Affaire #MILA Revue de presse féministe et laïque

droit au blasphèmeCette triste affaire est révélatrice de notre époque. Elle mêle :

  • la violence des réseaux sociaux : phénomène de meute,  propension à la diffamation, à la menace, avec des conséquences dramatiques pour les personnes incriminées, 
  • le sexisme et la hargne de dragueurs harceleurs,
  • l’homophobie ou plus exactement dans ce cas, la lesbophobie, qui frappe toujours et plus durement encore les plus jeunes,
  • la dérive idéologique des associations LGBT et féministes,
  • le manque de connaissance et de compréhension des textes et des principes fondateurs de notre République laïque, même chez les plus hauts représentants de l’état, même dans l’appareil judiciaire.

Mila n’a que 16 ans, elle est lesbienne et elle a déclaré détester les religions, l’islam comme les autres, alors qu’elle rembarrait vertement sur Internet, un dragueur qui se trouve être musulman. C’en était trop, en quelques lignes, elle était devenue une cible à harceler, à menacer. Les informations sur sa vie privée et familiale ont été livrées en pâture ; elle et les siens sont menacés et vivent sous protection policière. Entre autres conséquences,  elle ne peut plus se rendre au lycée. Il faut lui trouver un autre établissement. Et ça se passe en France.

Des enquêtes menées auprès de ses anciens camarades de lycée révèlent qu’ils ne sont pas #Mila ; ils n’expriment aucune solidarité bien au contraire car selon eux, Mila l’aurait bien cherché. Voici qui nous renseigne sur la mentalité de nos jeunes qui grandissent dans le respect des religions et du communautarisme bien plus que dans le respect des filles et de l’orientation sexuelle. Rejeter une religion, serait impardonnable, en revanche, un lourdaud peut draguer et harceler une jeune lesbienne sur Internet, ce n’est pas bien grave. Il est musulman, elle rejette l’islam, c’est très grave ; elle, est menacée de mort, ce n’est pas un problème. Comment en est-on arrivé là ? Quelle éducation reçoivent ces jeunes de leurs parents ? Et les enseignants, ont-ils renoncé à expliquer la laïcité, à relativiser les croyances, à les positionner là où elles doivent être, c’est-à-dire dans la vie privée des croyants ?

Les associations LGBT si promptes à monter au créneau habituellement et à se faire entendre dans les médias sont aux abonnés absents ou presque. Des réactions seulement sur Twitter, de Stop homophobie et de SOS homophobie qui soutient Mila mais en affirmant que «  rien ne justifie non plus qu’on instrumentalise ce cyberharcèlement pour exprimer une haine raciale ». Un soutien sincère ne souffrait aucun mais, et confondre la critique d’une religion, qualifiée d' »islamophie » avec le racisme, est lamentable.
Ce n’est pas très étonnant, le mouvement LGBT est tombé dans le relativisme culturel depuis un moment, ses priorités vont aux spécificités et divisions communautaires, religieuses et racialistes, avant l’universalisme.

Quant aux associations féministes, mises à part les trois mêmes : Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes et Regards de Femmes, ou le Réseau des VigilantEs, elles se sont au mieux discrètement exprimées, au pire, tues avec acharnement. Tout juste, des réactions Twitter, du collectif féministe #NousToutes : «Rien ne justifie les violences. Point à la ligne. » Mais encore ?  Et de Osez le féminisme qui apporte son soutien à Mila, réaffirmant le «droit à critiquer les religions, patriarcales et misogynes», toutefois, l’association pointe surtout la responsabilité des plateformes comme Twitter dans les campagnes de haine en ligne. C’est un peu court. Quand elles ne sont pas relativistes et essentialistes, comme beaucoup de groupes issus des « nouveaux féminismes », les associations féministes craignent de compromettre leurs fragiles alliances avec des groupes qui n’ont de féministe que le nom, alors elles sélectionnent soigneusement leurs soutiens. Les associations universalistes seules défendent les droits de toutes les femmes et des minorités sexuelles, mais peu sont subventionnées pour ça.

Plus globalement, au plan politique, quand Mme Belloubet a déclaré que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de croyance », elle a fait la démonstration de l’immense confusion qui règne parmi les politiques sur les questions de laïcité et de la place du religieux dans une République laïque. Le droit au blasphème n’existe pas en droit français. Nicole Belloubet a fini par s’en souvenir et s’est en fin de compte rachetée, un peu tard, mais honorablement.

Au plan juridique, il faut retenir que le procureur de la République de Vienne a d’abord ouvert une enquête contre Mila pour provocation à la haine, qui sera classée sans suite, avant une seconde enquête contre les auteurs des menaces. Comme s’il pouvait y avoir une confusion entre injurier des religions et injurier des croyants. Les croyances sont critiquables et de toutes les manières possibles, même les plus outrancières et caricaturales, les croyants eux doivent être respectés. Il est tout de même inquiétant de constater que la loi Pleven de 1972 et ses déclinaisons pénales peuvent être si mal interprétées. La loi combat clairement l’incitation à la haine ou à la discrimination, l’injure et la diffamation, à raison de la religion, de l’origine ethnique, de l’orientation sexuelle, etc., des personnes. Elle n’a jamais protégé des dogmes mais bien des personnes. Et ça fait toute la différence car dans le cas inverse, elle empêcherait purement et simplement la liberté d’expression. Les juges l’ont bien compris et la jurisprudence est constante, la critique même outrancière des religions n’a jamais jusqu’ici été confondue avec l’injure faite aux croyants. Le procureur a finalement conclu que « « l’enquête a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion, sans volonté d’exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance ».

