10 juillet, dévoilons le machisme religieux !

acbd61059080b5651938ecc2c0e9139110 juillet, dévoilons  le machisme religieux !

Journée Mondiale Femmes Libres Sans Voile

 

L’influence grandissante d’un islam fondamentaliste accentue les pressions communautaires exercées à l’encontre des populations, en particulier des femmes, issues de culture et/ou religion musulmane.

 

Le voile islamique ou hijab  est le symbole le plus visible de l’islam politique, il est son étendard.

Sous couvert de religiosité et de pudeur, le voile cimente une approche essentialiste et ségrégationniste des genres masculin et féminin ; les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs, impurs, et de viles tentatrices de la virilité masculine, il faut donc les soustraire aux regards de ceux qui ne sont pas leur propriétaire.

Le voile organise un apartheid genré qui vise à contrôler les femmes, restreindre leurs libertés et à jeter l’anathème sur celles qui ne le portent pas.

 

L’injonction politico-religieuse de se voiler résulte d’une interprétation machiste du Coran que les progressistes de religion ou culture musulmane récusent.

Dans des pays islamiques, des femmes tentent de s’affranchir de cette obligation sexiste et ségrégationniste. Partout, elles lancent des campagnes de dévoilement sur les réseaux sociaux.

 

Alors, comment se fait-il que ce soient les femmes qui endossent le symbole de la domination masculine et religieuse qui passent pour des victimes et non celles qui tentent de s’en affranchir ?

 

Les VigilantEs, ne se laissent pas berner par un essentialisme qui ne profite qu’à la domination masculine, et soutiennent la Journée  Mondiale des Femmes Libres Sans Voile du 10 juillet.                 .

Nous serons présentEs aux côtés des Femmes sans voile d’Aubervilliers, samedi à 16h00 Place de la République à Paris.

Comme elles, nous pensons « que cet instrument de domination et de restriction de liberté exigé dans les pays les plus conservateurs …, est toujours le premier acte d’autorité des djihadistes dans les villages conquis (Irak, Syrie, Mali, Nigeria…), que les femmes soient musulmanes ou non. Il est devenu leur étendard de par le monde. Il s’accompagne de la suppression de toute liberté pour les femmes. »

 

Pour nous, progressistes, laïques et féministes, l’enfermement des femmes dans des prescriptions patriarcales religieuses et /ou politiques, c’est non et ce sera toujours non !

 

Les VigilantEs
Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1306238726070381/?ti=icl

« Hijab day », les féministes disent : non merci !

humour
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« Hijab day », les féministes disent : non merci !

Sciences Po Paris, et si vous souteniez plutôt l’émancipation des femmes !

 

 

Ce mercredi 20 avril l’association Salaam Sciences Po organise à Sciences-Po Paris un « Hijab day » : https://facebook.com/events/1603650056628501/

L’évènement suscitant de nombreuses protestations sur les réseaux sociaux, un contre évènement ayant été lancé : « le bikini/jupe/robe/wathever day », la direction de Sciences-Po qui avait indiqué que le « Hijab day » devait à priori être toléré par l’établissement, a été contrainte de prendre de relatives distances : « … la tenue de cet évènement dans les murs de Sciences Po ne saurait être interprété comme un quelconque soutien de l’école à cette initiative. ». Ce matin, une pétition demande l’annulation de l’évènement.

Le collectif à l’origine de ce « hijab day » tant controversé regrette quant à lui « les nombreux messages islamophobes, haineux et racistes reçus ».

Une fois de plus la confusion règne : ce qui est présenté comme un évènement de bienveillance et de solidarité est en réalité une action politique prosélyte méthodiquement organisée, une distribution de voiles étant même prévue dans le hall d’entrée de l’école.

Une fois de plus on tente de nous faire passer la critique d’un symbole politico-religieux empreint de machisme pour du racisme et l’on confond à dessein islamophobie et racisme.

 

Sous couvert de religiosité et de pudeur, le voile est en réalité un projet politique. C’est l’un des symboles les plus visibles de l’emprise de l’islam politique et si les musulmanes se voilent peu (mais de plus en plus), celles qui s’inspirent de l’idéologie salafiste ou des Frères musulmans, le font systématiquement.

