjointe à la Maire du 12è Paris

Bernice Dubois, présidente d’honneur de la coordination française de la CLEF

Claire Desaint vice-présidente de REFH et de FDFA

Nadia Geerts, écrivaine belge et militante féministe et laïque

Philippe Foussier, journaliste

Soad Baba Aissa, militante féministe, militante laïque

Martine Cerf, secrétaire générale d’ EGALE

Agnès Perrin-Doucey, Maitresse de conférences en littérature, Université Montpellier

Annie-Laurence Godefroy, médecin féministe, membre Planning familial et GAMS

Thierry Mesny, président de l’Association de Libres Penseurs de France (ADLPF)

Asma Guénifi, psychologue clinicienne, écrivaine présidente d’Afemci.

Stéphanie Rameau, présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises

Françoise Thiriot, secrétaire générale Libres MarianneS

Huguette Chomski Magnis,  coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Lalia Ducos, Initiative de Femmes pour la Citoyenneté et Droits Universels (WICUR)

Nicole Fouché, vice-présidente Réussir l’Egalité Femmes-Hommes

Jean-Marc Mojica, cofondateur du Printemps Républicain

Anne-Marie Viossat, co-présidente Conseil d’Orientation Institut Emilie du Châtelet

Béatrice Szwec, présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

André Gomar, président de l’Observatoire de la laïcité de Saint-Denis

Nicole Raffin, militante féministe laïque

Caroline Vauchère, secrétaire fédérale du PS31, en charge de l’égalité F-H

Sémira Tlili, militante laïque

Vincent Morel, président des Profanes

Sylvie Halpern, journaliste, Montréal

Christine Guillemaut, militante féministe laïque,

Sylvie Lauseberg, lauréate du prix Théroigne de Méricourt 2018

Gisèle Bourquin, présidente de Femmes au-delà des Mers

Brigitte Louichon, professeure des Universités

Michèle Créoff, auteure, juriste spécialiste de la protection de l’enfance

Marie-Josée Salmon, Réseau féministe Ruptures

Guylain Chevrier, vice-président du Comité Laïcité République

Babacar Lame, président du Comité Laïcité République Nantes-Pays de Loire

Catherine Benguigui, présidente du Comité Laïcité 17

Pierre Motais, président du Comité Laïcité République Bordeaux-Aquitaine

Christophe Hadoux, président du Comité Laïcité République Hauts de France

Mireille Blin, présidente du Comité LaÏcité République Aix Marseille Provence

Miche Vorms, président du Comité Laïcité République Lorraine

Nassim Seddiki, référent île-France du Printemps Républicain

Alexis Buixan, référent Printemps Républicain 35

Bernard Bosc, Réseau féministe Ruptures

Florence Maubert-Siguier, référente Printemps Républicain 31

Lysandre Merlier, référent Printemps Républicain 87

Atra Chikhi, travailleuse sociale

Claude Groussin,  militante féministe

Catherine Deudon, photographe de « Un Mouvement à soi », féministe universaliste depuis 1970

Josée Contreras, féministe universaliste

Noëlle Navaro, psychologue, Secrétaire Femmes contre les Intégrismes

Sophie Poliatchek, membre du Printemps républicain,

Romy Muller, membre du Printemps républicain 

Clody Bouilon, Réseau féministe Ruptures

Vincent Lautard, Membre du Printemps Républicain,

Jeanne Favret-Saada, ethnologue, auteure 

Ibtissame Betty Lachgar, Co-fondatrice et porte-parole du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (M.A.L.I.-Maroc),

Benjamin Sire, compositeur et journaliste,

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du Nid,

Diane Guilbault,  présidente Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec)

Geneviève Duché, administratrice de l’Amicale du Nid

Danielle Lemesle, retraitée directrice de recherches CNRS, Féministe universaliste,

Cécile Révauger, professeure émérite Université Bordeaux Montaigne,

Brigitte Cassigneul, Annuaire au Féminin (1985-2002) et maintenant women2019,

Betty-Bente HANSEN, Conseil éditorial Membre de Viv(r)e la République.

Nina Manteaux-Achikian, militante laïque,

Florence de Massol, première adjointe à la mairie du 20e ardt de Paris

Martine Benoit, professeure des universités, 

Fatiha Boyer, présidente de Ni Putes Ni Soumises du 76.

