La Mairie de Rennes solde la laïcité et l’égalité F-H

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crédit photo Ouest-France

ENFANTS VOILÉES ENFANTS EN DANGER

A Rennes, municipalité conduite par la Maire socialiste, Nathalie Appéré, la République laïque vacille dangereusement.

Tout d’abord Rennes a été l’une des premières villes en France, si ce n’est la première, à accepter le burqini en adaptant le règlement de ses piscines, à l’intégrisme religieux. Mme Appéré a trouvé cela plus simple que d’exercer ses pouvoirs de police et faire appliquer les règlements d’hygiène en vigueur. Cautionner l’infériorisation des femmes considérées impures si leur corps n’est pas couvert, consentir aux préceptes fondamentalistes islamiques, des choix parfaitement antinomiques avec l’égalité femmes-hommes. Il faut croire que combattre l’oppression des femmes n’est pas dans ses priorités.

Mais il y a pire encore, la Mairie de Rennes vient de consacrer 430 000 euros à rénover un local dont elle est propriétaire, au profit du centre culturel et cultuel islamique At Taqwa. Sachant que ce centre bénéficie déjà d’un loyer moins élevé que ceux du privé  pour un local que nombre d’associations rêveraient d’occuper (voire un local mis à disposition), la ville le rénove pour un montant de 430 000 euros de budget qui ne seront donc pas attribués à des associations et /ou projets d’intérêt général pour la population. 

Pourtant, la République laïque «ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucune culte». C’est le principe de laïcité posé par la loi de 1905 qui sépare les églises (les cultes), de l’Etat. La loi de 1905 a été consolidée par la loi du 6 mars 2008. A ce titre, tout budget de l’Etat, des départements et des communes, toute dépense relative à l’exercice des cultes, doivent être supprimés. Pour détourner des subventions publiques, il suffit donc de contourner la loi en faisant passer pour culturels des centres cultuels et autres lieux de pratique religieuse. Et ce, même si le mot cultuel figure bel et bien dans le nom de l’association, qui dans l’espèce qui nous occupe, est une mosquée. Qui s’en offusque ? L’auteur de l’article de Ouest-France (1), se réjouit du succès des portes ouvertes du «centre culturel et cultuel islamique At Taqwa» ou mosquée du Blosne.

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crédit photo Ouest France

Le journaliste n’est pas plus choqué par ce qu’il voit ce jour-là : des fillettes, des bébés pour certaines, voilées, de la tête au pieds. La Maire socialiste de Rennes, Mme Appéré, elle aussi, en inaugurant la mosquée rénovée, a vu ces fillettes voilées et comme pour les piscines, elle a fermé les yeux sur l’oppression, sur la mal-traitance.

A Rennes, en France, des bébés, des fillettes voilées ? Pourquoi ? Elles pourraient provoquer des mâles, en quoi ? Pourquoi en les voilant, sexualiser le corps des enfants ? Que faisons-nous quand nous ne réagissons pas devant des bébés, des fillettes, des adolescentes voilées sinon accréditer l’idée raciste s’il en est, que les musulmans seraient des pédocriminels et que les enfants-filles doivent être soustraites à leur regard ? Cette hypocrite notion de «pudeur» imposée dès le plus jeune âge aux seules filles, cette idée d’un corps féminin impur qu’il faut cacher, et que seuls les garçons, les hommes ont le droit de vivre libres et de se servir comme ils l’entendent, nous devons la combattre. Ce sont les garçons au contraire qu’il faut éduquer, non pas à la pudeur, mais au respect de l’autre et de son corps !

Le voilement des fillettes (des femmes aussi), est également un problème de santé publique. Le manque d’exposition au soleil a des conséquences sur la fixation des minéraux et vitamines. Au plan psychologique et social, les conséquences ne sont pas négligeables non plus :  le regard des autres, l’auto-exclusion dans l’espace publique, renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté et à ses règles, même si elles sont contraignantes, et l’enfermement. Mme Appéré qui ferme si bien les yeux ne s’inquiète pas des inégalités de genre, elle leur permet au contraire de prendre de plus en plus d’ampleur.

C’est ça le « vivre ensemble » ? Compromettre un projet de société qui vise l’égalité femmes-hommes, pour des manoeuvres électoralistes ? Mme Appéré a été nommée par Bertrand Cazeneuve à l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco,  qui observe certainement, quoi, on ne sait pas bien ; faut-il y chercher un lien de cause à effet ? Qu’ont donc compris de leur échec les partis de gauche abandonnés des électeurs ? Toujours plus de relativisme culturel, de compromis avec le fondamentalisme religieux, toujours plus de coups de canifs à l’égalité femmes-hommes, mais qu’ils continuent de s’enfoncer, à creuser le lit des extrêmes, un jour ils finiront par se réveiller mais alors, ne voudront plus que se rendormir à jamais.

Les VigilantEs 

(1) Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-fin-de-chantier-et-portes-ouvertes-la-mosquee-du-blosne-6412211

Tweet de Ghaleb Bencheikh du 6 juillet dernier. Dans quel monde vivons-nous quand Ghaleb Bencheikh sans hésiter dans un tweet explicite commente une photo qu’un journaliste de Ouest France a prise et relayée sans aucun commentaire, aucune analyse, aucun recul, un peu comme le ferait un robot ? 

