Télévision publique et privée relais de la propagande islamiste ?

cygk7erxcaaywvj-voile-etendardSeins nus ou tête voilée, c’est la même chose !  Ah bon ?

David Pujadas se plait à inviter des jeunes femmes de confession musulmane, présentées comme apolitiques, anodines, mais en réalité, porte-paroles de femmes musulmanes politisées,  pour organiser un  bad buzz.

Désinformation sur la qualité des invitées ? Manipulation d’opinions ? Peu importe. L’objectif est le clash.

Le 21 janvier 2016 déjà, nous avions subi le tour de passe-passe de David Pujadas qui présentait Mme Wiam Berhouma, comme simple « jeune femme de confession musulmane, professeure d’anglais dans un collège à Noisy-le-Sec, n’étant encartée dans aucun parti politique ». Or, cette femme est connue comme fervente militante politique !  Ainsi rapporte  IkwanInfos, l’observatoire de l’Islam Politique et des Frères Musulmans : Wiam Berhouma est « la nouvelle égérie de la MAFED ». Un Collectif de femmes disant subir le « racisme d’Etat » et qui sert surtout de paravent aux Indigènes de la république (pro-islamistes, obsédé par les Juifs, et soutenant la résistance armée du Hamas, l’Intifada des couteaux).

Ce 6 janvier 2017, nous avons découvert stupéfaitEs, la nouvelle invitée « anodine » et « surprise » de David Pujadas : Attika Trabelsi. Formidable mise en scène : une jeune et jolie jeune femme, portant une tenue symbolisant la « mode pudique » des femmes musulmanes. Banalisation esthétisante du voile. Merci David Pujadas pour toutes les femmes d’origine musulmane qui cherchent à se soustraire à la pression sociale des islamistes !   

Cette fois encore, une petite recherche sur la toile et nous découvrons la supercherie :

  1. Mr Pujadas la présente comme diplômée de l’Ecole Normale Supérieure, FAUX !

Isabelle Kersimon @KersimonIsa  6 janv.

⚠️ Attika Trabelsi, militante pro-voile invitée hier dans #LEmissionPolitique n’est pas normalienne. Des explications, @France2tv ?

2. Mme Trabelsi se proclame « Féministe Prochoix » : FAUX.

Dans l’univers féministe  être Prochoix fait référence au possible  choix ou non d’avorter.  Le détournement des mots est patent. En réalité, Mme Trabelsi, présentée comme simple jeune  entrepreneure,  est une militante pro-voile.

Yann Barte @YannBarte  5 janv.

Et c’est reparti, les Indigènes du services public…Encore une « jeune musulmane apolitique » @LEPolitique @AssoLallab http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9647

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Attika Trabelsi avec Hanane Karimi.                              Hanane Karimi et Tariq Ramadan

Hanane Karimi et Tariq Ramadan sont des militants de l’islam politique, régulièrement invités par les médias.

3. Monsieur Pujadas cautionne le féminisme victimaire et plussoie lorsque Mme Trabelsi se présente comme femme, musulmane, blessée, humiliée, discriminée. Pourquoi lorsqu’une femme dite musulmanes s’exprime, ses propos relèveraient-ils du féminisme ? Cette forme de dévoiement du féminisme est décidément très prisée des médias.

Mabrouk Sonia @SoMabrouk  5 janv.

#LEmissionPolitique Une idée: Inviter, parfois, des musulmanes non voilées, ça existe aussi et elles parlent tout aussi bien de la femme !!

(Des femmes plutôt que la femme, c’est mieux mais bon…).

4. Mme Trabelsi se dit femme musulmane, féministe  et libre. Bah non ! 

Le féminisme islamique est au féminisme ce que l’islamophobie est à l’antiracisme : une opération politique dont l’objectif est de museler les laïques, non pas d’aider à l’émancipation des femmes, ni de se solidariser avec les femmes qui tentent de résister à l’oppression de régimes autocratiques musulmans. 

Isabelle Kersimon @KersimonIsa 5 janv.