Véronique Taquin, professeure et écrivaine.

Agnès de Préville, essayiste

Galina Elbaz, avocate, militante féministe, laïque, antiraciste,

Françoise Vouillot, universitaire 

Mariamne Merlo, actrice scénariste, 

Jean-Jacques Benoît, Maire honoraire de Pessac (33),

Céline Masson, professeure des Universités, référente Racisme et Antisémitisme pour l’Université de Picardie Jules Verne,

Chiara Lastraioli, professeure des universités,

Agnès Lequime, Adjointe au Maire Handicap, accessibilité, solidarités, parité F/H92,

Andrée Lerousseau, MCF Université de Lille,

Catherine Louveau, professeure émérite Université Paris sud, sociologue du sport

Martine Ready, retraitée d’un centre de droits des femmes,

Florence Delarochelambert, référente Printemps Républicain 13,

Lysandre Merlier, Référent Printemps Républicain 87

Claude Cazalé Bérard, professeure émérite Université Paris Nanterre

Michel Rossinelli, docteur en droit, avocat, ancien professeur de droit constitutionnel comparé et ancien juge,

Claudine Attias-Donfut, sociologue,

Véronique Le Ru, professeur de philosophie, Université de Reims,

Patricia Duthion, auteure,

Alice Collet, conseillère conjugale et familiale, militante, et adhérente du Planning Familial Val-de-Marne,

Jamila Si M’Hammed présidente du Comité belge Ni Putes Ni Soumises,

Karine Baudoin, attachée de presse,

Marie-Jo Bonnet, historienne de l’art,

Yves-François Le Coadic, Agence Bretagne Presse,

Myriam Morissette, féministe, membre du conseil national du mouvement laïque du Québec.

Delphine Rabu, professeure, féministe et militante au Parti socialiste

Julie Perona-Silhol, artiste photographe et militante féministe universaliste,

Marie Estripeaut-Bourjac, professeur émérite Université de Bordeaux

Thomas Urdy, maire adjoint à l’urbanisme, environnement et qualité de vie de la Ville de Trappes,

André Guigot, professeur agrégé, docteur en philosophie, essayiste,

Liliane Jolivet, militante associative laïque et universaliste,

Magali Lombardo, enseignante,

Stéphane Corcos, Chef d’entreprise

Amina Hennaoui, féministe et laïque

Nadine Richon, co-fondatrice du Réseau laïque romand en Suisse.

Sylviane Roche SG du Comité Laïcité République 

Annie Maïllis, membre du Printemps républicain et de Réseau 1905, écrivaine,

Jocelyne Robert, sexologue-écrivaine,

Gilbert Cabasso, professeur de philosophie retraité 

Éric Mayau, enseignant,

Eric Persin,  co-fondateur et Dg Kangourou Kids  Réseau de garde d’enfants,

Gabriel Gras, biologiste, Manosque

Simone Bouchara, féministe

Nadia Jeanny Dit Doizan, porte parole de Génération Athée Île de France, féministe

Florence Trebuchon, médecin Montpellier 

Guillemette Grobon, directrice artistique,

Michèle Mahéo Le Coadic,  LIDF,

Caroline Rubin, bibliothécaire assistante spécialisée,

Nathalie Angelelli, cuisinière,

Gilles Ragnaud, porte-paroles national de Génération Athée et fondateur de l’ONG-ESF,

Jacqueline Devier, militante féministe, laïque et universaliste,

Marie Thérèse Leclercq, enseignante retraitée,

Nathalie Audin, directrice de centre social,

Céline Cazes, enseignante Éducation Physique et Sportive,

Barbara Meazzi, professeure des universités 

Michel Brousson, militant laïque, ancien vice-président du Comité Laïcité de Rhône,

Marie-Élaine Boucher, enseignante, militante féministe universaliste,

Christine Brousson, militante laïque,

Jacqueline Feldman, féministe universaliste,

Stéphanie Dubien, membre du Printemps Républicain

Claude de Casa Massimi, membre de Regards de Femmes,

Marie Collins, comédienne,

Anne-Marie Leroy, ingénieur retraitée,

Michel Quinet, militant politique et laïque,

Stéphane Chapel, parolière,

Corinne Spodek, psychanalyste,

Sylvie Mateo, enseignante,

Faten Ben Ahmed, présidente d’une association citoyenne et responsable communication Campus Sciences U Paris