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Rosa Parks en burkini à Grenoble !

Avec l’été, les offensives pro-burkini reprennent.

Cette année, l’Alliance citoyenne soutenue par des associations pseudo-féministes et une partie de la gauche, celle qui a égaré sa boussole, a choisi de cibler Grenoble et son maire EELV Eric Piolle. Les élections municipales approchent, les Maires vont devoir faire preuve de courage politique, rappeler que la République française est laïque, une et indivisible,  résister aux intégrismes, à l’islam politique, et renoncer à leur fâcheuse tendance à draguer un électorat sensible aux sirènes communautaires.

Pendant ce temps, c’est au nom de la liberté des femmes qu’est revendiqué le droit de porter le burkini dans les piscines. Mieux encore, une revendication au nom de Rosa Parks ! Cela mérite une mise au point :

1. Ni le  burkini, ni le voile, ni aucun vêtement islamique ne seront jamais une liberté : ils sont des instruments de l’asservissement des femmes, partout dans le monde. Elles doivent se montrer pudiques afin de repousser les ardeurs masculines, comme si ce n’était pas aux hommes de se contrôler et de respecter les femmes libres ! Par définition, cette vision du genre humain, décrète impures les femmes qui ne se couvrent pas. L’égalité femmes-hommes peut bien aller se rhabiller !

2. Rosa Parks, a toujours combattu le système ségrégationniste. Or, le burkini est un instrument ségrégationniste, un marqueur genré du corps des femmes. En appeler à Rosa Parks, est ni plus ni moins qu’une imposture !

3. Les règles d’hygiène dans les piscines pour s’adapter aux exigences islamiques deviennent illisibles, comme à Rennes que l’on ne remerciera jamais pour avoir ouvert la brèche. Voir photo n° 1.image 1. Rennes

 

Les femmes de l’Alliance Citoyenne avaient revêtu leur burkini chez elles, ont brandi dans l’eau un drapeau qui n’était pas passé sous la douche. Voir photo n°2.image 2 - Drapeau dans l'eau

 

 

 

 

L’Alliance Citoyenne lance une campagne Facebook pour revendiquer des droits civiques pour les femmes musulmanes, comme si ces dernières n’avaient pas les mêmes droits civiques que tous les citoyens français. Une fois de plus, la minorité intégriste tente de s’imposer avec une rhétorique victimaire qui consiste à inverser les valeurs. Elles ne sont en rien discriminées par des règles collectives, elles veulent seulement imposer à toutes des contraintes sexistes exigées d’un islam rigoriste envers les femmes. (*1)

A chaque avancée des islamistes et de leurs allié.es, les droits des femmes reculent, et particulièrement ceux des femmes issues de culture musulmane. Notre solidarité va vers elles, vers celles qui résistent aux assignations sexistes des islamistes, ici et partout dans le monde.

En 2015 déjà  nous avions édité une revue de presse sur le burkini qui avait défrayé la chronique, elle est toujours d’actualité : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

Nous avions également commenté la démission de la municipalité à Rennes :  https://vigilantes2015.wordpress.com/2018/10/11/burkini-a-rennes-on-nage-en-eaux-troubles/

Les VigilantEs

*1 Sur Facebook, l’une des meneuses d’Alliance Citoyenne, Taous Hammouti, sous le pseudonyme de Koulouce Paon, revendique fièrement « Je suis Tariq Ramadan «,  cautionne l’attentat de Charlie Hebdo, et affiche en photo de profil le leader des Frères musulmans décédé, Mohamed Morsi. Nous savons donc à qui nous avons à faire et pourquoi. Voir photos 3 et 4

Burkini, à Rennes on nage en eaux troubles !

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Le modernisme à l’épreuve du conservatisme religieux cède du terrain un peu partout et dans tous les domaines. L’affaire du burkini autorisé dans les piscines municipales Rennaises fait couler non pas beaucoup d’eau mais d’encre parce qu’elle illustre parfaitement la montée des injonctions religieuses intégristes et la manière dont les politiques y font face.

A priori on ne nage pas tout.e habillé.e dans les piscines, et plus le slip/maillot de bains est court et moulant, mieux on glisse dans l’eau, ce qui est tout de même le but recherché à la piscine. Question hygiène, plus le corps est dénudé, plus la douche préalable est efficace ; question écologie, moins il y a de tissu, plus la douche est courte et l’eau économisée.

Mais à Rennes, ni l’hygiène, ni l’écologie ne sont des priorités ; il faut répondre favorablement aux revendications religieuses et communautaires musulmanes et autoriser le port du burkini en piscine.

La question du burkini avait défrayée la chronique en 2015, à l’occasion nous avions déjà réagi et préparé une revue de presse qu’il faut de nouveau consulter pour comprendre quels sont les réels enjeux car à l’évidence, il ne s’agit pas de libre choix ni du simple droit de se vêtir comme on l’entend (*1.)

Les islamistes, comme tous les intégristes ne se lassent jamais. Ils remettent éternellement l’ouvrage sur la table, ça ne passe pas en 2015, ça passera plus tard.