Soulagement, car s’il en avait été autrement, le délit de blasphème était ré-introduit en droit français.

C’est un risque contre lequel, il nous faut toujours rester vigilant.es.

Christine Le Doaré pour les VigilantEs

 

Cette affaire est éclairante sur l’état de notre République laïque affaiblie sous les coups de boutoir du religieux. Ce n’est pas pour rien si elle a fait couler tant d’encre. Un nombre important d’articles, d’émissions radio, de plateaux TV s’en est suivi. Des prises de position remarquables, immédiates, d’autres indignes, d’autres encore sont très tardives et des silences resteront à jamais mémorables.

Certains textes/articles, des tweets également sont excellents, aussi avons-nous voulu avec les VigilantEs établir une revue de presse et une liste de quelques tweets significatifs. Ce n’est bien sûr pas exhaustif et nous remercions à l’avance les auteurs de textes ou de tweets que nous aurions oublié de nous en excuser. Nous avons choisi de mettre en avant les nombreux textes qui rappellent sans ambiguïté que le délit de blasphème n’existe pas en France.

Les VigilantEs

 

Revue de presse chronologique 

  1. Prises de position claires contre le délit de blasphème.
  • 23/01

Charlie Hebdo

« Menacée de mort pour avoir critiqué l’Islam »

Par Laure Daussy

https://charliehebdo.fr/2020/01/actualite/menacee-de-mort-pour-avoir-critique-lislam/

  • 25/01

Le JDD

TRIBUNE. L’avocat Richard Malka : « L’affaire Mila ou le triomphe de la peur »

Par rédaction JDD

https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-lavocat-richard-malka-laffaire-mila-ou-le-triomphe-de-la-peur-3945509

  • 25/01

Comité Laïcité République

« POUR MILA, Pour le droit de critiquer toutes les religions » 

http://www.laicite-republique.org/pour-mila-pour-le-droit-de-critiquer-toutes-les-religions-clr-25-jan-20.html

  • 27/01

Revue des deux Mondes

« Mila, le délit de blasphème et la démission de la gauche »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/mila-le-delit-de-blaspheme-et-la-demission-de-la-gauche/

  • 27/01

L’OBS

« Affaire Mila : où sont les voix de gauche ? »

Par Dominique Nora

https://www.nouvelobs.com/edito/20200127.OBS24023/affaire-mila-ou-sont-les-voix-de-gauche.html

  • 28/01

Mezetulle Blog-revue

« It hurts my feelings » : l’affaire Mila et le nouveau délit de blasphème

Par Catherine Kintzler

https://www.mezetulle.fr/it-hurts-my-feelings-laffaire-mila-et-le-nouveau-delit-de-blaspheme/

  • 28/01

Le Point (via AFP)

« Critiques contre l’islam : Schiappa s’en prend au délégué général du CFCM »

https://www.lepoint.fr/societe/critiques-contre-l-islam-schiappa-s-en-prend-au-delegue-general-du-cfcm-28-01-2020-2359939_23.php

  • 29/01

France Culture

Affaire Mila : « Les propos de Nicole Belloubet sont irresponsables et fondés sur une ineptie juridique »

Interview de Richard Malka  par Stanislas Vasak et Eric Chaverou

https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/richard-malka-les-propos-de-nicole-belloubet-sont-irresponsables-et-fondes-sur-une-ineptie-juridique

  • 29/01

FigaroVox

Affaire Mila: « Non, Madame Belloubet, injurier l’islam n’est pas une atteinte à la liberté de conscience ! »

Interview de Richard Malka par Paul Sugy

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/richard-malka-non-madame-belloubet-injurier-l-islam-n-est-pas-une-atteinte-a-la-liberte-de-conscience-20200129

  • 30/01

Charlie Hebdo

« Affaire Mila : Faire peur pour faire taire »

Par Coco

https://charliehebdo.fr/2020/01/societe/laicite/affaire-mila-faire-peur-pour-faire-taire/

  • 30/01

Libération

Affaire Mila : «Il est bon que le parquet réaffirme une grande valeur constitutionnelle»

Par Julie Brafman

https://www.liberation.fr/france/2020/01/30/affaire-mila-il-est-bon-que-le-parquet-reaffirme-une-grande-valeur-constitutionnelle_1776235

  • 30/01/

LICRA

« La loi protège les individus, pas les dogmes »

Par Mario Stasi

https://www.licra.org/la-loi-protege-les-individus-pas-les-dogmes

  • 31/01

L’Express

Affaire Mila : « Nous paierons cher cette lâcheté »