« Chaque femme est libre d’être qui elle veut. » De qui se moque-t-on ? Banalisation voile #AssoLalabb @LeaSalame #LEmissionPolitique #Valls

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France2 chaîne du service public, financée par nos impôts nous a donc appris que « seins nus ou têtes voilées, c’est exactement la même chose » dixit Mme Trabelsi. Sauf à vouloir chosifier le corps des femmes, séparer les femmes entre les impudiques seins nus et les pudiques têtes voilées, une telle affirmation revient à faire la promotion du projet politique islamiste, ce qui est à des années lumière du féminisme. Le voile « est vivement recommandé en France par les Frères musulmans et les salafistes, pour gagner de la visibilité »  Waleed Al-Husseini.

Ce n’est pas la première fois que la télévision se fait ainsi (et comme tant d’autres médias), le relais de la propagande islamiste. France 2 le Supplément, Des Paroles et des actes… manipulés volontaires qui n’ignorent rien de leurs invitéEs puisqu’un ou deux clics sur le Net leur permet de savoir précisément à qui ils ont à faire. Déjà en janvier 2016 un article d’isabelle Kersimon le dénonçait : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/25/31003-20160125ARTFIG00288-dpda-le-supplement-de-canal-plus-quand-la-tele-invite-les-ennemis-de-la-republique.php

Complaisance et complicité coupables, dans quel intérêt, on se le demande encore.

L’islam politique est un totalitarisme : solidement financé et diffusé, il influence les institutions internationales telles l’ONU, les politiques et les médias ; sa force est de faire croire qu’il ne s’agit pas d’un projet politique, qu’il n’a pas de stratégie ; il appâte la gauche notamment en se présentant comme victime.  Il utilise les femmes comme fer de lance et forme des militantes politiques jeunes, instruites, universitaires, journalistes… Leur crédo est toujours le même : « le voile, c’est ma liberté, c’est mon choix ». En réalité, via les femmes et le voile islamique, véritable étendard de l’islamisme, l’islam politique gagne en visibilité et le voile envahit peu à peu des immeubles, des  rues, des entreprises, des universités. Le voile, en tant que revendication instaure un ordre moral et toutes les femmes qui ne le portent pas  sont de facto suspectes voire impures. 

Les droits et libertés des femmes sont universels, le recul et la soumission de quelques unes, de plus en plus nombreuses, nous menacent toutes. Il est grand temps pour les féministes de démasquer les combattantEs de l’islam radical et leurs alliéEs ; d’articuler les libertés individuelles et collectives qui nous ont libérées, particulièrement nous les femmes ; et n’oublions jamais que  le corolaire de l’oppression, c’est la résistance. 

Les VigilantEs

25 novembre, contre toutes les violences faites aux femmes, soyons vigilantEs !

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25 novembre 2016, contre toutes les violences faites aux femmes, soyons vigilantEs !

Le 25 novembre est une journée internationale consacrée à mettre en lumière pour mieux les combattre, les violences faites aux femmes à l’échelle mondiale.

En 1993 l’Assemblée Générale de l’ONU émet une Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, 20 ans plus tard,  échec magistral : une femme sur trois est encore victime de violence physique et/ou sexuelle.

Ces violences, on les retrouve dans chacun des pays du globe, elles constituent une très grave atteinte aux droits fondamentaux. Les conséquences sur la santé des femmes et des filles sont multiples,  leur vie est hypothéquée,  souvent, leur mort précipitée. Les coûts économiques sont aussi très élevés pour nos sociétés.

En France :

  • Des viols : plus de 85 000/an sachant qu’à peine 2% d’entre eux font l’objet d’une condamnation ; aussi, des viols et agressions sexuelles de nature incestueux ;
  • Des violences conjugales : plus de 215 000 femmes victimes en France et 122 femmes assassinées par leur conjoint en 2015 ;
  • Des violences prostitutionnelles : malgré la loi d’abolition de la prostitution, de nombreuses femmes, souvent étrangères, continuent de subir les violences du système prostitueur, les moyens alloués aux programmes de sortie de la prostitution sont insuffisants ;
  • Des agressions physiques : une apparence qui ne convient pas, un soupçon d’homosexualité, ou simplement l’expression d’une toute puissance virile ;
  • Du harcèlement sexuel dans la rue, au travail, etc. ;
  • Un enfermement communautaire et l’influence grandissante des religions qui imposent aux femmes une tutelle familiale privative de liberté ; des traditions aux conséquences parfois criminelles : tutelle masculine, voilement, interdiction de contraception et d’avortement, mariage forcé, mariage de mineures à l’occasion de vacances à l’étranger, excision, etc.