Une fois de plus des politiques nous placent devant le fait accompli, par stratégie électoraliste, ils se montrent complaisants avec les exigences religieuses. Ce comportement est irresponsable, dangereux même et voici pourquoi selon nous :

– le burkini, au même titre que le voile et tout autre vêtement islamique exclusivement réservé aux femmes, est l’étendard d’une idéologie politico-religieuse, l’islamisme, qui commence par soumettre les femmes considérées comme inférieures. Celles qui ne se soumettent pas sont considérées comme impures. Valider le port du burkini, c’est se soumettre à la stratégie des petits pas des islamistes dont la stratégie politique est de contester les valeurs de la République et s’imposer. 

– l’intérêt général requiert de protéger chez nous les femmes et filles issues de familles musulmanes de la pression des islamistes. En autorisant le port du burkini, les autorités ne protègent plus celles qui ne souhaitent pas porter de vêtements religieux et pouvaient jusqu’alors compter sur règlements et lois pour s’en prévaloir. Ce sont les autorités qui par leur complaisance et même complicité, les vouent aux gémonies des islamistes. C’est un comble !

– la question du burkini relève du droit des femmes, de l’égalité femmes-hommes. Comment accepter que la question de la pudeur soit liée à une idée religieuse des femmes dans une société  moderne qui vise l’égalité Femmes/Hommes ? Comment une femme, en est-elle réduite en France à se considérer impure au point de devoir se dissimuler pour exister dans l’espace public, à fortiori une piscine municipale ?

Adouber le burkini dans les piscines municipales, c’est  refuser de lutter contre l’islamisme et ses dogmes sexistes, c’est contrer les valeurs républicaines de liberté et d’égalité. La laïcité est un levier de l’égalité Femmes/Hommes, en aucun cas elle ne doit valider l’infériorisation des femmes.

La soumission de la Maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré, aux exigences religieuses islamiques, soutenue par les Verts jamais en reste pour valider le consentement volontaire des femmes  à l’oppression,  et par les positions ambiguës de Carole Gandon d’En Marche (*2.) pressentie pour remplacer Mme Appéré aux prochaines municipales, est une faute dans l’exercice d’un mandat dans une République laïque. 

IMG_9047et moi je vais à la piscine en tenue de scaphandrier, na ! 

Les élu.e.s complaisant.e.s se trouvent tôt ou tard face aux citoyen.ne.s exaspéré.e.s par leur capitulation devant un islamisme conquérant qui peu à peu envahit tous les aspects de notre vie quotidienne, de la cantine des enfants, au hijab dans l’espace public, en passant par la perturbation de l’enseignement de certaines disciplines scientifiques dans les écoles de la République, et maintenant en compromettant l’hygiène et l’émancipation des femmes dans nos piscines !

Les VigilantEs

*1. https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

*2. https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/burkini-a-rennes-entre-laicite-et-feminisme-carole-gandon-est-partagee-09-10-2018-12102106.php

 

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Menaces et exclusions au Congrès féministe universitaire CIRFF

acbd61059080b5651938ecc2c0e91391Le 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie CIRFF se tient à l’université de Paris Nanterre du 27 au 31 août 2018. Dans le cadre de ce congrès, l’Institut Emile du Châtelet, IEC, avait proposé un Café-débat intitulé « Conditions et contours d’un féminisme universaliste ». 

Ce café figurait donc et figure toujours dans le programme du congrès qui compte un nombre pléthorique d’interventions. Le Programme du congrès : https://cirff2018.parisnanterre.fr/

                             

Pourtant, les Comité d’organisation et scientifique du CIRFF ont pris la décision de déprogrammer ce Café-débat, après que des pressions et même menaces aient été exercées pour que les deux féministes universalistes, Fatiha Boudjahlat auteure de « Le Grand détournement » et Christine Le Doaré co-fondatrice et l’une des porte-parole des VigilantEs, ne puissent s’exprimer. 

Cette décision, n’a pas été suffisamment contestée par la présidente de l’Institut Emilie du Châtelet qui l’a entérinée alors même qu’elle se qualifie aussi de féministe universaliste. La présidente de l’IEC prise dans la tourmente finira par démissionner.  

Ceci démontre à quel point les « nouveaux féminismes » (racialiste, indigéniste, islamique, afro, post-colonial etc.) sont virulents à l’encontre du féminisme historique universaliste. Ces « nouveaux féminismes » ont la main mise sur les milieux universitaires et les études de genre, en particulier depuis que ces dernières ont détrôné les études féministes. 

 

Fatiha Boudjahlat dérange parce qu’elle contredit et s’insurge contre la notion de féminisme « blanc », ne cautionne pas les dérives racialistes qui divisent les mouvements sociaux et politiques et pourfend sans relâche les ennemi.e.s de la laïcité.

Christine Le Doaré dérange parce que féministe universaliste de longue date et ancienne porte-parole du Mouvement LGBT elle a toujours défendu le féminisme universaliste, solidaire et sans frontière d’aucune sorte, car les femmes du monde entier subissent des discriminations et violences communes ; d’autres, plus spécifiques se surajoutent. Elle a toujours affirmé que diviser les femmes en communautés, fonction de leur couleur, ethnie, religion, etc. ne sert que le système patriarcal et retarde l’émancipation globale des femmes, l’égalité femmes-hommes. 

Mais il n’est pas juste de dire que « LE féminisme universaliste a été censuré ». En effet, si les deux intervenantes déprogrammées s’en revendiquent, fort heureusement elles ne sont pas les seules, et il serait bien trop fastidieux d’en dresser une liste.