Collectif – Par Elisabeth Badinter, Elisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Jean-Pierre Le Goff

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-mila-nous-paierons-cher-cette-lachete_2116892.html

  • 31/01

FigaroVox

« De l’affaire Mila à l’affaire d’État »

Par Benjamin Sire

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/de-l-affaire-mila-a-l-affaire-d-etat-20200131

  • 31/01

L’aurore – La République que nous voulons

« La liberté, mais… », disent-ils

Par Gilles Clavreul et Jean Glavany

https://www.laurorethinktank.fr/note/la-liberte-mais-disent-ils/

  • 01/02

Marianne

« Affaire Mila : je suis blasphème »

Par Caroline Fourest

https://www.marianne.net/debattons/editos/affaire-mila-je-suis-blaspheme

  • 01/02

Communiqué Libres Mariannes, Ligue du Droit International des Femmes, Regards de Femmes

« Affaire Mila, comment faire entendre notre voix de féministes universalistes et laïques ? « 

http://www.ldif.asso.fr/?theme=laicite&n=975

  • 02/02

Le Monde idées

« L’affaire Mila porte aussi un enjeu autour de la liberté d’expression et de création »

Par Michel Guerrin

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/31/l-affaire-mila-porte-aussi-un-enjeu-autour-de-la-liberte-d-expression-et-de-creation_6027866_3232.html

  • 03/02

Marianne

« Ni Mila ni Charlie : pour Ségolène Royal, la lâcheté plutôt que la laïcité »

Par Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/ni-mila-ni-charlie-pour-segolene-royal-la-lachete-plutot-que-la-laicite

  • 03/02

France Inter

« Ségolène Royal « n’est pas Mila » : qu’est-ce que cela veut dire ? »

Edito Thomas Legrand

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-03-fevrier-2020

  • 03/02

Revue des deux Mondes

« Le pénis est-il l’avenir du féminisme ? »

Par Valérie Toranian

https://www.revuedesdeuxmondes.fr/le-penis-est-il-lavenir-du-feminisme/?fbclid=IwAR1YKwtxUfwxU3SFMgKACgW-b4dR-LGMLcBumffXgWMIeRDed3vVvOtTh7E

  • 04/02

Le Monde

« Les harceleurs de Mila mettent en cause la liberté d’expression, la laïcité et le droit à l’éducation »

Collectif

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/les-harceleurs-de-mila-mettent-en-cause-la-liberte-d-expression-la-laicite-et-le-droit-a-l-education_6028397_3232.html

  • 04/02

Le Point

« Affaire Mila : la gauche éteint les Lumières »

Par Brice Couturier

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/brice-couturier-affaire-mila-la-gauche-eteint-les-lumieres-04-02-2020-2361095_32.php

  • 04/02

Libération

« Mila, son droit au blasphème, tout ça, tout ça… « 

Par Luc Le Vaillant

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/03/mila-son-droit-au-blaspheme-tout-ca-tout-ca_1777008

  • 04/02

Le Monde

« Avec l’affaire Mila, un vent mauvais s’abat sur la liberté d’expression »

Par Gwénaële Calvès

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/gwenaele-calves-avec-l-affaire-mila-un-vent-mauvais-s-abat-sur-la-liberte-d-expression_6028318_3232.html

  • 05/02

Mezetulle Blog-revue

« L’affaire Mila et la réintroduction du délit de blasphème en droit français »

par J.-E. Schoettl

https://www.mezetulle.fr/laffaire-mila-et-la-reintroduction-du-delit-de-blaspheme-en-droit-francais-par-jes/

  • 05/02

Le Point

« Face à Mila, une conspiration de la lâcheté »

Par Zineb El Rhazoui

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/zineb-el-rhazoui-face-a-mila-une-conspiration-de-la-lachete-05-02-2020-2361378_1913.php

  • 06/02

Le Journal de Montréal

« Mila, la France et le blasphème »

Par Mathieu Block-Côté

https://www.journaldemontreal.com/2020/02/06/mila-la-france-et-le-blaspheme

  • 07/02

Libération

« Mila et le maelström »

Par Laurent Joffrin

https://www.liberation.fr/politiques/2020/02/07/mila-et-le-maelstrom_1777609

– 08/02

Charlie Hebdo

Richard Malka : « La justice a réaffirmé le droit absolu au blasphème »

Par Natacha Devanda

https://charliehebdo.fr/2020/02/politique/richard-malka-la-justice-a-reaffirme-le-droit-absolu-au-blaspheme/

– 08/02

Sud Ouest

Affaire Mila : Bernard Cazeneuve défend la liberté d’expression

Par Hervé Chassain

https://www.sudouest.fr/2020/02/08/affaire-mila-bernard-cazeneuve-defend-la-liberte-d-expression-7169826-710.php

– 10/02

Médiapart 

Je suis Mila 

2. Il y a aussi eu un nombre incalculable d’articles factuels dans la presse nationale et régionale. En voici une courte sélection :

  • 29/01

Le Monde

L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite »

Par Mattea Battaglia et Charlotte Herzog

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/29/affaire-mila-la-ministre-de-la-justice-accusee-de-vouloir-legitimer-le-blaspheme_6027715_3224.html

  • 30/01

Le Parisien

« Liberté d’expression, harcèlement… Cinq questions pour comprendre l’affaire Mila »

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-cinq-questions-pour-comprendre-la-polemique-30-01-2020-8248578.php

  • 01/02

FranceInfo

« Dix jours après ses critiques contre l’islam, la jeune Mila ne peut toujours pas retourner dans son lycée »

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/dix-jours-apres-ses-critiques-contre-l-islam-la-jeune-mila-ne-peut-toujours-pas-retourner-a-son-lycee_3808463.html

  • 07/02

Le Parisien

Affaire Mila : pour ses anciens camarades, «elle n’aurait jamais pu revenir au lycée»

Par Aurélie Sipos

http://www.leparisien.fr/societe/affaire-mila-pour-ses-anciens-camarades-elle-n-aurait-jamais-pu-revenir-au-lycee-07-02-2020-8255418.php

  • 09/02

Le Point

Affaire Mila : « Qu’elle ne compte pas sur nous ! »

Par Marion Cocquet

https://www.lepoint.fr/societe/affaire-mila-qu-elle-ne-compte-pas-sur-nous-08-02-2020-2361800_23.php

– 12/02

Le Monde 

Macron sur l’affaire Mila : « La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions »

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/12/affaire-mila-emmanuel-macron-reaffirme-le-droit-au-blaspheme_6029272_3224.html

 

2. Bien entendu, il y a aussi eu un nombre d’articles contre Mila et en réalité, pour le droit au blasphème.

Nous ne leur ferons pas de publicité et nous contenterons de parler que de la prise de position d’Ibrahim Maalouf  qui met sur le même plan un pédocriminel et une adolescente menacée de mort :

  • Le Figaro

« Affaire Mila, pour Ibrahim Maalouf, les défenseurs de la lycéenne sont aussi coupables que ceux de Matzneff «

Par  Erwana Le Guen

https://www.lefigaro.fr/culture/affaire-mila-pour-ibrahim-maalouf-les-defenseurs-de-la-lyceenne-sont-aussi-coupables-que-ceux-de-matzneff-20200203

 

Un Billet radiophonique

  • 27/01

France Inter – Le Billet de Sophia Aram

« Dieu et ses followers »

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-27-janvier-2020

 

Une sélection choisie de Tweets

 

La Mairie de Rennes solde la laïcité et l’égalité F-H

e96320ac457b20e29c89c1b16ed148b2-rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne_5
crédit photo Ouest-France

ENFANTS VOILÉES ENFANTS EN DANGER

A Rennes, municipalité conduite par la Maire socialiste, Nathalie Appéré, la République laïque vacille dangereusement.

Tout d’abord Rennes a été l’une des premières villes en France, si ce n’est la première, à accepter le burqini en adaptant le règlement de ses piscines, à l’intégrisme religieux. Mme Appéré a trouvé cela plus simple que d’exercer ses pouvoirs de police et faire appliquer les règlements d’hygiène en vigueur. Cautionner l’infériorisation des femmes considérées impures si leur corps n’est pas couvert, consentir aux préceptes fondamentalistes islamiques, des choix parfaitement antinomiques avec l’égalité femmes-hommes. Il faut croire que combattre l’oppression des femmes n’est pas dans ses priorités.

Mais il y a pire encore, la Mairie de Rennes vient de consacrer 430 000 euros à rénover un local dont elle est propriétaire, au profit du centre culturel et cultuel islamique At Taqwa. Sachant que ce centre bénéficie déjà d’un loyer moins élevé que ceux du privé  pour un local que nombre d’associations rêveraient d’occuper (voire un local mis à disposition), la ville le rénove pour un montant de 430 000 euros de budget qui ne seront donc pas attribués à des associations et /ou projets d’intérêt général pour la population. 

Pourtant, la République laïque «ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucune culte». C’est le principe de laïcité posé par la loi de 1905 qui sépare les églises (les cultes), de l’Etat. La loi de 1905 a été consolidée par la loi du 6 mars 2008. A ce titre, tout budget de l’Etat, des départements et des communes, toute dépense relative à l’exercice des cultes, doivent être supprimés. Pour détourner des subventions publiques, il suffit donc de contourner la loi en faisant passer pour culturels des centres cultuels et autres lieux de pratique religieuse. Et ce, même si le mot cultuel figure bel et bien dans le nom de l’association, qui dans l’espèce qui nous occupe, est une mosquée. Qui s’en offusque ? L’auteur de l’article de Ouest-France (1), se réjouit du succès des portes ouvertes du «centre culturel et cultuel islamique At Taqwa» ou mosquée du Blosne.

ab563a3b67cc78874318223fe2a54942-rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne_7
crédit photo Ouest France

Le journaliste n’est pas plus choqué par ce qu’il voit ce jour-là : des fillettes, des bébés pour certaines, voilées, de la tête au pieds. La Maire socialiste de Rennes, Mme Appéré, elle aussi, en inaugurant la mosquée rénovée, a vu ces fillettes voilées et comme pour les piscines, elle a fermé les yeux sur l’oppression, sur la mal-traitance.