Lali Barrenechea, photographe, conductrice de métro

Ramecourt Vincent, professeur
Christian Gaudray, président UFAL Nationale

Dominique Bremechier, professeure de lettres‌

Michèle Weidenfeld, retraitée MCF, Université de Picardie Jules Verne

Isabelle Guittard-Losay, présidente du réseau de femmes MixCity

Patrice Champion, Président de la Sidh France,

Marlène Binault-Collombon, Michel Auberger, Gilles Kounowski, Catherine Rozenberg, Sylvain Wietrzniak, Cécile Massip, Roland Sabra, Marie-Claude Romero, Laure Patas, Chappot Claude, Nicole Marras, Sylvaine Belhaouane, Michèle Renard, Argiro Del Cioppo, Genevieve Cattan, Chantal de Crisenoy, Dominique Barranger-Adam, Edith Ochs, Annick Proriol, Claire Pibourdin, Ariane Mestre, Michelle Pouchin, Andrée Lorandi, Guillaume Aguettant, Olivier Bodin, Cécile Garnier, Yves Escudero, Victoria Mata, Samia Dussart, Christophe Devillers, …

Groupes ou associations

Secularism Is A Women’s Issue ( siawi.org)

NEGAR – Soutien aux femmes d’Afghanistan

Ligue du Droit International des Femmes 

Les VigilantEs

Association de femmes euro-méditerranéenne contre les intégrismes.

Associations Femmes Contre les Intégrismes

Assemblée des Femmes

Libres MarianneS

REFH Réussir L’Egalité Femmes-Hommes

Réseau féministe Ruptures

Regards de Femmes

Femmes Sans Voile d’Aubervilliers

Comité Laïcité République

Printemps Républicain

UFAL Lille

Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis

#Réseau 1905

Mouvement Jeunes Femmes

Ni Putes Ni Soumises

Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes

Les Résilientes

Viv(r)e la République

Mouvement les profanes

Commission de lutte contre les Extrémismes religieux

Assemblée des Femmes de Paris-IDF

 

Le Lien sur l’article de Libération :

http://https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751?fbclid=IwAR09lOP1bzgaSbTLYn3wN-LiJYi01qTOHIRThRRM4N5cUuBzQJsIsqTeUvM

 

La tribune :

Pour un 8 mars féministe universaliste !

 

Le 8 mars a lieu la Journée Internationale de lutte pour les Droits des Femmes, c’est un moment fort de l’action militante et institutionnelle.

 

Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires.

C’est inacceptable. Pour résister à cette entreprise de division, nous, signataires de l’Appel « Pour un 8 mars féministe universaliste ! », souhaitons remettre en lumière les valeurs fondatrices du féminisme et son inscription dans l’universalité des droits.

 

Nous l’affirmons, seule la vision universelle du féminisme est à même de créer des solidarités entre les femmes qui partout dans le monde et à des degrés divers, subissent discriminations et violences patriarcales, et se battent pour leur libération. Les solidarités épaulent les résistantes partout dans le monde.

Nous sommes solidaires des femmes en lutte : pour le droit à la contraception et à l’IVG,  pour la liberté de sexualité et d’orientation sexuelle, contre la marchandisation du corps des femmes et les mutilations sexuelles partout dans le monde, contre les féminicides en Amérique latine et en Asie, contre le port du voile obligatoire en Iran et en Arabie Saoudite, etc.

 

Comment accepter qu’un congrès de féministes universitaires interdise de parole et de débat des intervenantes portant les valeurs universaliste et laïque du féminisme, comme ce fut le cas en août dernier à Nanterre, lors du Congrès International des Recherches féministes dans la francophonie ?

Comment accepter que des luttes «racialistes» supplantent les préoccupations sociales ?

Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des États-unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministe, puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

Comment accepter que le voilement des fillettes qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

 

Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias, accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ?  En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

 

Nous signataires de l’Appel pour un 8 mars féministe universaliste   affirmons que :

  • c’est dans une démocratie laïque que les droits des femmes sont les mieux protégés ;
  • les assignations identitaires, communautaires et religieuses, ne peuvent pas libérer les femmes de la domination masculine ;
  • les courants de pensée relativistes, post-coloniaux et racialistes, qui prétendent porter le féminisme ne font que l’instrumentaliser et l’adapter aux règles posées par l’oppresseur ;
  • les oppressions qui se surajoutent ne doivent pas diluer ni retarder les luttes féministes : l’intersectionnalité des luttes a toujours fait passer les droits des femmes derrière d’autres agendas.

 

Face aux impostures dé-coloniale, indigéniste, racialiste, post-moderne… qui ne sont que récupération politique et instrumentalisation du féminisme, nous réaffirmons que la laïcité et l’universalisme sont des fondamentaux du féminisme. C’est la modernité politique, l’héritage des Lumières.

 

 

25 novembre, n’imitons pas les USA !

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#NousToutes ET #NousAussi,  comme aux USA ?

Le 25 novembre, est la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des Femmes.

Dans le contexte provoqué par «  l’onde de choc » #MeToo, une marche #NousToutes est appelée en France le 24 novembre, sur le modèle de la Women’s March qui avait rassemblé des centaines de milliers de femmes aux Etats Unis contre les propos sexistes et anti immigrés  de Donald Trump.

Or, s’il est évident qu’il est indispensable de nous rassembler contre les violences sexistes et sexuelles, il est aussi évident qu’il nous faut être claires sur ce que sont les violences contre les femmes, et leurs causes.

Déjà aux Etats Unis, des voix s’élèvent, dont celle d’Alyssa Milano, pour dire qu’elles boycotteront la Women’s March si  Tamika Mallory et Linda Sarsour, deux des quatre co-présidentes de la Marche, ne condamnaient pas les propos antisémites et homophobes  de leur ami Louis Farrakhan, leader islamiste.

En France, des associations féministes sont toujours en discussion, voire ont refusé de signer l’Appel à la manifestation du 24 novembre organisé par #NousToutes. D’autres appellent même à boycotter cette manifestation, notant qu’il est impensable de manifester derrière certaines personnalités  promues sur l’affiche d’Appel de #NousToutes, et que le texte de l’Appel gomme certaines violences contre les femmes, notamment les violences liées aux intégrismes religieux et à la prostitution.

Chacune fera comme elle l’entend, après avoir évalué les risques à plus ou moins long terme que font peser ces dérives sur les femmes et le féminisme. Les VigilantEs approuvent totalement le texte (*2) de Christine Le Doaré, féministe universaliste et laïque, et rappellent que de nombreux événements, colloques, expositions, se tiendront partout en France et dans le monde autour du 25 novembre.

*1. Texte de Christine Le Doaré : 25/11/2018 #NousToutes OU #NousAussi ?

Les VigilantEs

 

 

Burkini, à Rennes on nage en eaux troubles !

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Le modernisme à l’épreuve du conservatisme religieux cède du terrain un peu partout et dans tous les domaines. L’affaire du burkini autorisé dans les piscines municipales Rennaises fait couler non pas beaucoup d’eau mais d’encre parce qu’elle illustre parfaitement la montée des injonctions religieuses intégristes et la manière dont les politiques y font face.

A priori on ne nage pas tout.e habillé.e dans les piscines, et plus le slip/maillot de bains est court et moulant, mieux on glisse dans l’eau, ce qui est tout de même le but recherché à la piscine. Question hygiène, plus le corps est dénudé, plus la douche préalable est efficace ; question écologie, moins il y a de tissu, plus la douche est courte et l’eau économisée.

Mais à Rennes, ni l’hygiène, ni l’écologie ne sont des priorités ; il faut répondre favorablement aux revendications religieuses et communautaires musulmanes et autoriser le port du burkini en piscine.

La question du burkini avait défrayée la chronique en 2015, à l’occasion nous avions déjà réagi et préparé une revue de presse qu’il faut de nouveau consulter pour comprendre quels sont les réels enjeux car à l’évidence, il ne s’agit pas de libre choix ni du simple droit de se vêtir comme on l’entend (*1.)

Les islamistes, comme tous les intégristes ne se lassent jamais. Ils remettent éternellement l’ouvrage sur la table, ça ne passe pas en 2015, ça passera plus tard.