 

Les prétextes mis en avant par les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF pour justifier leur censure sont : 

  • Un tweet humoristique de Fatiha Boudjahlat répondant à Rokhaya Diallo qui expliquait que le  port du voile permettait aux femmes de ne plus être à disposition des hommes ;  comme si disparaître sous une tenue islamique (ou autre d’ailleurs), était le seul moyen pour les femmes de ne plus être considérées comme des proies. Et pourquoi ne pas lutter pour que les hommes se comportent décemment, et pourquoi ne pas viser l’égalité femmes-hommes ? Que des universitaires puissent utiliser un tel argument est proprement indigne. De toute façon, ceci n’éclaire en rien la censure exercée dans la foulée, à l’encontre de Christine Le Doaré.
  • La présence dans ce Café-débat de deux intervenantes identifiées comme féministes universalistes. D’autres tables rondes, ateliers, interventions, etc.  seront tenues par des personnes de la même orientation ; Christine Le Doaré et Fatiha Boudjahlat n’ont pas les mêmes expériences, ne sont pas issues des mêmes milieux militants ni professionnels ; un temps de débat était prévu avec le public.  Cet argument est donc tout aussi fallacieux. 

 

La vraie raison de cette censure ne serait-elle pas qu’il fallait effacer ces personnalités qui osent s’opposer aux égéries médiatiques des courants politico-intellectuels qui ont construit la théorie du racisme d’Etat et l’ont imposée dans certaines universités françaises ? Nous savons combien certain.e.s universitaires ont payé cher dans leurs carrières, leur défense de l’universalisme et de la laïcité.

Les Comités d’organisation et scientifique du CIRFF ont fait d’une pierre deux coups en évinçant des féministes ET laïques, ce qui s’apparente à un vulgaire règlement de compte politique.

Cette censure marquera d’un tache indélébile ce rendez-vous qu’est le CIRFF, et qui de congrès en congrès depuis 1996, a adoubé cette ligne politique dévastatrice pour les droits de femmes : la convergence des luttes avec des courants dont les objectifs sont bien éloignés du féminisme, de l’émancipation des femmes et de l’égalité Femmes-Hommes.

Les financeurs (L’INED, le CNRS, l’ANEF, la Mairie de Paris, des Universités, l’Organisation internationale de la Francophonie, etc.) devront prendre leurs responsabilités. Peuvent-ils cautionner par leur financement un « féminisme » plutôt qu’un autre, l’absence de pluralisme dans les orientations de ce congrès, son sectarisme et maintenant la censure ? 

 

De telles pratiques sont antinomiques avec les principes de base de la recherche et de la démarche scientifique, elles s’apparenteraient plutôt à une forme de stalinisme revival !

Les VigilantEs

 

Pour plus d’informations :

Toujours Charlie et plus que jamais !

Les VigilantEs soutiennent deux évènements majeurs pour se rassembler en janvier prochain :

Toujours Charlie ! De la mémoire au combat

http://www.toujourscharlie.fr/

le 6 janvier aux Folies Bergères à Paris,  la LICRA, le Comité Laïcité République, le Printemps Républicain et Charlie Hebdo organisent une grande journée autour d’une partie débats où les VigilantEs sont invitées à intervenir lors d’une table ronde féministe et plus tard dans la soirée, avec une partie spectacle.

Le programme : http://www.toujourscharlie.fr/le-programme

Toujours Charlie

et,

– Avec Charlie, Laïcité, j’écris ton nom, 

https://www.facebook.com/events/424673254601292/

le 13 janvier à  la Bourse du travail de Saint Denis, l’Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis et LaïcArt organisent une journée débats et spectacle.

Avec Charlie laïcité j'écris ton nom

 

Nous vous invitons à participer à ces évènements et à affirmer encore et toujours que féministes, nous sommes Charlie ! 

 

Posté le 12 janvier 2015 sur le blog Irréductiblement Féministe ! de Christine Le Doaré :

JE SUIS FÉMINISTE, JE SUIS CHARLIE !

https://christineld75.wordpress.com/2015/01/12/je-suis-feministe-je-suis-charlie/

 

et sur le blog d’Arlette Zilberg, Désir d’Ecologie, le 11 janvier 2016  : 

http://arlette20.blogspot.fr/2016/01/11-janvier-2016-charlie-yes-tu-mentends.html

 

Les VigilantEs 

 

Vidéo laïcité CITELS – CAF87 : DETOX !

25276627_1732501180102706_648273448_nNous  sommes  interpellées par une vidéo réalisée par le centre d’animation CITELS de Limoges et la CAF 87, en partenariat avec  Le Laboratoire Limousin de la Laïcité, la Fondation SNCF, et BeaubFM.  Rassurant ?  A première vue seulement. Car la lecture attentive de cette vidéo est plutôt inquiétante : l’objectif pédagogique de cette vidéo intitulée « C’est quoi la laïcité ? » se révèle être la banalisation du port du voile pour les adolescentes.

Le procédé est simple :

Première séquence-choc : une adolescente se pose en victime d’une agression verbale par une autre adolescente, rapport à son port du voile. Nous comprenons que le sujet de la vidéo ne sera pas d’expliquer la laïcité.