A Rennes, en France, des bébés, des fillettes voilées ? Pourquoi ? Elles pourraient provoquer des mâles, en quoi ? Pourquoi en les voilant, sexualiser le corps des enfants ? Que faisons-nous quand nous ne réagissons pas devant des bébés, des fillettes, des adolescentes voilées sinon accréditer l’idée raciste s’il en est, que les musulmans seraient des pédocriminels et que les enfants-filles doivent être soustraites à leur regard ? Cette hypocrite notion de «pudeur» imposée dès le plus jeune âge aux seules filles, cette idée d’un corps féminin impur qu’il faut cacher, et que seuls les garçons, les hommes ont le droit de vivre libres et de se servir comme ils l’entendent, nous devons la combattre. Ce sont les garçons au contraire qu’il faut éduquer, non pas à la pudeur, mais au respect de l’autre et de son corps !

Le voilement des fillettes (des femmes aussi), est également un problème de santé publique. Le manque d’exposition au soleil a des conséquences sur la fixation des minéraux et vitamines. Au plan psychologique et social, les conséquences ne sont pas négligeables non plus :  le regard des autres, l’auto-exclusion dans l’espace publique, renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté et à ses règles, même si elles sont contraignantes, et l’enfermement. Mme Appéré qui ferme si bien les yeux ne s’inquiète pas des inégalités de genre, elle leur permet au contraire de prendre de plus en plus d’ampleur.

C’est ça le « vivre ensemble » ? Compromettre un projet de société qui vise l’égalité femmes-hommes, pour des manoeuvres électoralistes ? Mme Appéré a été nommée par Bertrand Cazeneuve à l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco,  qui observe certainement, quoi, on ne sait pas bien ; faut-il y chercher un lien de cause à effet ? Qu’ont donc compris de leur échec les partis de gauche abandonnés des électeurs ? Toujours plus de relativisme culturel, de compromis avec le fondamentalisme religieux, toujours plus de coups de canifs à l’égalité femmes-hommes, mais qu’ils continuent de s’enfoncer, à creuser le lit des extrêmes, un jour ils finiront par se réveiller mais alors, ne voudront plus que se rendormir à jamais.

Les VigilantEs 

(1) Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne-6412211

Tweet de Ghaleb Bencheikh du 6 juillet dernier. Dans quel monde vivons-nous quand Ghaleb Bencheikh sans hésiter dans un tweet explicite commente une photo qu’un journaliste de Ouest France a prise et relayée sans aucun commentaire, aucune analyse, aucun recul, un peu comme le ferait un robot ? 

IMG_5848

 

 

Rosa Parks en burkini à Grenoble !

Avec l’été, les offensives pro-burkini reprennent.

Cette année, l’Alliance citoyenne soutenue par des associations pseudo-féministes et une partie de la gauche, celle qui a égaré sa boussole, a choisi de cibler Grenoble et son maire EELV Eric Piolle. Les élections municipales approchent, les Maires vont devoir faire preuve de courage politique, rappeler que la République française est laïque, une et indivisible,  résister aux intégrismes, à l’islam politique, et renoncer à leur fâcheuse tendance à draguer un électorat sensible aux sirènes communautaires.

Pendant ce temps, c’est au nom de la liberté des femmes qu’est revendiqué le droit de porter le burkini dans les piscines. Mieux encore, une revendication au nom de Rosa Parks ! Cela mérite une mise au point :

1. Ni le  burkini, ni le voile, ni aucun vêtement islamique ne seront jamais une liberté : ils sont des instruments de l’asservissement des femmes, partout dans le monde. Elles doivent se montrer pudiques afin de repousser les ardeurs masculines, comme si ce n’était pas aux hommes de se contrôler et de respecter les femmes libres ! Par définition, cette vision du genre humain, décrète impures les femmes qui ne se couvrent pas. L’égalité femmes-hommes peut bien aller se rhabiller !

2. Rosa Parks, a toujours combattu le système ségrégationniste. Or, le burkini est un instrument ségrégationniste, un marqueur genré du corps des femmes. En appeler à Rosa Parks, est ni plus ni moins qu’une imposture !

3. Les règles d’hygiène dans les piscines pour s’adapter aux exigences islamiques deviennent illisibles, comme à Rennes que l’on ne remerciera jamais pour avoir ouvert la brèche. Voir photo n° 1.image 1. Rennes

 

Les femmes de l’Alliance Citoyenne avaient revêtu leur burkini chez elles, ont brandi dans l’eau un drapeau qui n’était pas passé sous la douche. Voir photo n°2.image 2 - Drapeau dans l'eau

 

 

 

 

L’Alliance Citoyenne lance une campagne Facebook pour revendiquer des droits civiques pour les femmes musulmanes, comme si ces dernières n’avaient pas les mêmes droits civiques que tous les citoyens français. Une fois de plus, la minorité intégriste tente de s’imposer avec une rhétorique victimaire qui consiste à inverser les valeurs. Elles ne sont en rien discriminées par des règles collectives, elles veulent seulement imposer à toutes des contraintes sexistes exigées d’un islam rigoriste envers les femmes. (*1)

A chaque avancée des islamistes et de leurs allié.es, les droits des femmes reculent, et particulièrement ceux des femmes issues de culture musulmane. Notre solidarité va vers elles, vers celles qui résistent aux assignations sexistes des islamistes, ici et partout dans le monde.