Partout dans le monde, les femmes musulmanes se voilent de plus en plus et bien malin qui peut affirmer qu’il s’agit de liberté individuelle et non de pression communautaire, d’influence des imams radicaux et de la télévision par satellite,…

Des jeunes femmes adoptent le voile par provocation, d’autres par identification, certaines pensent ainsi combattre le racisme. Mais il est certain qu’un grand nombre de femmes sont contraintes par leur famille ou conjoint, de se voiler et ce de plus en plus jeune. Dans des pays islamisques, des femmes au péril de leur vie tentent, de s’affranchir de cette contrainte sexiste.

Alors, comment se fait-il que ce soit les femmes qui endossent le symbole de la domination masculine et religieuse qui passent pour des victimes et non celles qui tentent de s’en affranchir ?

 

Le voile islamique, hijab, burqa, niqab ou tout autre dispositif visant à dissimuler le corps des femmes est le symbole d’un machisme politico-religieux qui vise à contrôler, dominer, enfermer les femmes considérées comme des êtres inférieures, mineures, impures, et de viles tentatrices de la digne virilité masculine. L’injonction politico-religieuse de se voiler, est une interprétation machiste du Coran que les progressistes de religion ou culture musulmane récusent.

Le voile, un symbole de 3.000 ans de machisme religieux par Mohamed Kacimi :  

http://m.slateafrique.com/97015/linvention-du-voile-religion-machisme

 

Les groupes radicaux ont toujours infiltré les universités car endoctriner les jeunes et futurs décideurs est l’une des cibles prioritaires de l’entrisme militant, avec les mouvements sociaux et les médias.

Il est tout de même alarmant qu’une telle journée soit organisée dans une école comme Sciences Po Paris, cautionnée par la direction de l’école puisqu’elle ne l’interdit pas et sans que la ministre de l’éducation nationale ne s’en émeuve.

Promouvoir un symbole religieux sexiste c’est vouloir un système d’apartheid genré. Dans une République laïque qui revendique l’égalité entre les genres, c’est inadmissible.

Il est grand temps de se réveiller et de réagir. C’est par ce type d’action et tant d’autres que peu à peu, se radicalise une société déboussolée, en perte de repères et de valeurs.

 

Les VigilantEs

 

« Voile et mini-jupe, même combat ? »

http://nadiageerts.over-blog.com/2016/04/voile-et-mini-jupe-meme-combat.html

 « J’ai du mal avec le voile et pas honte de le dire, ce n’est pas raciste » 

m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1

Le hijab, et nous, les femmes

https://christineld75.wordpress.com/2014/08/19/la-delicatesse-est-a-mme-morano-ce-que-le-hijab-est-a-la-liberte-2/

 

Bérénice, Eugénie, n’enterrez pas le féminisme, il est plus utile que jamais !

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le FigaroVox a publié le 8 mars 2016, un entretien entre Eugénie Bastié, journaliste, et Bérénice Levet, auteure d’un essai « La théorie du genre » préfacé par Michel Onfray.

Que le FigaroVox se livre au « féminisme bashing », un 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, soit.

Mais, nous avons remarqué avec inquiétude, que des personnalités de gauche appréciaient et relayaient cet entretien sur les réseaux sociaux. Un peu comme si l’idée que les luttes féministes n’avaient plus lieu d’être, les rassurait.

D’autant que cet article fait la part belle aux thèses les plus rétrogrades sur le rôle des femmes dans la famille, thèses notamment portées par les tenants de la Manif pour Tous et les intégristes de toute religion.

Aussi nous souhaitons rappeler :

  • La domination masculine sévit toujours et ne se rencontre pas « exclusivement dans les  territoires perdus de la République » : sur tout le territoire national on constate inégalités salariales, limitations de la contraception et de l’IVG, violences conjugales, violences sexuelles, prostitution et meurtres. Dans les « territoires perdus de la République » on dénombre plus de relégation et enfermement des femmes, interdictions de contraception et IVG, mariages forcés, excisions…
  • De nombreuses féministes ont dénoncé les agressions sexuelles de masse à Cologne. Elles ont analysé ces agressions comme une forme de terrorisme sexuel, lié au salafisme, dans un contexte où les islamistes appellent à exclure les femmes de l’espace public.