Poursuivons avec la seconde partie de la vidéo : l’objet en est d’énumérer tous les espaces où le port du voile est un droit conformément à la laïcité, et aussi  les espaces où il ne l’est pas mais … en indiquant les endroits où il se pourrait bien que ce soit autorisé : écoles privées et entreprises (selon certains règlements).

Le voile est mis sur le même plan que d’autres signes religieux, alors que nous ne le dirons jamais assez :

  • le port du voile est la marque de l’infériorisation des femmes, la simple vue de leur chevelure est jugée provocante, c’est toujours de leur faute,
  • il est aussi le signe de l’obligation de soumission à la pression sociale des islamistes dans les quartiers,
  • il est le porte drapeau de l’islam politique qui distingue ainsi les femmes pures des autres (merci pour les autres).

Mais cela, bien entendu, est passé sous silence.

Mieux : en faisant dire à l’une des protagonistes : « Pas de quartier aux dérives intégristes de tout bord », l’argument selon lequel  le voile est la marque d’une dérive intégriste, est balayé d’un revers de manche. Beau tour de passe-passe !

Quant au slogan final «  Oublions nos différences et chérissons nos différences ! », invite t’il à la fraternité laïque ou à la communautarisation de notre société ?

Comment ne pas voir que cette vidéo est un nième avatar d’une vidéo de propagande pour le port du voile des adolescentes plus qu’un outil pédagogique sur la laïcité ?

https://youtu.be/x-2hkGd7eB0

La banalisation du port du voile chez les adolescentes doit-elle être financée par la CAF 87 et la Fondation SNCF ?

Le Laboratoire Limousin de la laïcité défenseur de la laïcité et de l’émancipation des femmes ?

Les VigilantEs

 

 

 

Formation CLEF : lutter contre les extrémismes religieux, interventions des VigilantEs

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Le samedi 23 septembre 2017, la CLEF – Coordination Française du Lobby Européen des Femmes http://www.clef-femmes.fr organisait une formation sur le thème : COMMENT LUTTER CONTRE LES EXTRÉMISMES RELIGIEUX ?

Le programme était le suivant : 

– Bernice Dubois :  brève description du Comité de lutte contre les extrémismes religieux de la CLEF

– La Laïcité : 

Ana Pak : rappel du contenu des 2 lois sur la Laïcité : celle de 1905 et celle de 2004.

Yolène Dilas-Rocherieux : compromissions acceptées par la France et leurs conséquences.

– Féminisme et laïcité : actions 

Christine Le Doaré et Arlette Zilberg des VigilantEs : théorie et actions 

Annie Sugier : Olympisme et apartheid sexuel 

Nous reproduisons ci-dessous les interventions des VigilantEs et complèteront prochainement par un lien sur le site de la CLEF où sera publié l’ensemble des interventions de cette riche journée de formation à laquelle ont participé de nombreuses associations féministes et autres. 

Le PDF des interventions de la journée regroupées cliquez ici : 

PDF Interventions regroupées formation 23 septembre

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Intervention de Christine Le Doaré, porte-parole des VigilantEs 

Féministes, lutter contre les extrémismes religieux

Les extrémismes/intégrismes religieux profitent toujours des périodes troublées pour revenir à la charge. Même au « pays des Lumières » rien n’est définitivement acquis, les extrêmes tentent de s’imposer par la censure ou par la mobilisation politique (comme dans le cas du mariage pour tous, par exemple).

Mondialisation, crises économiques et conflits en tous genres, ont poussé des populations à se réfugier en orient, dans des organisations (Frères musulmans…) et des régimes politico-religieux islamistes ; alors qu’en occident, les courants religieux réactionnaires ont mobilisé contre le mariage ouvert aux couples de même sexe, et sont toujours vent debout contre l’avortement.

Dans le mouvement féministe et plus généralement les mouvements progressistes, il est ordinaire de lutter contre les catholiques intégristes obsédés par la hiérarchie des  genres, par la sexualité des femmes, et par l’homosexualité. Beaucoup de combats féministes ont consisté à s’opposer aux restrictions de liberté imposées aux femmes par des dogmes religieux emprunts de misogynie, et à s’affranchir des rôles traditionnellement impartis aux genres féminin et masculin.

En revanche, lutter contre l’influence de l’islam politique est moins consensuel. Les musulmans bénéficient pour une partie de la gauche, du statut jadis reconnu à la classe ouvrière opprimée. Par voie de conséquence, critiquer ce qui, d’une manière ou d’une autre,  relève de l’islam est tabou. Une partie du mouvement antiraciste a  substitué à la lutte contre le racisme, la lutte contre l’ »islamophobie ». Il ne s’agit plus tant de combattre les discriminations et violences à raison de  l’origine ou de la couleur de peau, que d’empêcher toute critique d’une religion, même quand elle vise à contrôler et à inférioriser les femmes. Les règles, coutumes et traditions communautaires à caractère religieux qui enferment les femmes sont peu contestées par peur d’être jugé «islamophobe».

Le contexte étant posé, comment lutter contre les intégrismes religieux ? Selon moi,  il est important de commencer par se mettre d’accord sur ce qu’est et ce que n’est pas le féminisme :

Il n’y a pas un seul féminisme, des clivages sont apparus dès le début, puis dans les années 70 entre des tendances luttes de classe et psychanalyse et politique ; puis apparurent les théories queer post-modernes américaines qui visent à abolir le genre et ce faisant disqualifient les luttes féministes, etc.