En 2015 déjà  nous avions édité une revue de presse sur le burkini qui avait défrayé la chronique, elle est toujours d’actualité : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

Nous avions également commenté la démission de la municipalité à Rennes :  https://vigilantes2015.wordpress.com/2018/10/11/burkini-a-rennes-on-nage-en-eaux-troubles/

Les VigilantEs

*1 Sur Facebook, l’une des meneuses d’Alliance Citoyenne, Taous Hammouti, sous le pseudonyme de Koulouce Paon, revendique fièrement « Je suis Tariq Ramadan «,  cautionne l’attentat de Charlie Hebdo, et affiche en photo de profil le leader des Frères musulmans décédé, Mohamed Morsi. Nous savons donc à qui nous avons à faire et pourquoi. Voir photos 3 et 4

Burkini, à Rennes on nage en eaux troubles !

IMG_9050

Le modernisme à l’épreuve du conservatisme religieux cède du terrain un peu partout et dans tous les domaines. L’affaire du burkini autorisé dans les piscines municipales Rennaises fait couler non pas beaucoup d’eau mais d’encre parce qu’elle illustre parfaitement la montée des injonctions religieuses intégristes et la manière dont les politiques y font face.

A priori on ne nage pas tout.e habillé.e dans les piscines, et plus le slip/maillot de bains est court et moulant, mieux on glisse dans l’eau, ce qui est tout de même le but recherché à la piscine. Question hygiène, plus le corps est dénudé, plus la douche préalable est efficace ; question écologie, moins il y a de tissu, plus la douche est courte et l’eau économisée.

Mais à Rennes, ni l’hygiène, ni l’écologie ne sont des priorités ; il faut répondre favorablement aux revendications religieuses et communautaires musulmanes et autoriser le port du burkini en piscine.

La question du burkini avait défrayée la chronique en 2015, à l’occasion nous avions déjà réagi et préparé une revue de presse qu’il faut de nouveau consulter pour comprendre quels sont les réels enjeux car à l’évidence, il ne s’agit pas de libre choix ni du simple droit de se vêtir comme on l’entend (*1.)

Les islamistes, comme tous les intégristes ne se lassent jamais. Ils remettent éternellement l’ouvrage sur la table, ça ne passe pas en 2015, ça passera plus tard.

Une fois de plus des politiques nous placent devant le fait accompli, par stratégie électoraliste, ils se montrent complaisants avec les exigences religieuses. Ce comportement est irresponsable, dangereux même et voici pourquoi selon nous :

– le burkini, au même titre que le voile et tout autre vêtement islamique exclusivement réservé aux femmes, est l’étendard d’une idéologie politico-religieuse, l’islamisme, qui commence par soumettre les femmes considérées comme inférieures. Celles qui ne se soumettent pas sont considérées comme impures. Valider le port du burkini, c’est se soumettre à la stratégie des petits pas des islamistes dont la stratégie politique est de contester les valeurs de la République et s’imposer. 

– l’intérêt général requiert de protéger chez nous les femmes et filles issues de familles musulmanes de la pression des islamistes. En autorisant le port du burkini, les autorités ne protègent plus celles qui ne souhaitent pas porter de vêtements religieux et pouvaient jusqu’alors compter sur règlements et lois pour s’en prévaloir. Ce sont les autorités qui par leur complaisance et même complicité, les vouent aux gémonies des islamistes. C’est un comble !

– la question du burkini relève du droit des femmes, de l’égalité femmes-hommes. Comment accepter que la question de la pudeur soit liée à une idée religieuse des femmes dans une société  moderne qui vise l’égalité Femmes/Hommes ? Comment une femme, en est-elle réduite en France à se considérer impure au point de devoir se dissimuler pour exister dans l’espace public, à fortiori une piscine municipale ?

Adouber le burkini dans les piscines municipales, c’est  refuser de lutter contre l’islamisme et ses dogmes sexistes, c’est contrer les valeurs républicaines de liberté et d’égalité. La laïcité est un levier de l’égalité Femmes/Hommes, en aucun cas elle ne doit valider l’infériorisation des femmes.

La soumission de la Maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré, aux exigences religieuses islamiques, soutenue par les Verts jamais en reste pour valider le consentement volontaire des femmes  à l’oppression,  et par les positions ambiguës de Carole Gandon d’En Marche (*2.) pressentie pour remplacer Mme Appéré aux prochaines municipales, est une faute dans l’exercice d’un mandat dans une République laïque. 

IMG_9047et moi je vais à la piscine en tenue de scaphandrier, na ! 