Des associations féministes revendiquent une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et la transposition en droit français de toutes les dispositions de la  Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur « la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

Dans le monde entier *1. :

  • La moitié des victimes d’homicide dans le monde en 2012, l’ont été par un partenaire intime ou membre de la famille ;
  • Au moins, 35 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou d’un inconnu (Ce pourcentage peut aller jusque 70 % pour des études à l’échelle nationale : En 2012, une étude menée à New Delhi a révélé que 92 % des femmes avaient subi des violences d’ordre sexuel dans un lieu public, et que 88 % des femmes avaient subi un harcèlement sexuel) ;
  • Environ 120 millions de filles dans le monde ont déjà été forcées à avoir des relations sexuelles ;
  • 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision dans 30 pays ;
  • Les femmes et les filles représentent environ 70 % des victimes de trafic d’êtres humains, les filles seules représentant deux sur trois des victimes du trafic subi par les enfants ;
  • Une femme sur dix âgée de plus de 15 ans a déjà été victime de cyber-harcèlement ;
  • On estime que 246 millions de filles et de garçons subissent des violences à l’école chaque année ;
  • En 2014, 23 % des femmes non hétérosexuelles (lesbiennes, bisexuelles ou autre) de l’UE ont subi des violences physiques et/ou sexuelles ;
  • 34% des femmes souffrant d’un problème de santé ou d’un handicap ont subi une violence physique ou sexuelle de la part de leur partenaire ;
  • Dans l’UE, 43 % des femmes ont été victimes de violences psychologiques exercées par un partenaire intime ;
  • Les exilées qui fuient la guerre sont infiniment moins nombreuses que les hommes à pouvoir s’échapper ; quand elles y parviennent, trop d’entre elles subissent des violences physiques et sexuelles, la prostitution.
  • Dans nombre de pays soumis au fondamentalisme musulman, les femmes sont forcées de disparaître sous des accoutrements qui les invisibilisent,  sont privées de libertés et de droits civiques ;  dans les régions tombées aux mains de régimes barbares, tel l’EI, elles sont enlevées pour devenir des esclaves domestiques et sexuelles, fabriquer des soldats.

Dans le monde entier la situation des filles et des femmes est catastrophique. Même dans le petit nombre de pays qui ont promulgué des lois sur la violence familiale, disposent de lois relatives au harcèlement sexuel  et  sur le viol conjugal, ces textes ne sont pas intégralement conformes aux directives internationales et le plus souvent ne sont pas mis en application ou très partiellement.

Les campagnes et politiques de prévention et de sensibilisation contre les violences, d’éducation à l’égalité femmes-hommes, sont insuffisantes et les actes violents trop souvent, restent impunis.   

Compte tenu de l’ampleur des violences machistes, la volonté politique des états est ridiculement faible. Les responsables politiques sont complaisants face au recul de la laïcité alors que la place grandissante du religieux entraine un retour à l’ordre moral très préjudiciable aux femmes et aux minorités sexuelles : les intégristes catholiques sont vent-debout contre les droits reproductifs et la « théorie du genre » ; les fondamentalistes musulmans instrumentalisent les femmes, voilées, infantilisées, soumises, pour assoir leur idéologie. Des médias, des intellectuels et politiques bien-pensants convaincus que les musulmans (notez l’assignation religieuse automatique d’une origine, culture, avec une religion), sont les nouveaux damnés de la terre, encouragent ces dérives. 

Les institutions internationales telles que l’ONU, sous l’emprise d’états totalitaires fondamentalistes, depuis la fin des années 90,  vident les Droits Humains de leur sens universel et entravent  l’émancipation des femmes.


Le système patriarcal affaibli par les luttes féministes du 20ème siècle trouve une nouvelle inspiration dans les politiques communautaristes et identitaires imprégnées de fondamentalisme religieux susceptibles de maintenir les privilèges de la domination masculine. Ces politiques divisent et tuent les femmes, il est temps que les féministes et progressistes du monde entier le réalisent.   

Refuser les injonctions religieuses sexistes est une priorité du combat féministe et laïc du 21ème siècle !


Les VigilantEs

Charte des VigilantEs : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/01/17/egalite-emancipation-laicite/

 *1.Chiffres extraits de Rapports ONU femmes