– Il devrait être possible de se mettre d’accord sur ce qu’est à minima, le féminisme  :

  • reconnaitre que la moitié de l’humanité en tant que groupe/classe des femmes, est toujours dans une situation d’infériorité/inégalité par rapport au groupe des hommes,
  • œuvrer pour une autonomie et maitrise totale par les femmes, de leur corps (intégrité physique, mentale, sexuelle, sexualité, reproduction…), et de leur vie (éducation, couple, famille, santé, emploi…),
  • viser l’égalité réelle en solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent toutes, quelle que soit leur origine ou couleur de peau, culture ou religion, des discriminations et violences inhérentes au système patriarcal.

Le féminisme universaliste est un combat universel contre la domination masculine.

– Il devrait être tout aussi facile de se mettre d’accord sur ce que ne peut pas être le féminisme. Il ne suffit pas de se prétendre féministe pour l’être, les impostures hélas ne manquent pas.

Depuis les années 2000 a émergé un « féminisme » relativiste qui a pour caractéristique de réduire des femmes à une identité (régionale, culturelle, religieuse…). Ce féminisme qui consiste à aménager l’oppression est une adaptation aux exigences traditionnelles, communautaires, religieuses. Il n’est pas apparu spontanément mais concomitamment  à l’influence grandissante au sein même des institutions internationales, de pays au régime politique islamique, tel que par exemple l’Arabie Saoudite (qui a rejoint récemment la Commission des Droits de la Femme à l’ONU!). Ces pays financent dans le monde entier, des groupes dits « féministes » qui en réalité, remettent en question des fondamentaux du féminisme.

Ces pays se sont attaqués, à l’ONU notamment, au caractère universel des Droits des femmes, en imposant la nécessité de prendre en compte des spécificités régionales. Ce relativisme culturel a engendré des « féminismes » identitaires, tel le « féminisme islamique » et ses variantes : « dé-colonial »… (En France : c’est notamment l’association « Femmes dans la mosquée » de Hanane Karimi …),  c’est un « féminisme » communautaire, racialiste et donc par nature essentialiste et différentialiste.

Nous constatons que ces « féminismes » séparent les femmes les unes des autres au profit d’autres luttes que celles contre le patriarcat. Comment pourrait-il en être autrement alors que les  traditions et religions ont toujours été l’instrument le plus  répressif du système patriarcal. Renvoyer des femmes à leur religion, leurs traditions, leur communauté, leur culture pour les isoler des autres femmes, retarde notre émancipation collective. 

Il n’existe pas plus de « féminisme » islamique que chrétien ou juif, c’est une imposture car il n’y a pas d’aménagement possible de l’oppression : le féminisme ne s’adapte pas aux règles posées par l’oppresseur, il les renverse, les dépasse pour l’émancipation de toutes et tous.

Une fois le féminisme défini, comment résister à sa récupération et à son dévoiement ? :

– Se méfier de certains concepts, comme »islamophobie», »intersectionnalité» ou « inclusif » très prisés par les défenseurs du relativisme culturel. Certes, les oppressions se surajoutent :  à l’évidence, être femme, noire, et pauvre par exemple, est autrement plus difficile à vivre que d’être blanc et aisé. Le racisme et la xénophobie, l’antisémitisme, comme le sexisme et l’homophobie/la lesbophobie, tous les préjugés et rejets de l’autre doivent combattus, mais renvoyer des femmes à leur groupe d’origine ne peut constituer une solution. Comment un repli identitaire pourrait-il les/nous affranchir de la domination masculine qui traverse toutes les origines comme toutes les classes sociales ? L’ »intersectionnalité » comme les « féminisme décolonial », « féminisme inclusif »,  le plus souvent noient les revendications des femmes dans les agendas masculins. Comment pourrait-il en être autrement là aussi : le machisme n’a jamais eu besoin de l’occident ni des colonisateurs pour exister.

– Refuser la banalisation du « féminisme » relativiste, islamique ou autre, s’opposer à la « mode pudique », au « Hidjab day » de Sciences Po et aux groupes tels que Lallab (*) par exemple.

L’islam politique veut imposer le voile, la mode dite «pudique » l’aide à y parvenir en  dépolitisant son caractère religieux : prétendre que des femmes s’affichent couvertes dans l’espace public pour des raisons esthétiques, comme s’il s’agissait de n’importe quel autre accessoire, est perfide. Le voile est l’étendard de l’islamisme, il affiche visiblement et via les femmes, sa progression, mais s’il est banalisé en étant dépolitisé par la mode, il devient alors facile de le généraliser. En revanche, les féministes universalistes ont  plus de mal à le combattre pour ce qu’il est vraiment, même si, paradoxe stupéfiant quand on y songe,  de nombreuses musulmanes dans le monde, se battent contre ce même voile.

Le crédo de l’association « féministe islamique » Lallab est de rejeter le « féminisme blanc » pour imposer des spécificités communautaires et religieuses, en particulier l’acceptation du voile islamique. Lallab cautionne et développe en les intégrant, des règles de conduite, des obligations prescrites seulement aux femmes ; se faisant, l’association s’adapte à l’oppresseur et devient un porte-parole comme un autre, du système patriarcal. Lallab cautionne un apartheid genré et contribue à pérenniser un système d’oppression, c’est donc une indéniable récupération du féminisme. Pourtant, ce groupe accusé de détourner des subventions publiques en recrutant des services civiques, a été défendu par nombre d’associations féministes aveuglées par une idéologie islamo-gauchiste qui peu à peu a convaincu à l’extrême gauche et plus largement.