Les élu.e.s complaisant.e.s se trouvent tôt ou tard face aux citoyen.ne.s exaspéré.e.s par leur capitulation devant un islamisme conquérant qui peu à peu envahit tous les aspects de notre vie quotidienne, de la cantine des enfants, au hijab dans l’espace public, en passant par la perturbation de l’enseignement de certaines disciplines scientifiques dans les écoles de la République, et maintenant en compromettant l’hygiène et l’émancipation des femmes dans nos piscines !

Les VigilantEs

*1. https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

*2. https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/burkini-a-rennes-entre-laicite-et-feminisme-carole-gandon-est-partagee-09-10-2018-12102106.php

 

IMG_9052

 

 

Menaces et exclusions au Congrès féministe universitaire CIRFF

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie CIRFF se tient à l’université de Paris Nanterre du 27 au 31 août 2018. Dans le cadre de ce congrès, l’Institut Emile du Châtelet, IEC, avait proposé un Café-débat intitulé « Conditions et contours d’un féminisme universaliste ». 

Ce café figurait donc et figure toujours dans le programme du congrès qui compte un nombre pléthorique d’interventions. Le Programme du congrès : https://cirff2018.parisnanterre.fr/

                             

Pourtant, les Comité d’organisation et scientifique du CIRFF ont pris la décision de déprogrammer ce Café-débat, après que des pressions et même menaces aient été exercées pour que les deux féministes universalistes, Fatiha Boudjahlat auteure de « Le Grand détournement » et Christine Le Doaré co-fondatrice et l’une des porte-parole des VigilantEs, ne puissent s’exprimer. 

Cette décision, n’a pas été suffisamment contestée par la présidente de l’Institut Emilie du Châtelet qui l’a entérinée alors même qu’elle se qualifie aussi de féministe universaliste. La présidente de l’IEC prise dans la tourmente finira par démissionner.  

Ceci démontre à quel point les « nouveaux féminismes » (racialiste, indigéniste, islamique, afro, post-colonial etc.) sont virulents à l’encontre du féminisme historique universaliste. Ces « nouveaux féminismes » ont la main mise sur les milieux universitaires et les études de genre, en particulier depuis que ces dernières ont détrôné les études féministes. 

 

Fatiha Boudjahlat dérange parce qu’elle contredit et s’insurge contre la notion de féminisme « blanc », ne cautionne pas les dérives racialistes qui divisent les mouvements sociaux et politiques et pourfend sans relâche les ennemi.e.s de la laïcité.

Christine Le Doaré dérange parce que féministe universaliste de longue date et ancienne porte-parole du Mouvement LGBT elle a toujours défendu le féminisme universaliste, solidaire et sans frontière d’aucune sorte, car les femmes du monde entier subissent des discriminations et violences communes ; d’autres, plus spécifiques se surajoutent. Elle a toujours affirmé que diviser les femmes en communautés, fonction de leur couleur, ethnie, religion, etc. ne sert que le système patriarcal et retarde l’émancipation globale des femmes, l’égalité femmes-hommes. 

Mais il n’est pas juste de dire que « LE féminisme universaliste a été censuré ». En effet, si les deux intervenantes déprogrammées s’en revendiquent, fort heureusement elles ne sont pas les seules, et il serait bien trop fastidieux d’en dresser une liste.

 

Les prétextes mis en avant par les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF pour justifier leur censure sont : 

  • Un tweet humoristique de Fatiha Boudjahlat répondant à Rokhaya Diallo qui expliquait que le  port du voile permettait aux femmes de ne plus être à disposition des hommes ;  comme si disparaître sous une tenue islamique (ou autre d’ailleurs), était le seul moyen pour les femmes de ne plus être considérées comme des proies. Et pourquoi ne pas lutter pour que les hommes se comportent décemment, et pourquoi ne pas viser l’égalité femmes-hommes ? Que des universitaires puissent utiliser un tel argument est proprement indigne. De toute façon, ceci n’éclaire en rien la censure exercée dans la foulée, à l’encontre de Christine Le Doaré.
  • La présence dans ce Café-débat de deux intervenantes identifiées comme féministes universalistes. D’autres tables rondes, ateliers, interventions, etc.  seront tenues par des personnes de la même orientation ; Christine Le Doaré et Fatiha Boudjahlat n’ont pas les mêmes expériences, ne sont pas issues des mêmes milieux militants ni professionnels ; un temps de débat était prévu avec le public.  Cet argument est donc tout aussi fallacieux. 

 

La vraie raison de cette censure ne serait-elle pas qu’il fallait effacer ces personnalités qui osent s’opposer aux égéries médiatiques des courants politico-intellectuels qui ont construit la théorie du racisme d’Etat et l’ont imposée dans certaines universités françaises ? Nous savons combien certain.e.s universitaires ont payé cher dans leurs carrières, leur défense de l’universalisme et de la laïcité.

Les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF ont fait d’une pierre deux coups en évinçant des féministes ET laïques, ce qui s’apparente à un vulgaire règlement de compte politique.