Une fois de plus des politiques nous placent devant le fait accompli, par stratégie électoraliste, ils se montrent complaisants avec les exigences religieuses. Ce comportement est irresponsable, dangereux même et voici pourquoi selon nous :

– le burkini, au même titre que le voile et tout autre vêtement islamique exclusivement réservé aux femmes, est l’étendard d’une idéologie politico-religieuse, l’islamisme, qui commence par soumettre les femmes considérées comme inférieures. Celles qui ne se soumettent pas sont considérées comme impures. Valider le port du burkini, c’est se soumettre à la stratégie des petits pas des islamistes dont la stratégie politique est de contester les valeurs de la République et s’imposer. 

– l’intérêt général requiert de protéger chez nous les femmes et filles issues de familles musulmanes de la pression des islamistes. En autorisant le port du burkini, les autorités ne protègent plus celles qui ne souhaitent pas porter de vêtements religieux et pouvaient jusqu’alors compter sur règlements et lois pour s’en prévaloir. Ce sont les autorités qui par leur complaisance et même complicité, les vouent aux gémonies des islamistes. C’est un comble !

– la question du burkini relève du droit des femmes, de l’égalité femmes-hommes. Comment accepter que la question de la pudeur soit liée à une idée religieuse des femmes dans une société  moderne qui vise l’égalité Femmes/Hommes ? Comment une femme, en est-elle réduite en France à se considérer impure au point de devoir se dissimuler pour exister dans l’espace public, à fortiori une piscine municipale ?

Adouber le burkini dans les piscines municipales, c’est  refuser de lutter contre l’islamisme et ses dogmes sexistes, c’est contrer les valeurs républicaines de liberté et d’égalité. La laïcité est un levier de l’égalité Femmes/Hommes, en aucun cas elle ne doit valider l’infériorisation des femmes.

La soumission de la Maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré, aux exigences religieuses islamiques, soutenue par les Verts jamais en reste pour valider le consentement volontaire des femmes  à l’oppression,  et par les positions ambiguës de Carole Gandon d’En Marche (*2.) pressentie pour remplacer Mme Appéré aux prochaines municipales, est une faute dans l’exercice d’un mandat dans une République laïque. 

IMG_9047et moi je vais à la piscine en tenue de scaphandrier, na ! 

Les élu.e.s complaisant.e.s se trouvent tôt ou tard face aux citoyen.ne.s exaspéré.e.s par leur capitulation devant un islamisme conquérant qui peu à peu envahit tous les aspects de notre vie quotidienne, de la cantine des enfants, au hijab dans l’espace public, en passant par la perturbation de l’enseignement de certaines disciplines scientifiques dans les écoles de la République, et maintenant en compromettant l’hygiène et l’émancipation des femmes dans nos piscines !

Les VigilantEs

*1. https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

*2. https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/burkini-a-rennes-entre-laicite-et-feminisme-carole-gandon-est-partagee-09-10-2018-12102106.php

 

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Menaces et exclusions au Congrès féministe universitaire CIRFF

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie CIRFF se tient à l’université de Paris Nanterre du 27 au 31 août 2018. Dans le cadre de ce congrès, l’Institut Emile du Châtelet, IEC, avait proposé un Café-débat intitulé « Conditions et contours d’un féminisme universaliste ». 

Ce café figurait donc et figure toujours dans le programme du congrès qui compte un nombre pléthorique d’interventions. Le Programme du congrès : https://cirff2018.parisnanterre.fr/

                             

Pourtant, les Comité d’organisation et scientifique du CIRFF ont pris la décision de déprogrammer ce Café-débat, après que des pressions et même menaces aient été exercées pour que les deux féministes universalistes, Fatiha Boudjahlat auteure de « Le Grand détournement » et Christine Le Doaré co-fondatrice et l’une des porte-parole des VigilantEs, ne puissent s’exprimer. 

Cette décision, n’a pas été suffisamment contestée par la présidente de l’Institut Emilie du Châtelet qui l’a entérinée alors même qu’elle se qualifie aussi de féministe universaliste. La présidente de l’IEC prise dans la tourmente finira par démissionner.  

Ceci démontre à quel point les « nouveaux féminismes » (racialiste, indigéniste, islamique, afro, post-colonial etc.) sont virulents à l’encontre du féminisme historique universaliste. Ces « nouveaux féminismes » ont la main mise sur les milieux universitaires et les études de genre, en particulier depuis que ces dernières ont détrôné les études féministes. 