– Réveiller le mouvement féministe qui se laisse séduire par ces « nouveaux féminismes » promus massivement dans les médias et milieux universitaires. Combien d’émissions de radio et articles de presse ces dernières années sur ce qui nous est vendu comme « nouveau féminisme » ? On ne les compte plus.

Dénoncer l’imposture sans complaisance, résister pied à pied à la récupération ne suffisent pas, le féminisme universaliste doit aussi construire des alliances :

  • Avec les groupes féministes laïques tels que par exemple le groupe « Femmes sans voile d’Aubervilliers » en France et d’autres ailleurs, relayer leurs actions, en organiser en commun.
  • Avec les intellectuel.le.s  et militant.e.s qui résistent dans le monde arabe, au Maghreb, en Egypte, également en Iran, etc. Relayer leur parole et les soutenir.
  • Avec les mouvements laïques qu’il faut éclairer sur la domination masculine ; quelques exceptions mises à part, ils ont souvent tendance à  s’afficher féministe uniquement quand il s’agit de contrer les religions.

Christine Le Doaré

(*) Lallab : voir l’article d’Ikhwan infos  (les deux fondatrices sont d’anciennes étudiantes de Pascal Boniface …).    http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/11198

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Intervention d’Arlette Zilberg, porte-parole des VigilantEs :

Comment, sur le terrain, lutter contre les extrémismes religieux ?

Depuis 3 décennies, nous voyons monter les extrémismes religieux dans le monde et en France. Ces extrémismes se rejoignent sur la place et le rôle des femmes dans la famille, dans la société, avec plus ou moins de réussite, en fonction du degré de démocratie du pays.

Or, combien fut grande notre déception de voir que les sujets qui touchent particulièrement aux droits des femmes, sont négligés par des associations de tradition laïque, et parfois même pire, de voir que ces associations laïques défendent des positions qui nuisent aux droits des femmes. Quant à certaines associations féministes, nous étions atterrées par des dérives liées à des confusions d’idées (cf. l’intervention précédente de Christine Le Doaré ) .

C’est pourquoi, les VigilantEs, ont décidé de rappeler les fondamentaux du féminisme, de ce qui participe à faire avancer les droits des femmes, et donc d’intervenir dans les débats publics pour mettre en lumière  les avancées, masquées ou pas, des intégrismes religieux, et de dénoncer les faux amis des femmes.

Le mouvement des femmes, et les féministes ne partent pas de zéro. C’est une très longue histoire, en France et partout dans le monde. Car partout dans le monde, de tout temps,  les femmes se sont battues, individuellement ou collectivement pour obtenir des droits qui allaient à l’encontre des traditions archaïques, traditions parfois renforcées par des religions qui donnent pour modèle des sociétés assises sur la domination masculine, la hiérarchisation des rôles sociaux plutôt que l’égalité, même s’il n’est pas question d’oublier les différences sexuelles.

Prenons l’exemple de la planification familiale. Si on la considère comme un élément incontournable du développement des sociétés et du bien-être en premier lieu des femmes, nous nous heurtons à cette idée brandie par tous les extrémistes religieux, à ce dogme qu’ils voudraient nous imposer : ne pas intervenir sur la fécondité car la nature crée par un dieu, serait sacrée. La laïcité nous a protégées et nous a permis d’avancer. Pourtant, le droit à la contraception et à l’avortement, est toujours remis en cause. Les plus actifs étant ici les intégristes catholiques (les plus nombreux des intégristes en France). Personnellement, et parce que je vis dans un quartier où la mobilisation était plus facile (20ème ardt de Paris), j’ai participé pendant 2 ans à la défense du Centre IVG de l’hôpital Tenon. Pendant 2 années, les intégristes catholiques autour de l’association SOS-Tout Petits sont venus régulièrement manifester devant l’hôpital Tenon (75020). Avec croix, accoutrements et bannières dignes du Moyen-Age. Notre mobilisation a payé.

Mais en tant que VigilantEs nous décortiquons aussi ce qui se passe chez les intégristes des autres religions, sur la question de la planification familiale car elle est centrale pour les femmes. Or, même s’ils sont moins dangereux du fait de leur petit nombre, nous savons que les intégristes juifs ont la même analyse que les autres sur cette question. Par contre, du côté des intégristes musulmans, nous pouvons relever que le discours est : nous on pense comme ça, mais si vous n’êtes pas musulmans, vous faîtes comme vous voulez. Mais n’imposez pas la planification familiale à « La femme musulmane ». Comme si choisir le nombre de grossesses et d’enfants ne concernait pas toutes les femmes et n’était pas une question de bien être pour toutes les femmes, partout dans le monde. C’est la raison pour laquelle les VigilantEs qui sont actives sur les réseaux sociaux et notamment sur tweeter, ont porté la contradiction à Françoise Vergès, qui dans son livre sur « le ventre des femmes africaines », réduit la nécessaire transition démographique à un produit « du capitalisme, du colonialisme et du racisme ». Un discours qui a été relayé par Libération, les Inrocks, le Nouvel Observateur. Ils sont où nos vrais amis ?