Cette censure marquera d’un tache indélébile ce rendez-vous qu’est le CIRFF, et qui de congrès en congrès depuis 1996, a adoubé cette ligne politique dévastatrice pour les droits de femmes : la convergence des luttes avec des courants dont les objectifs sont bien éloignés du féminisme, de l’émancipation des femmes et de l’égalité Femmes-Hommes.

Les financeurs (L’INED, le CNRS, l’ANEF, la Mairie de Paris, des Universités, l’Organisation internationale de la Francophonie, etc.) devront prendre leurs responsabilités. Peuvent-ils cautionner par leur financement un « féminisme » plutôt qu’un autre, l’absence de pluralisme dans les orientations de ce congrès, son sectarisme et maintenant la censure ? 

 

De telles pratiques sont antinomiques avec les principes de base de la recherche et de la démarche scientifique, elles s’apparenteraient plutôt à une forme de stalinisme revival !

Les VigilantEs

 

Pour plus d’informations :

Toujours Charlie et plus que jamais !

Les VigilantEs soutiennent deux évènements majeurs pour se rassembler en janvier prochain :

Toujours Charlie ! De la mémoire au combat

http://www.toujourscharlie.fr/

le 6 janvier aux Folies Bergères à Paris,  la LICRA, le Comité Laïcité République, le Printemps Républicain et Charlie Hebdo organisent une grande journée autour d’une partie débats où les VigilantEs sont invitées à intervenir lors d’une table ronde féministe et plus tard dans la soirée, avec une partie spectacle.

Le programme : http://www.toujourscharlie.fr/le-programme

Toujours Charlie

et,

– Avec Charlie, Laïcité, j’écris ton nom, 

https://www.facebook.com/events/424673254601292/

le 13 janvier à  la Bourse du travail de Saint Denis, l’Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis et LaïcArt organisent une journée débats et spectacle.

Avec Charlie laïcité j'écris ton nom

 

Nous vous invitons à participer à ces évènements et à affirmer encore et toujours que féministes, nous sommes Charlie ! 

 

Posté le 12 janvier 2015 sur le blog Irréductiblement Féministe ! de Christine Le Doaré :

JE SUIS FÉMINISTE, JE SUIS CHARLIE !

https://christineld75.wordpress.com/2015/01/12/je-suis-feministe-je-suis-charlie/

 

et sur le blog d’Arlette Zilberg, Désir d’Ecologie, le 11 janvier 2016  : 

http://arlette20.blogspot.fr/2016/01/11-janvier-2016-charlie-yes-tu-mentends.html

 

Les VigilantEs 

 

Vidéo laïcité CITELS – CAF87 : DETOX !

25276627_1732501180102706_648273448_nNous  sommes  interpellées par une vidéo réalisée par le centre d’animation CITELS de Limoges et la CAF 87, en partenariat avec  Le Laboratoire Limousin de la Laïcité, la Fondation SNCF, et BeaubFM.  Rassurant ?  A première vue seulement. Car la lecture attentive de cette vidéo est plutôt inquiétante : l’objectif pédagogique de cette vidéo intitulée « C’est quoi la laïcité ? » se révèle être la banalisation du port du voile pour les adolescentes.

Le procédé est simple :

Première séquence-choc : une adolescente se pose en victime d’une agression verbale par une autre adolescente, rapport à son port du voile. Nous comprenons que le sujet de la vidéo ne sera pas d’expliquer la laïcité.

Poursuivons avec la seconde partie de la vidéo : l’objet en est d’énumérer tous les espaces où le port du voile est un droit conformément à la laïcité, et aussi  les espaces où il ne l’est pas mais … en indiquant les endroits où il se pourrait bien que ce soit autorisé : écoles privées et entreprises (selon certains règlements).

Le voile est mis sur le même plan que d’autres signes religieux, alors que nous ne le dirons jamais assez :

  • le port du voile est la marque de l’infériorisation des femmes, la simple vue de leur chevelure est jugée provocante, c’est toujours de leur faute,
  • il est aussi le signe de l’obligation de soumission à la pression sociale des islamistes dans les quartiers,
  • il est le porte drapeau de l’islam politique qui distingue ainsi les femmes pures des autres (merci pour les autres).

Mais cela, bien entendu, est passé sous silence.

Mieux : en faisant dire à l’une des protagonistes : « Pas de quartier aux dérives intégristes de tout bord », l’argument selon lequel  le voile est la marque d’une dérive intégriste, est balayé d’un revers de manche. Beau tour de passe-passe !

Quant au slogan final «  Oublions nos différences et chérissons nos différences ! », invite t’il à la fraternité laïque ou à la communautarisation de notre société ?

Comment ne pas voir que cette vidéo est un nième avatar d’une vidéo de propagande pour le port du voile des adolescentes plus qu’un outil pédagogique sur la laïcité ?

https://youtu.be/x-2hkGd7eB0

La banalisation du port du voile chez les adolescentes doit-elle être financée par la CAF 87 et la Fondation SNCF ?

Le Laboratoire Limousin de la laïcité défenseur de la laïcité et de l’émancipation des femmes ?

Les VigilantEs