 

Fatiha Boudjahlat dérange parce qu’elle contredit et s’insurge contre la notion de féminisme « blanc », ne cautionne pas les dérives racialistes qui divisent les mouvements sociaux et politiques et pourfend sans relâche les ennemi.e.s de la laïcité.

Christine Le Doaré dérange parce que féministe universaliste de longue date et ancienne porte-parole du Mouvement LGBT elle a toujours défendu le féminisme universaliste, solidaire et sans frontière d’aucune sorte, car les femmes du monde entier subissent des discriminations et violences communes ; d’autres, plus spécifiques se surajoutent. Elle a toujours affirmé que diviser les femmes en communautés, fonction de leur couleur, ethnie, religion, etc. ne sert que le système patriarcal et retarde l’émancipation globale des femmes, l’égalité femmes-hommes. 

Mais il n’est pas juste de dire que « LE féminisme universaliste a été censuré ». En effet, si les deux intervenantes déprogrammées s’en revendiquent, fort heureusement elles ne sont pas les seules, et il serait bien trop fastidieux d’en dresser une liste.

 

Les prétextes mis en avant par les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF pour justifier leur censure sont : 

  • Un tweet humoristique de Fatiha Boudjahlat répondant à Rokhaya Diallo qui expliquait que le  port du voile permettait aux femmes de ne plus être à disposition des hommes ;  comme si disparaître sous une tenue islamique (ou autre d’ailleurs), était le seul moyen pour les femmes de ne plus être considérées comme des proies. Et pourquoi ne pas lutter pour que les hommes se comportent décemment, et pourquoi ne pas viser l’égalité femmes-hommes ? Que des universitaires puissent utiliser un tel argument est proprement indigne. De toute façon, ceci n’éclaire en rien la censure exercée dans la foulée, à l’encontre de Christine Le Doaré.
  • La présence dans ce Café-débat de deux intervenantes identifiées comme féministes universalistes. D’autres tables rondes, ateliers, interventions, etc.  seront tenues par des personnes de la même orientation ; Christine Le Doaré et Fatiha Boudjahlat n’ont pas les mêmes expériences, ne sont pas issues des mêmes milieux militants ni professionnels ; un temps de débat était prévu avec le public.  Cet argument est donc tout aussi fallacieux. 

 

La vraie raison de cette censure ne serait-elle pas qu’il fallait effacer ces personnalités qui osent s’opposer aux égéries médiatiques des courants politico-intellectuels qui ont construit la théorie du racisme d’Etat et l’ont imposée dans certaines universités françaises ? Nous savons combien certain.e.s universitaires ont payé cher dans leurs carrières, leur défense de l’universalisme et de la laïcité.

Les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF ont fait d’une pierre deux coups en évinçant des féministes ET laïques, ce qui s’apparente à un vulgaire règlement de compte politique.

Cette censure marquera d’un tache indélébile ce rendez-vous qu’est le CIRFF, et qui de congrès en congrès depuis 1996, a adoubé cette ligne politique dévastatrice pour les droits de femmes : la convergence des luttes avec des courants dont les objectifs sont bien éloignés du féminisme, de l’émancipation des femmes et de l’égalité Femmes-Hommes.

Les financeurs (L’INED, le CNRS, l’ANEF, la Mairie de Paris, des Universités, l’Organisation internationale de la Francophonie, etc.) devront prendre leurs responsabilités. Peuvent-ils cautionner par leur financement un « féminisme » plutôt qu’un autre, l’absence de pluralisme dans les orientations de ce congrès, son sectarisme et maintenant la censure ? 

 

De telles pratiques sont antinomiques avec les principes de base de la recherche et de la démarche scientifique, elles s’apparenteraient plutôt à une forme de stalinisme revival !

Les VigilantEs

 

Pour plus d’informations :

1er anniversaire de la révolution des iraniennes dévoilées !

Associations féministes françaises, pourquoi, en majorité, ignorez-vous les courageuses iraniennes dévoilées ?

Un an déjà que des iraniennes se battent contre le port obligatoire du hijab en Iran. Elles prennent tous les risques pour tenter de se libérer du joug religieux et patriarcal qui les opprime. 