Ça  n’est pas facile, mais ne rien dire quand des médias soi-disant progressistes défendent des thèses si dangereuses pour les femmes, il faut faire front.

Nous avons lancé les VigilantEs le 8 mars 2016.

Nous avons un compte tweeter qui nous permet de veiller et d’être très réactives. Nous avons créé notre blog qui nous permet de mettre sur tweeter les liens de nos articles, car un tweet de 140 signes, c’est parfois un peu juste pour argumenter.

Autre action des VigilantEs

Le 19/09/2016   nous avons lancé une pétition en ligne qui a recueilli plus de 12 000 signatures en quelques jours et nous avons interpellé le CSA. http://www.mesopinions.com/petition/autres/csa-rappelez-fr3-france-info-ethique/24982

CSA : rappelez à FR3/France info l’éthique, le respect des victimes et les droits des femmes !

Le 15 septembre 2016, France Info a diffusé une vidéo intitulée d’abord «Nice, le dialogue impromptu entre une femme en niqab et une touriste en colère sur la promenade des Anglais»(1), puis mise en ligne sur Youtube sous le titre : « Nice : mots pour maux »(2).

Cette vidéo montre une femme portant niqab, en train de déposer sur la Promenade des Anglais une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de l’attentat de Nice, puis une discussion entre cette femme et une touriste.

Alertées par les tweets de Françoise Laborde, ancienne présentatrice du JT de France2,  et l’article d’Annabel Benhaiem(3) publié sur le Huffington Post, les VigilantEs(4) s’indignent à leur tour.

Après quelques recherches nous apprenons que cette femme, Stéphanie Lecuyer, est une militante pro-niqab avérée, connue dans la presse depuis 2014.  De plus, elle était accompagnée d’un homme qui se révèle être Rachid Nekkaz, l’homme qui paie les amendes des femmes en niqab verbalisées en conformité à la loi du 11 octobre 2010.

Or, ni la touriste interviewée, ni les spectateurs ne sont prévenu.e.s de l’identité de ces deux personnes suscitées et qui avaient été sollicitées par la journaliste dans le cadre d’un reportage programmé par France 3 pour le mois d’octobre, sur la loi interdisant le voile intégrale.

Pendant quelques minutes, nous assistons à une discussion au cours de laquelle la dame en niqab tente de faire admettre à une touriste choquée par son accoutrement dans ce décours macabre, qu’il faut respecter le niqab. La chaîne parlera d’abord d’un échange d’abord « musclé » puis de «dialogue apaisé ».

Outre que le procédé journalistique de mise en scène d’une « rencontre fortuite » s’avère être une imposture, cette provocation téléguidée qui vise à faire apparaître sur les lieux d’un massacre, une femme arborant le même uniforme que celui revendiqué par les terroristes islamistes ici et dans le monde, est une insulte aux victimes du terrorisme, aux survivant.es et à leurs proches.

De plus, le discours victimaire de cette femme portant niqab, dans ce lieu de recueillement, est une insulte à toutes les femmes massacrées ou pourchassées dans le monde parce qu’elles refusent cet uniforme-étendard mortifère, symbole de l’infériorité du statut des femmes.

Les VigilantEs (4) et les signataires de la pétition vous demandent d’intervenir au plus vite afin de mettre fin sur les chaînes publiques, à cette pratique journalistique qui relève :

– du bidonnage journalistique et de la manipulation de l’opinion plutôt que de l’information,

– d’une propagande pour la banalisation d’un uniforme mortifère pour les femmes et contraire à nos valeurs républicaines, plutôt que du débat. 

(1) Video sur le site de France Info

(2) Video sur Youtube 

(3) Article d’Annabel Benhaiem sur Huffington Post

(4) Les VigilantEs 

Toutes nos actions sont mises en ligne sur notre blog qui reçoit, des milliers, voire des dizaines de milliers de visites, selon notre compteur. On peut y consulter des articles de fond, des communiqués de presse que l’on envoie aux associations féminines et féministes, et aux journalistes, des appels à mobilisation, et des podcasts d’émissions.   

Nous avons aussi participé à l’action autour de la Tour Eiffel pour des JO à Paris 2024, non-sexistes et contre l’apartheid sexuel dans le sport. Nous participerons à la suite de cette action portée par La Ligue du Droit International des Femmes.

Nous avons le projet de travailler sur la question du voilement des fillettes.

Nous travaillons avec des associations et/ou personnalités féministes et laïques.

Notre ADN est féminisme et laïcité, justement parce que nous estimons qu’aujourd’hui, la laïcité qui devrait protéger les droits des femmes, est remise en cause, que les droits des femmes sont souvent négligés par les laïques, voire dévoyés par certaines féministes, et sont combattus par celles et ceux qui induisent la confusion dans les débats.

Notre réseau Les VigilantEs est un dispositif d’alerte, de réflexion et d’actions pour que les droits des femmes ne passent pas dans la ligne pertes et profits de la laïcité. L’affaire du salon musulman de Pontoise où des prédicateurs intégristes s’étaient permis impunément d’en appeler au viol conjugal nous a convaincues de l’urgence de notre intervention.

Arlette Zilberg

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Blog des VigilantEs:  https://vigilantes2015.wordpress.com/

Compte Tweeter : @Les_VigilantEs