Nos pensées vont aux  femmes et aux féministes qui se battent dans les territoires dominés par les intégrismes religieux, là où elles en paient le prix fort.

Nous affirmons que le féminisme, qui a pour horizon l’émancipation des femmes, est un combat d’actualité, en France, en Europe et partout dans le monde, n’en déplaise au FigaroVox et à toutes celles et ceux qui voudraient un peu trop vite, faire du féminisme universel et laïc, un combat d’arrière-garde.

 

 

CHARTE des VigilantEs

Egalité, Emancipation, Laïcité 

 

Les droits et libertés des êtres humains, à fortiori des femmes, ne sont garantis que par des systèmes démocratiques.

Notre République laïque est certes imparfaite, mais elle est indéniablement porteuse de valeurs d’égalité et d’émancipation,  quand elle organise la séparation des affaires religieuses et citoyennes.

Les  religions, en cimentant le patriarcat, justifient la domination masculine et la répression des minorités sexuelles.  Elles ont évolué différemment à travers les siècles, mais, avec plus ou moins de détermination et de succès, elles induisent une soumission des femmes, leur instrumentalisation et plus encore,  le contrôle de leurs corps.

Il est impératif pour la démocratie, que les religions ne s’immiscent pas dans les affaires politiques et sociales de notre République, à fortiori sous leur forme radicale. Tous les intégrismes religieux sont des obscurantismes dangereux pour les femmes et la démocratie.

Les petites et grandes lâchetés, le clientélisme et les calculs électoralistes, le manque de courage et de rigueur intellectuelle n’ont fait que renforcer la montée de l’islamisme et de l’extrême droite.

Les crises économiques et environnementales ont engendré une crise des valeurs, instrumentalisée par des mouvements politico-religieux qui répondent qu’ils sont la solution. Ces mouvements idéologiques engendrent  des propagandes fondamentalistes qui font le lit du terrorisme partout dans le monde.

Qui peut encore minimiser les attaques du radicalisme religieux ?

Lorsqu’elles émanent des religions chrétiennes et juives, elles sont dénoncées et combattues par l’ensemble des forces démocratiques, de manière quasi unanime.

Lorsqu’elles émanent de courants musulmans, il se trouve des groupes, des politiques, pour les justifier au prétexte que l’Islam serait « la religion des opprimés de la colonisation ». Le salafisme s’est implanté depuis plus de vingt ans en France. Quiétiste ou pas, cet obscurantisme est dangereux pour les femmes et la démocratie.

L’affaire du Salon musulman de Pontoise, censé mettre « la femme musulmane à l’honneur »,  nous a aidé-es à mesurer la gravité de la situation. Une réunion publique où des prédicateurs, connus pour défendre le statut inférieur des femmes et appeler au viol conjugal, peuvent en toute impunité, tenir des discours moyenâgeux quant au rôle de la femme, n’est pas acceptable sur le territoire de la République. Les coups et menaces de viol et de mort proférés à l’encontre des FEMEN venues exprimer leur colère, révèlent le climat d’une extrême violence de ce type de réunion.

Après les attentats de Charlie Hebdo, de Tunisie, de Paris, Beyrouth, Tel Aviv, Bamako, Bruxelles, Ouagadougou et partout dans le monde, nous ne tolèrerons plus la moindre complaisance.

Nous, féministes laïques et nos alliés, décidons de nous organiser et de créer un réseau pour résister à la montée des intégrismes religieux obscurantistes et misogynes, d’où qu’ils viennent.

Nous refusons la domination masculine, les discriminations et violences de genre de toute nature, l’effacement, l’enfermement des femmes sous une tutelle. Nous revendiquons un féminisme universel et solidaire.

Nous réagirons et mobiliserons à chaque fois et tant que cela sera nécessaire.

Les fondatrices : Christine Le Doaré, Agnès Setton, Arlette Zilberg et toutEs les autres

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