Elles sont inquiétées, menacées, agressées, emprisonnées dans un quasi silence occidental. La plupart des associations féministes les ignorent et préfèrent s’intéresser aux « nouveaux féminismes » identitaires, communautaires, indigénistes et autres  qui trouvent tous les moyens de nous vendre le port du voile islamique, comme s’il s’agissait d’un progrès, d’une libération !

Ces femmes iraniennes les « Girls of the street revolution « inspirées par Vida Movahed, la première femme iranienne à avoir brandi un voile blanc juchée sur une armoire électrique, se battent avec courage pour leur émancipation, aussi pour les femmes du monde entier, alors que les mouvements féministes occidentaux ne les soutiennent pas ou si peu. C’est une faute que l’histoire n’oubliera pas.

Le Code pénal iranien par son article 638 condamne d’une peine de dix jours à deux mois d’emprisonnement les femmes qui ne portent pas de voile islamique dans l’espace public. Des dizaines de femmes ont été arrêtées et détenues ; plusieurs comme Maryam Shariatmadari et Shaparak Shajarizadeh sont emprisonnées. 

Pourtant, sans faillir et malgré tous les risques encourus, des iraniennes rejoignent chaque mercredi #MyStealthyFreedom et les autres jours #WalkingUnveiled,  lancés par la journaliste iranienne Massih Alinejad,  en postant les photos et vidéos de leur apparition tête nue, dans l’espace public. 

Les VigilantEs, à l’instar d’autres militant.e.s laïques et féministes universalistes soutiennent les « filles de la révolution de rue »  qui luttent contre l’obscurantisme politico-religieux, pour l’émancipation des femmes et pour l’égalité femmes-hommes. Nous appelons les mouvements féministes à se mobiliser pour organiser un soutien international indispensable face à la brutalité des milices de vertu et des « gardiens de la révolution », face à l’arbitraire des mollahs, ayatollahs et des juges iraniens.

#MyStealthyFreedom
#WhiteWednesdays
#WalkingUnveiled 
Les VigilantEs

 

8 mars 2018 solidarité avec les Iraniennes en lutte contre le voile !

 

8 mars 2018. Cette année encore, des féministes vont organiser évènements et manifestations pour rappeler que l’égalité femmes-hommes reste à construire. Qu’il s’agisse des politiques de la ville, de l’égalité salariale, de l’éducation, de la répartition de la charge mentale familiale et du travail domestique, comme de la lutte contre les violences sexuelles et de toutes natures. Encore et toujours, il faudra rappeler que l’accès à la contraception et l’avortement sont des droits indispensables à l’autonomie et à l’émancipation des femmes, partout dans le monde.

Mais cette année les VigilantEs rappellent que le 8 mars est une journée internationale de lutte et de solidarité pour les droits des femmes et souhaitent mettre l’accent sur l’action, menée par des femmes iraniennes au péril de leur liberté, pour s’affranchir du port du voile, obligatoire en Iran.

Pendant que des iraniens et iraniennes se révoltent contre les conditions économiques et sociales désastreuses, des femmes, de plus en plus nombreuses malgré les menaces et la répression, (plusieurs sont actuellement emprisonnées), chaque mercredi,  juchées tête nue au milieu d’un carrefour, brandissent un tissu blanc au bout d’un bâton. C’est le #WhiteWednesday

Ces femmes qui bravent un interdit implacable méritent toute notre attention et solidarité. Féministes universalistes, les VigilantEs soutiennent inconditionnellement les courageuses Iraniennes  qui luttent pour s’affranchir d’un joug religieux et patriarcal particulièrement brutal.

En ce 8 mars, nous exigeons la libération des Iraniennes emprisonnées, demandons aux autorités françaises et européennes d’intercéder en leur faveur et appelons toute féministe, tout pro-féministe comme tout adepte de la liberté et de la démocratie, à afficher sur les réseaux sociaux et dans tous les évènements organisés pour l’occasion, les visuels (anglais / français) ci-joints. Portons et affichons ces visuels en solidarité avec les iraniennes en lutte contre le voile forcé, dans toutes les manifestations féministes unitaires organisées pour le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits DES femmes.

Les VigilantEs

*A Paris : Jeudi 8 mars à 17 h30 de République à Opéra